18/06/2011

Tranche de vie : 17 juin 2011

Pour améliorer la qualité de vie des habitants et développer la mobilité douce, la ville de Paris a osé. Et Genève ?

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Allons à la Fête en l’honneur des Conseillers administratifs d’Onex sortants : Philippe Rochat et René Longet. Le bilan de René est très bon. Avec peu de moyens, cette commune a développé une bonne approche conforme au développement durable et essaye de diminuer la fracture sociale entre les communes défavorisées et celles peuplées de nantis. Je connais peu Philippe Rochat. En tous cas, il a la réputation d’être un type réglo et bûcheur. Le groupe de jazz « Original Oldies » accompagne cet événement festif. Ce groupe de jeunes puise son répertoire dans les grands standards du jazz des années 30 et 40, que cet orchestre qualifie de « jazz chaleureux et enjoué ! » Ils font du bon boulot.

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13/06/2011

Tranche de vie : 12 juin 2011

« Quéquette en juin, layette en mars. »

Pierre Desproges

 

Fête nationale russe. Le proverbe du jour est donc russe : Celui qui est le roi de la vodka, est le roi de la Russie. 

Jour des amoureux « dia dos namorados » au Brésil. On danse la samba couchée aujourd'hui !

 

Adhésion sur Facebook au Ministère de l'extérieur, de la rue et des espaces publics ouverts. Pages officielles du Ministère non officiel de ce qui lie l'humain à l'extérieur : manifestations, animations, spectacles, rencontres, etc.

 

Nous devions visiter l'expo « Van Dongen, peintre fauve, anarchiste et mondain », au Musée d'Art moderne de Paris, à l'avenue du Président Wilson. Malheureusement, aujourd'hui, l'établissement est fermé. Kees Van Dongen, peintre d'avant-garde, aimait s'indigner. Proche des milieux anarchistes, il s'engageait dans la dénonciation sociale et défendait, avec bec et ongles, la liberté. Ce meneur du mouvement artistique fauviste vénérait les plaisirs exquis de l'existence. Mondain, il était un fêtard invétéré. « Oui j'aime passionnément la vie de mon époque, si animée, si fiévreuse. Ah la vie, c'est peut-être encore plus beau que la peinture. », répétait-il. Formé à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Rotterdam, il fréquenta très jeune la rue, s'inspirant ainsi des prostituées, des marins et des vagabonds habitant son quartier. Il peignait l'humeur de la ville, mais surtout les visages et les corps féminins, les fardant de couleurs vives et lumineuses. Provocateur, Kees jouait avec dextérité sur la chromatique des teintes éclatantes. Comment résumer le fauvisme ? Pour moi, il est un courant d'art fondé sur l'instinct, utilisant la planche des couleurs fortes pour faire éclater ses œuvres. Libre, audacieux et frondeur, ce mouvement cassa les dogmes académiques et provoqua quelques beaux scandales. Matisse résumait ce mouvement novateur par ces mots : « Quand je mets un vert, ça ne veut pas dire de l'herbe. Quand je mets un bleu, ça ne veut pas dire le ciel. » Kees van Dongen, Henri Matisse, Maurice de Vlaminck, Raoul Dufy ou Georges Braque sont quelques références du fauvisme.

 

Georges Pompidou, homme politique sans grand intérêt, mais passionné d'art contemporain dynamique et visionnaire, affirmait : « L'Art doit discuter, doit contester, doit protester. » C'est dans cette dynamique qu'a été montée l'exposition « Paris-Dehli-Bombay » au Centre Pompidou, de Beaubourg, à Paris. Curieux, nous allons la visiter. 50 artistes, indiens et français, ont réalisé des œuvres illustrant l'évolution de l'Inde sur les grandes thématiques de la vie : politique, environnent, social, économie, condition des femmes, religion, urbanisme, sexualité, ... Les regards croisés d'artistes venant de cultures et de pays différents sont riches. La multiculturalité apporte tant à l'humanité et n'est en aucun cas un danger, si nous la stigmatisons pas. Cette expo, avec quelques aspects sulfureux, a pour objectif non seulement de présenter différentes facettes de l'Inde, de promouvoir la culture contemporaine et aussi de favoriser le dialogue et des liens durables entre les cultures européennes et indiennes.

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Il manque deux lettres à Paris pour être un Paradis. Pas grand-chose d’autre ! J’adore cette Cité. Pourtant, il est déjà l’heure de la quitter pour retourner à Genève, beauté en plus petite.

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12/06/2011

Tranche de vie : 11 juin 2011

« Il faut aimer son siècle et ne pas avoir peur de l'avenir. »

Yann Arthus-Bertrand

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J'envoie un message au dessinateur de presse Burki : Magnifique dessin ! Je rêve d'une Suisse ayant le même sens de l'humour que Burki !

 

A travers le monde, dans la rue comme dans les salons, il est de bon ton d'admirer le livre du vieux résistant Stéphane Hessel : « Indignez-vous ! ». A Genève, la majorité de droite et d'extrême-droite vote une loi restreignant la liberté de manifester et abîmant, en conséquence, l'Etat de droit ! Manifester est un droit humain éminemment respectable. En se servant, de manière populiste, des excès de violence intolérables, fort rares heureusement, du Black Block, pour limiter cette belle liberté de dire NON, la majorité du parlement cantonal salit l'image de Genève, symbole du respect des Droits de l'Homme. C'est grave ! Le référendum populaire s'impose !

 

Alain Juppé n'étant pas en position d'être candidat aux Présidentielles françaises, Jacques Chirac annonce qu'il votera pour le socialiste François Hollande. Pour faire chier Sarkozy, il est capable de tout. Vas-y Jacquot !

 

Pour instaurer son fameux bouclier fiscal, un gigantesque cadeau aux très riches, Nicolas Sarkozy avait argumenté, sans décence, sur la valorisation de la réussite, ajoutant : « Je n'ai pas été élu pour valoriser l'échec. » Quatre ans plus tard, il supprime ce cadeau ruineux pour les finances publiques. Valorise-t-il désormais l'échec ?

 

Il y a 141 piges, la marque de bières Amstel était créée à Amsterdam. Elle prit le nom de la rivière Amstel, dont l'eau était utilisée à sa réfrigération.

 

Sur Facebook, j'adhère au Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien et à l'Intercollectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe. Depuis le geste ultime du Tunisien Mohamed Bouazizi, jeune chômeur qui s'est immolé le 17 décembre 2010, une vague de soulèvements révolutionnaires inédits, pacifiques et populaires, s'est emparée du monde arabe, exigeant que « dégagent » des systèmes dictatoriaux dont la si longue survie aurait été impossible sans l'ingérence et la complicité active des puissances occidentales et de leurs alliés. Après la Tunisie et l'Égypte, les peuples de tout le monde arabe ont engagé une lutte héroïque et déterminée pour faire vaciller ces vieilles dictatures, pour faire valoir leurs droits à la liberté et à la dignité. Et en Palestine, la longue lutte du peuple pour l'auto-détermination, le droit au retour des réfugiés et de leur famille, retrouve une nouvelle vigueur. Des mobilisations sociales sans précédent ont vu le jour : toute une jeunesse manifeste, hommes et femmes, rejointe par les classes populaires et moyennes brimées. Le processus révolutionnaire y articule aspirations et revendications politiques pour l'accès aux libertés fondamentales et revendications économiques et sociales (salaire minimum garanti, fin de la précarité des statuts des travailleurs, droits à la sécurité sociale, à des indemnisations chômage et à un logement décent, à la santé et à une éducation de qualité.) L'aspiration à jouir des droits civiques et des libertés démocratiques - individuelles et collectives -, l'exigence de conditions de vie compatibles avec la dignité humaine, le droit inaliénable des peuples à disposer d'eux-mêmes s'imposent. Partout, les manifestants clament : « Nous avons pris la parole. Pas de retour en arrière ! » Il est de notre devoir de soutenir ce vent de libertés.

 

Dixit mon épouse à mon propos : « T'es tellement positif que j'ai parfois l'impression de vivre au pays des Bisounours. » Positif oui, mais pas naïf ! Capitalisons sur les bons moments et mettons de côté les plus mauvais. C'est ainsi que nous construisons le bonheur.

 

Nous déjeunons au « Merci Cinéma Café » de Paris, un petit bistrot branché, dans un décor de cinéma, servant des plats du terroir, avec du goût et de l'originalité. Vachement cool !

 

Nous répondons à l'appel de la société civile japonaise pour une journée d'action internationale, en manifestant dans les rues de Paris.  Aujourd'hui, 11 juin 2011, trois mois se sont écoulés depuis le début de la catastrophe de Fukushima et la catastrophe écologique continue.

 

Direction Théâtre du Spendid. Multiplication d'éclats de rire pour la pièce « Mission Florimont » de Sacha Danino et Sébastien Azzopardi. Cinq comédiens délirent à une vitesse supersonique. Un gag par seconde ! Proche de l'humour des Monty Python, cette comédie historique joue avec les décalages et les anachronismes. Pas étonnant qu'elle ait été nominée pour les Molières 2010 dans la catégorie « Meilleure pièce comique ».

 

Dîner dans l'un des restos italiens les plus réputés de Paris : l'Altro. Vous le découvrirez à la Rue du Dragon, à Saint-Germain-des-Prés. Le bistrot possède un décor industriel branché, lui donnant une superbe esthétique. Nous choisissons un Mousseux avec des framboises concassées pour l'apéritif. Les légumes de saison flambés et Mozzarella marquent le lancement du festin. Les flammes montent de manière spectaculaire dans la cuisine vitrée, laissant le client admiré le travail de titan du jeune chef. Le feu bonifie le goût des légumes et leur offre un niveau de cuisson idéal. Enchaînement avec des pennettes à la crème, au citron et aux herbes. Le Tense D.O.C. « Sassella » de Nino Negri, un viticulteur de Lombardie, accompagne avec douceur ce beau menu. Il s'agit d'un Chiavennasca, variété de Nebbiolo de la Valtellina, chaleureux et suave. Pour finir, recommandation spéciale pour sa grappa à base de Nebbiolo.

 

Jazz pour finir la soirée. Nous descendons dans le Caveau de la Huchette, une scène mythique de Saint-Germain-des-Prés. Les « Dixie Ticklers » sont au programme, un jeune groupe britannique de Dixieland. Les musiciens sont très jeunes, mais maîtrisent déjà bien leur matière. Ils sont plein d'entrain et communique leur plaisir de jouer à la salle.

09:40 Publié dans Tranches de vie | Tags : paris, brunier | Lien permanent | Commentaires (0)

11/06/2011

Miscellanées parisiennes du 10 juin 2011

« L'amitié n'exige rien en échange, que de l'entretien. »

Georges Brassens

 

Journée mondiale contre le travail des enfants.

 

Notre pote Miguel Limpo a été élu à la Présidence des Verts de Vernier, ma commune d'origine. Je lui envoie un p'tit message : Félicitations et Champagne !!!!! Vernier, ville subissant beaucoup de nuisances, a besoin de Verts et de Socialistes forts. Vive l'écosocialisme !!!

 

A la Cité de la musique de Paris, nous entrons dans l'exposition « Brassens ou la Liberté ». Nous avions déjà vu la superbe expo de Miles Davis dans ce lieu. Aujourd'hui, c'est au tour d'un autre symbole de liberté : l'irrévérencieux libertaire Georges Brassens. Nous parcourons les grandes étapes du chanteur poète. Ses textes et ses musiques sont des remparts contre la connerie humaine. Avec plein d'humour et de tendresse, il a combattu, avec une force tranquille, le moralisme bien-pensant, les dangers des excès d'ordre public, l'arbitraire, les injustices, les curetons et l'indécence de la bourgeoisie. Une bonne partie de cette expo est consacrée à cet esprit libertaire. Le vieil anar a aussi chanté les plaisirs de l'existence et l'amour avec beauté : « Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics ; Bancs publics bancs publics ; En s'foutant pas mal du r'gard oblique ; Des passants honnêtes ; Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics ; Bancs publics bancs publics ; En s'disant des "je t'aime" pathétiques ; Ont des p'tites gueules bien sympathiques. »

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L'acteur Richard Gere défend la cause et la liberté du peuple tibétain devant le Congrès américain. Les démocraties doivent combattre l'oppression chinoise, humainement inacceptable.

 

Dîner dans notre bistrot thaï fétiche de Paris : Silk and Spice. Dans le deuxième arrondissement du beau Paris (6, rue Mandar), ce resto thaï est d'une qualité exceptionnelle, dans un lieu très cosy. Depuis 2007, à chaque fois que nous nous sommes rendus dans la capitale française, nous sommes venus manger dans ce temple de la gastronomie thaïlandaise. Manger est l'une des bonnes choses de la vie !

10/06/2011

Escapade parisienne

Dans le bus m'amenant à la Gare Cornavin, un p'tit gosse montre le Temple de Saint-Jean en criant : « Mon baptême, il habite là. » Trop chou, malgré mon anticléricalisme.

 

Dans le train, je lis « Charlie Hebdo » et « L'Echo des Savanes ». Cette dernière revue est consacrée à la désobéissance civile. Plusieurs personnalités définissent ce terme d'insoumission et de liberté de pensée. Ma préférence de contenu va à José Bové, extrait : « (...) La désobéissance est un acte non violent qui se fait à visage découvert. Un acte à la fois individuel et collectif, et dans lequel on ne se soustrait pas aux effets de la répression. » L'acteur Bruno Solo complète : « Savoir désobéir est si souvent pour moi un acte de bravoure, de courage, d'insoumission, de vigilance, de résistance et d'indépendance ... que je me demande encore pourquoi on me l'a si souvent reproché. » Nicolas Bedos, incarne cet esprit d'indignation, c'est héréditaire : « Je continue à désobéir à tous ceux qui me demandent de ne pas aborder certains sujets sensibles, tabous ou politiques. Je dis et j'écris à peu près tout ce que je pense, et j'en assume les conséquences. » Une conclusion de l'humoriste Régis Mailhot : « (...) Il faut désobéir à tout ; ceci est un ordre ! »

 

Nous arrivons à Paris. Les mots de Maxime Gorki me reviennent en tête. Se promenant dans les rues de la capitale française, l'écrivain russe glorifiait l'esprit révolutionnaire qui avait soufflé sur ce pays : « O France ! Tu a été le clocher du monde, du haut duquel, à travers l'univers, sonnèrent les trois coups de cloche de la justice, les trois cris qui éveillèrent les peuples d'un sommeil séculaire : Liberté, Egalité, Fraternité ! » Espérons que cet esprit régnera en 2012, année des Présidentielles françaises.

 

Paris est pour moi l'une des villes les plus belles et plus attrayantes de notre belle planète. Comme la décrit si bien Boris Vian : « Paris, où la musique, la gaieté et les rires règnent sans partage du crépuscule à l'aube. » Romantique à souhait, elle est la capitale, avec Rome et Venise, des amoureux. Ses vies culturelle et nocturne sont d'une richesse exceptionnelle. Tout est beau et animé. Tu lèves la tête et t'admires une architecture magnifique et diverse.

 

Délices au restaurant « Le Moderne », sis 40 rue Notre-Dame-des-Victoires, dans le 2ème arrondissement, à deux pas de notre hôtel. Dans un décor très design, éclairé de manière tamisée, le big chef Jean-Luc Lefrançois innove et conçoit des recettes remarquables. Nous commençons par une coupe de Champagne, cadeau de la maison. Le régale arrive avec un velouté raffiné de petits pois. La suite s'oriente sur un onglet de bœuf, d'une qualité de viande exceptionnelle, aux lasagnes de champignons épicés. Pour sortir, la tarte croustillante aux Gariguettes continue à exciter nos papilles. Nous arrosons ces mets fins, légers et originaux d'un Madiran du Château d'Aydie. Le cépage Tannat est musclé, tout en étant fortement aromatique et long en bouche. Ce resto est une très belle adresse, à retenir précieusement.

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28/11/2010

Les bons petits coins de Paris

Les Diables au Thym

Eric Lassauce, un nom prédestiné, est un joyeux bavard provenant de Franche-Comté, ayant fréquenté de prestigieuses cuisines avant d’ouvrir son petit resto à Paris. Exigu et chaleureux, ce bistrot se trouve au 35, rue Bergère dans le 9ème arrondissement. Sa carte est courte et imaginative, invitant à quelques escapades gustatives intéressantes. La carte des vins suit le mouvement. On y vient ! On y revient !

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Lhassa au cœur de Paris

Les Tibétains vénèrent la nourriture spirituelle. En ce qui concerne la nourriture des papilles, ils se débrouillent bien aussi. Pour déguster de la gastronomie tibétaine à Paris, nous nous enfonçons dans un mini-bistrot du 5ème arrondissement, sis 13, rue Montagne-Sainte-Geneviève : Le Lhassa. Chaleureux comme ses murs orangers, l’accueil est sympathique et discret. Je commence mon voyage culinaire par une soupe aux lentilles et enchaîne avec un curry de Lhassa. Un fromage blanc aux marrons et aux noisettes conclut ce repas original et de bonne qualité. Mélanger plaisir du gosier et militantisme contre l’autocratie chinoise, j’adore !

 

 

 

06/12/2009

La loufoquerie d’Hitchcock hante Paris

Ils sont fous ! Durant une heure 40, sans entracte, quatre comédies virevoltent et délirent sur scène, jouant à eux quatre, 150 personnages différents. « Les 39 marches » est une comédie de John Buchan et Alfred Hitchcock, mise en scène malicieusement par Eric Métayer.

 

Dans une ambiance british, le spectacle reprend le thème du film réalisé, en 1935, par Hitchcock. À Londres, Richard Hannay rencontre, durant un spectacle de cabaret interrompu par un coup de feu, une femme. Affirmant être pourchassée par des espions, elle demande asile chez Hannay. Il accepte de l’héberger à son domicile. Le lendemain, il la retrouve assassinée. Accusé à tort, il fuit en Écosse et tente de prouver son innocence. Les rebondissements et les scènes cocasses se succèdent.

 

Le quatuor de comédiens - formé des talentueux Andréa Bescond, Jean-Philippe Beche, Christophe Laubion et Eric Métayer - exploite tous les registres de l’humour et produit un spectacle original et décalé, rappelant les Monty Python. Cette bande utilise des effets scéniques étonnants, n’économisant pas ses énergies. Décapante, cette pièce hilarante nous transporte dans l’univers d’Alfred Hitchcock, le roi du suspens. La loufoquerie d’Hitchcock hante Paris au Théâtre La Bruyère.

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11/05/2009

Expo du Petit Nicolas à l’Hôtel de Ville de Paris

Non, pas le Petit Nicolas de l’Elysée. Celui-ci, il ne me fait pas rire … Depuis mes lectures enfantines de la revue bédéiste « Pilote », je n’avais croisé le Petit Nicolas qu’à de rares occasions. Dans mes pensées, il n’était qu’un vieux souvenir réservé aux enfants. Erreur grave ! Mon épouse m’a encouragé à aller admirer l’expo consacrée à ce petit personnage créé par Goscinny et Sempé, il y a 50 berges. Coup de vioc garanti ! La vie est trop belle. Elle passe trop rapidement. En parcourant cette œuvre, je constate toute son actualité. Putain, ça vieillit bien.

 

Alors que l’éducation ressemble de plus en plus à un formatage niant la différence et valorisant l’uniformité aux dépends de la diversité, le Petit Nicolas illustre le gosse taquin, turbulent et chenapan. Aujourd’hui, on le foutrait sous Ritaline alors qu’il est, en fait, un p’tit gars bien dans ses baskets.

 

Rieur, bavard, plein de vie et contestataire, le Petit Nicolas est le genre de môme qui me plaît.

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20:44 Publié dans Humour | Tags : humour, petit nicolas, paris | Lien permanent | Commentaires (0)

09/05/2009

Jazz au Quai Branly

Pour celles et ceux qui adorent le jazz ou pour celles et ceux qui veulent découvrir cette musique venant de l’intérieur, allez visiter l’expo « ça jazz » au Musée du Quai Branly à Paris. L’exposition, dans ce bâtiment hors du commun, est articulée en dix secteurs chronologiques qui effeuillent une à une les grandes étapes de l’épopée du jazz : Avant 1917, L’Age du jazz en Amérique 1917-1930, Harlem Renaissance 1917-1936, Années folles en Europe 1917-1930, L’ère du swing 1930-1939, Tempo de guerre 1939-1945, Bebop 1945-1960, West Coast Jazz 1953-1961, La révolution Free 1960-1980, Contemporains 1960-2002.

 

Pour illustrer ces pages de l’histoire de cette musique, plus  d’un millier d’œuvres ont été rassemblées : peintures, pochettes de disques, affiches, photographies, partitions, films, dessins animés, magazines, d’une raritude – comme dirait Ségolène – exceptionnelle.

 

Je suis un fou de jazz, car cette musique rassemble 4 racines figurant dans mes valeurs de vie :

La Liberté

Oui, le jazz est la musique de la liberté. Celle du peuple noir, lui ouvrant les portes des ghettos, cassant la muraille raciale, le jazz gommant les marques obscènes de l’intolérance. Mais aussi, celle du peuple des musiciens qui pour la première fois pouvaient briser la rigidité académique de l’art musical pour interpréter sans entraves, pour laisser voguer leur imagination et improviser.

Le bonheur

Le jazz est une musique joyeuse, un arc-en-ciel d’airs festifs. Des bals de la Libération de la tyrannie nazie en passant par les soirées folles d’Harlem, du bebop résonnant dans les caves de Saint-Germain-des-Prés aux transes des grands festivals, le jazz donne du bonheur. Quoi de meilleur que la quête de ce sentiment de satisfaction ? Carpe diem !

L’amour

La sensualité des ballades jazzy est un aphrodisiaque détonnant, un appel à l’amour fou. Les sons de trompette bouchée de Miles Davis ou de sax langoureux de Phil Woods donnent la chair de poule. Que dire de voix de Sarah Vaughan, de Diana Krall ou de Sinatra ? Dès qu’un orchestre entame « Misty », « Round Midnight », « Main de fer dans un gant de velours » ou « Lil’Darlin’ » …., mon cœur chavire ! Le jazz est la musique rêvé des amoureux.

Le mouvement

J’aime ce qui  bouge, l’action ! Le jazz, c’est le rythme. Rapide ou lent, cette musique crée le mouvement, change la vie, bouleverse les destins.

 

Pour vibrer, toutes et tous à Branly !

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08/05/2009

The Victory Concert

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A Paris, nous allons admirer Claude Bolling et son big band au jazz club « Le Petit Journal de Montparnasse ».

 

Ce concert intitulé « The Victory Concert » célèbre la victoire sur les nazis lors de la terrifiante Seconde Guerre mondiale, et espérons-le dernière.

 

Les musicos alignent les grands standards de l’après-guerre. Souvent arrangées par Bolling, les compositions de Count Basie, Artie Show, Benny Goodman, Tommy Dorsey, Django Reinhardt ou Duke Ellington  se succèdent à un rythme effréné. Je vibre au son de « Night Train », le premier morceau de jazz que j’ai travaillé, enfant, en tant que saxophoniste.

 

L’équipe à Claude Bolling est composée de nombreux musiciens sur l’âge. Certains ont de la peine à se lever de leur chaise pour jouer leur solo devant le micro. Pourtant, dès qu'ils se jettent dans leur chorus, ils sont transcendés et retrouve leur jeunesse, se déhanchant comme d’agiles lièvres. Le jazz est une cure de jouissance fantastique.

 

Ils me rappellent un peu l’une des dernières tournées que Count Basie et sa bande mythique avaient effectuée. Adolescent, je m’étais rendu au « Victoria Hall » de Genève avec plusieurs amis fous de jazz, dont Moncef Genoud, pour applaudir ses monuments. Une bande d’honorables croulants étaient péniblement arrivés sur scène. Mais, dès les premières notes, même très diminués, la folie du jazz, couplée à un métier d’enfer et un talent enrichi durant des décennies, nous en avaient mis plein les yeux, plein les oreilles, et plein le cœur.

 

09:58 Publié dans Culture | Tags : jazz, paris, musique, plaisir | Lien permanent | Commentaires (0)