12/11/2011

Continuer sur le chemin de la victoire

3 sièges au Conseil national, de belles réélections de Liliane Maury Pasquier et de Robert Cramer au Conseil des Etats, une campagne de terrain remarquable forment le bon résultat des socialistes genevois-es aux élections fédérales. Un seul regret, la gauche ne sera pas majoritaire au sein de la délégation genevoise au Conseil national.

 

Au terme de ces élections, le comité de pilotage de cette longue campagne a établi un bilan pour bien identifier les points forts de celle-ci, mais aussi de cerner les améliorations à mettre en œuvre.

 

Lors d'une victoire, les aspects positifs sont nombreux : des ambitions élevées, le professionnalisme et le bon esprit du secrétariat « élargi », une Jeunesse socialiste innovante, la mise sur pied de 3 listes sous-apparentées, une gauche unie, une dynamique motivante impulsée par les deux candidat-e-s de l'Alternative au Conseil des Etats, une ligne politique claire, des idées et des propositions concrètes (dont plusieurs initiatives populaires) pour améliorer le sort de la population et une influence positive des primaires socialistes françaises ont participé à notre succès.

 

Mais, l'une des clés principales a été de construire une liste de fortes personnalités, capables de conserver trois sièges, ce qui représente une bonne performance. Aller chercher des femmes et des hommes, impliqués dans le tissu associatif et syndical, représentatifs de la pluralité des socialistes a été le premier boulot du comité de pilotage.  Les acteur-trice-s de cette liste solide ont su, de surcroît, construire un esprit d'équipe, malgré la saine concurrence existant entre des personnes visant légitimement un siège.

 

La campagne active, ciblée sur la proximité avec la population a été l'un des autres facteurs-clés de notre bon score. Grâce à un militantisme accru et à un soutien précieux du Parti socialiste suisse, pour la première fois depuis fort longtemps, nous sommes arrivés à mener une campagne sans le soutien onéreux d'une agence de communication.

 

Au registre des points négatifs, nous pouvons noter un excès du nombre de stands encourageant les candidat-e-s à la bougeotte et parfois à une présence trop fugace. Un code de déontologie plus précis, notamment sur les publications médias et les comités de soutien, aurait évité quelques tensions. Il est aussi consternant de voir la gauche stagner et l'abstentionnisme atteindre un niveau inquiétant, alors même que la crise financière sévit et que le développement durable et équitable est mis à sac par nos adversaires.

 

Evidemment, le manque d'argent n'a pas été un avantage pour le PSG. Nous avons mené une campagne avec 100'000 CHF de moins qu'il y a 4 ans, sans tenir compte, de plus, de l'inflation. Le but, à mon avis, n'est pas de trouver de nouveaux moyens. Le rôle des socialistes doit plutôt s'inscrire dans l'élaboration de lois limitant les frais de campagne, afin que l'argent ne supplante pas la démocratie.

 

Finalement, les socialistes ont une fois de plus prouvé que nous pouvions travailler très sérieusement, tout en prenant du plaisir. Comme disait Ho Chi Minh : « Pour réussir une grande œuvre, il faut un moral élevé. » Un grand merci aux candidat-e-s, aux membres du comité de pilotage, aux instances dirigeantes du parti et à toutes les militantes et militants qui se sont investis pour ces élections nationales. Un bravo tout particulier à Olga Baranova, Jonas Thion et notre secrétaire général Arnaud Moreillon, qui ont été les moteurs de cette campagne.

 

Un membre éminent du PLR me demandait le nom de notre agence de communication, trouvant notre campagne très efficace : le militantisme collectif est assurément gage de performance électorale pour que le PSG atteigne, dans deux ans, au moins 25% des votes.

 

Christian Brunier, responsable de la campagne du PSG des élections fédérales

14:04 Publié dans Politique | Tags : ps, politique | Lien permanent | Commentaires (0)

30/09/2011

A bicyclette … Y avait Liliane et Robert …

« Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
A bicyclette
Nous étions quelques bons copains
Y avait Fernand y avait Firmin
Y avait Francis et Sébastien
Et puis Paulette ... »

Yves Montand

 

Pour aller à la rencontre des citoyennes et citoyens, nous parcourons, en vélo, une partie de notre beau canton, avec Liliane Maury Pasquier et Robert Cramer, candidat-e-s genevois-es au Conseil des Etats.

 

A chaque halte, nous sommes accueillis, très chaleureusement, par une foultitude de militant-e-s PS, Vert-e-s, d'Ensemble à Gauche et des mouvements sociaux. La gauche est unie, dans la richesse de sa diversité, condition indispensable pour gagner cette élection essentielle pour Genève.

 

Sur plusieurs stands, des groupes musicaux renforcent ce climat de convivialité.

 

La population est très réceptive. Porté-e-s par l'été indien, un grand nombre d'habitant-e-s  sont très reconnaissant-e-s du bilan de ce duo se battant pour Genève. Normal ! Les Genevoises et les Genevois, sur tous les votes fédéraux d'importance de cette législature, ont voté comme Liliane et Robert. Ils se retrouvent dans ces personnalités tant pour leurs idées que par la qualité de leurs rapports avec les gens. Liliane et Robert aiment les êtres humains et ça se sent dans leurs idéaux et surtout dans leurs contacts avec les électeur-trice-s.

 

Mélange de militantisme et d'amitié, dans le respect de la mobilité douce, ce parcours en vélocipède et ses différentes étapes offrent une bonne plateforme d'écoute, de discussion et d'échange de propositions avec la population.

 

Nous sommes bien loin de la politique technocratique et arrogante.

 

C'est cette politique que j'aime. Ce contact de proximité, cet activisme de terrain, aux côtés de celles et ceux qui ont besoin de la gauche pour soutenir leurs revendications, dans un monde spéculatif qui licencie et humilie la grande majorité de la société.

 

Dans la dynamique du développement équitable et durable, il faut reconstruire une politique éthique au service des causes collectives, des humains, et non pas en se prosternant pour favoriser quelques privilégiés recherchant le profit à n'importe quel prix.

 

Pour toutes et tous sans privilèges !

 

Christian Brunier,

responsable de la campagne des élections fédérales du Parti socialiste genevois

 

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05/10/2010

Sexes et politique

Les journaux et revues politiques sont souvent chiants et poussiéreux. Les socialistes de la Ville de Genève décoiffent et donnent un nouvel élan à l’engagement politique en consacrant leur revue « Causes communes » à la thématique « Sexes et politique ».

 

L’édito clarifie rapidement le contenu de ce numéro, en titrant : « Halte aux castrations de la droite, osons une caresse de la gauche ». Cette introduction, c’est le cas de dire, prend la forme de préliminaires : « Nous avons choisi de donner au sexe une tonalité plurielle. SexeS donc en politique, de façon à englober les désirs, les fantasmes, les genres et les pluralités d’expression. Sexes donc avec un grand S comme … Socialistes. »

 

Au  niveau rédac, Virginie Studemann lance un Sexstorming, Isabelle Brunier évoque  les femmes dans l’histoire genevoise, Virgine Keller nous parle de maternité et paternité en politique, la sociologue Mélanie Battistini revendique plus d’égalité des sexes, Marie Gobits fait l’éloge de l’élégance, Martine Sumi Viret chante un couplet sur le féminisme, Manuel Tornare écrit sur les femmes dans le milieu très macho du sport, Pablo Garcia disserte sur transparence ou voyeurisme, Sébastien Bourquin traite le dossier de la prostitution et Sylvain Thévoz se lance dans une critique marxienne sur le machisme et le fantasme. Sami Kanaan passe l’épreuve de l’interview « Yes we Kanaan ». Il explique les liens entre sexe et politique : « (…) Il paraît que 70% des relations naissent au boulot. Ceci explique les endogamies. » L’anthropologue Ninian van Blyenburgh répond à l’épineuse question « Pourquoi les primates baisent-ils ? » : « (…) L’Occident a subi plusieurs siècles de discours anti-plaisir. La propagande judéo-chrétienne culpabilisante a réussi à nous faire avaler que chez l’Homme (sic), comme chez la mante religieuse, le puceron  et l’épinoche, le sexe ne sert qu’à enfanter, de préférence dans la douleur ! Elle nous a désappris à aimer l’amour. » Plusieurs associations prennent la parole dans ce magazine. Pascal Holenweg résume un article de « 20 Minutes » prétendant que les trois plus belles filles de Neuchâtel sont musulmanes. Et un argument de plus contre la burqa. La jeune Olga Baranova dans « Coucher et laisser coucher » conclut : « Et avec un peu d’humour et de bonne foi, c’est le plaisir qui l’emportera sur les problèmes. » 

 

Les dessins d’Aloys sont osés, impertinents et drôles. J’aime beaucoup le coup de crayon et l’humour de cet artiste, de surcroît vachement sympa. On y voit notamment une partouze, sous le titre « Le Parti socialiste genevois, toutes tendances confondues ».

 

Se positionner à gauche est, pour moi, un postulat pour défendre une société de plaisirs. Dans cette logique, je vois d’un bon œil le développement d’une gauche bonobo et drôle de surcroît. 

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17:17 Publié dans Humour | Tags : humour, sexe, sexes, politique, ps | Lien permanent | Commentaires (0)

21/03/2010

La France voit la vie en rose, avec une composante verte comme l’espoir

Au second tour des Régionales françaises, la gauche unie remporte une large victoire, porteuse d’espoir, dans ce pays où le régime en place joue avec les peurs et les thèses de la droite extrême.

 

Commentant, l’échec du sarkozysme, l’UMP Jean-François Copé déclare qu’il faut revenir aux fondamentaux de la droite et voter, au plus vite, une loi contre la burqa. Que l’on soit pour ou contre une législation anti-burqa, il est sûr qu’une telle loi ne répondra aucunement aux grands problèmes de la France que sont le chômage, les défis écologiques, la crise du système de la santé ou la solidarité sociale. On croyait que la burqa cachait la femme, ce soir la burqa cache les erreurs de la droite française.

 

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20:41 Publié dans Politique | Tags : rose, ps, verts, socialisme, humour | Lien permanent | Commentaires (3)

01/02/2010

Sur Radio Cité …

Sauver le Parti socialiste genevois, les pistes de deux militant-e-s : Anne Emery-Torracinta et Christian Brunier interviewés par Pascal Décaillet :

http://www.radiocite.ch/menu-143-39-07h08h-%3A-p-decaille...

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29/01/2010

Genève : Le PS étant malade, ils proposent deux types de remède

DÉBAT | L’ex-député parle fonctionnement, la cheffe de groupe positionnement.

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© OLIVIER VOGELSANG/PASCAL FRAUTSCHI | Anne Emery-Torracinta et Christian Brunier.


Par JÉRÔME FAAS | Tribune de Genève

 

Les deux sont des poids lourds du Parti socialiste. Les deux admettent sans fard son actuelle faillite. Et les deux proposent des remèdes, publiés dans Post Scriptum, l’organe du PS, en décembre puis en janvier. Mais là où Christian Brunier, ancien député et ex-président du parti, s’inquiète de son fonctionnement, la députée et cheffe de groupe Anne Emery-Torracinta se soucie du positionnement des Roses. Deux points de vue antinomiques? Pas du tout, «des approches complémentaires», assurent en chœur les deux politiciens.

 

Un même constat fonde leur analyse: la société a changé, mais pas le Parti socialiste. «Notre manière de fonctionner ne correspond plus à rien, assène Christian Brunier. Le PS devrait être un animateur de réseau, il ressemble plus au Politbüro. Venir voir comment fonctionne un comité directeur, cela ne dit plus rien aux jeunes.» L’homme propose donc de «réseauter», avec le WWF, l’Asloca, les syndicats, etc.

 

Trop de bureaucratie

 

Il tape surtout sur la bureaucratie socialiste et l’obligation de soumettre tout projet à l’aval d’une kyrielle d’instances. Ce souci exacerbé de démocratie éteint les bonnes volontés, juge-t-il. «Des qu’un projet est soumis à dix personnes, il suscite dix remarques. C’est décourageant. Un fonctionnement moins lourd libérera les idées.»

 

Pire, cette lourdeur prive le parti de réactivité. «A force de vouloir atteindre la perfection, on loupe des coups. Sur le problème des caisses maladie, nous voulions réagir très rapidement. Mais à force de fignoler ceci ou cela, nous avons laissé le MCG se profiler sur le sujet.»

 

Changer de discours

 

Anne Emery-Torracinta, elle, se concentre sur le discours socialiste. Si elle assure que «lutter contre le démantèlement social est essentiel», elle juge aussi que cela ne suffit pas. Le parti ne peut plus se contenter de réagir, il doit également proposer des solutions «acceptables non seulement sur les plans social et écologique, mais aussi économique».

 

L’élue rêve de réponses nouvelles «qui ne se traduisent pas automatiquement par des coûts supplémentaires pour l’Etat et/ou une augmentation d’impôts». Elle constate que «les coûts sociaux pèsent sur un petit groupe allant en diminuant: les actifs des classes moyennes». Elle anticipe le vieillissement de la population et calcule: pour éviter à la fois baisses de prestations et hausses d’impôts, «il faut augmenter la proportion d’actifs», donc «proposer des mesures favorisant l’emploi».

 

«Il ne s’agit pas d’effectuer un virage à droite, insiste-t-elle, mais d’être plus pragmatique.» Elle rejoint ici Christian Brunier, qui appelle de ses vœux l’élaboration de «trente projets clés (initiatives, projets de loi)». Une aspiration traduite par une formule choc: «Laissons tomber le programme, faisons plutôt des projets concrets.» Anne Emery-Torracinta formule la même idée autrement. «Lors de la dernière législature, le PS a sorti un seul petit projet de loi sur le logement. Il faut renverser les perspectives. Se demander où sont les besoins de la population, quelles sont ses attentes, plutôt que de nous demander quelle société idéale il faudrait construire.»

 

Un dernier point réunit les deux politiciens. «Nous avons des sujets tabous: la sécurité, l’argent», dénonce Christian Brunier. «Si nous ne proposons pas de solutions aux préoccupations de la population, nous sommes complètement à côté, renchérit la députée. Nous ne pouvons pas dire que tel ou tel thème ne nous intéresse pas.»

 

 

11:20 Publié dans Politique | Tags : politique, ps, genève | Lien permanent | Commentaires (0)

19/12/2009

Réinventons le Parti socialiste genevois : Neuf idées pour un parti neuf !

A la sortie des élections cantonales genevoises, les socialistes ont le gueule de bois, non pas pour avoir fait la fête, simplement mis KO par les électrices et électeurs.

 

Evidemment, comme l’a mis en exergue Charles Beer, nous devons analyser en toute franchise ce cinglant échec, reposant sur six grands axes principaux :

·      la perte de vitesse contagieuse des socialistes européens environnants ;

·      l’absence d’une stratégie motivante de la gauche genevoise pour la conquête de majorités législative et exécutive ;

·      le manque de mobilisation du parti et nos lamentables bisbilles internes ;

·      la déliquescence de nos partenaires « à gauche » du PS et leur manque de soutien ;

·       notre communication peu offensive ;

·      et notre impuissance à représenter les milieux populaires.

 

Incontournable, ce bilan fait partie de notre thérapie. Mais, il faudra rapidement tourner la page et nous orienter vers l’avenir, au risque de nous embourber dans des querelles à l’image désastreuse des socialistes français.

 

9 remèdes pour réinventer le PSG et amorcer la machine à gagner

 

Modestement, je me permets de proposer quelques remèdes pour sortir du cataclysme vécu par les socialistes du bout du lac.

 

1.Revendiquer une majorité de gauche tant au niveau du Grand Conseil qu’au Conseil d’Etat genevois pour 2013.

Un des objectifs des socialistes est de gouverner pour mettre en œuvre leur programme axé sur un développement durable et solidaire. Le PS est fort, lorsque la gauche est unie et conquérante. Il faut, dès maintenant, revendiquer clairement une majorité cantonale, mettre les partis de gauche en mouvement pour atteindre cet objectif afin de sortir les Genevoises et Genevois de la morosité. Trop tôt ? Non ! Une forte ambition, fixée à un horizon raisonnable, donne de la vigueur à un mouvement, une raison d’agir.

2.Construire une union de la gauche riche de sa diversité.

Pour être majoritaire et donc pour ratisser le large spectre de l’électorat progressiste, du centre-gauche à l’extrême gauche, il est impératif de compter sur trois forces (les Verts, le PS, et une force ressoudée à la « gauche » du PS). La relance de rencontres régulières entre toutes les forces est impérative pour construire ensemble.

3.Tisser des liens forts de coopération avec les mouvements sociaux.

Quelle a été la fréquence des rencontres de la direction du PSG avec les syndicats, avec le Cartel de la fonction publique, avec l’Asloca ou le WWF ? Tout en respectant l’indépendance de chacun, le succès socialiste passe toujours par un travail en synergie avec les syndicats (publics et privés) et le monde associatif. Plusieurs fois par an, le PSG doit rencontrer les forces syndicales, les milieux de locataires, le monde culturel, les associations sociales, les mouvements environnementaux, etc. Nous devons échanger ensemble, débattre, construire des actions pour être leur bras politique sur des thématiques communes.

4.Elaborer 30 projets-clés (initiatives, projets de lois) pour changer Genève, 30 idées fortes pour mobiliser et redonner espoir à notre belle République sur les thèmes essentiels.

Cette manière d’agir (adoptée lors de notre conquête historique de la majorité au Grand Conseil genevois) est une façon crédible de concrétiser, aux yeux de la population, notre programme politique.

5.Revoir notre politique de communication et le fonctionnement de notre secrétariat

Nous ne sommes pas assez riches pour que nos professionnel-le-s passent un temps important à prendre des PV ou d’autres tâches bureaucratiques. Il faut transférer cette énergie positive à mieux promouvoir nos actions et à bien communiquer. Une bonne partie du boulot effectué par les élu-e-s socialistes n’est pas assez valorisé et reste mal connu du grand public. Pendant que les socialistes s’activent dans l’ombre, le MCG est inactif au parlement, résume la politique à des slogans populistes et finit par passer pour le défenseur des plus humbles de la société. C’est le monde à l’envers ! Notre communication doit contrer ce phénomène inquiétant.

6.Revoir nos statuts pour simplifier notre fonctionnement et accélérer les procédures

Pour présenter un projet de loi, un-e député-e socialiste doit consulter les commissions du parti, le soumettre pour approbation au comité directeur, puis au verdict du groupe parlementaire. Ce parcours d’obstacles est trop long et trop lourd, alors que les autres partis agissent dès que le groupe, voire une délégation du groupe, est OK. Ceci n’est qu’un exemple d’un fonctionnement trop bureaucratique et plus du tout conforme à une actualité où il faut souvent agir rapidement pour avoir de l’impact. Evidement, ce travail d’optimisation de notre action ne devra pas mettre en péril l’esprit de démocratie, socle des valeurs de notre parti.

7.Savoir utiliser les opportunités pour nous profiler, revendiquer notre histoire et promouvoir la justesse de nos idéaux

Depuis des lustres, les socialistes combattent le capitalisme sauvage et inhumain, et prônent un développement équilibré entre le social, l’environnement et l’économie pour assurer la durabilité de l’humanité.

Durant des lustres, la droite qualifie nos combats de ringards.

Aujourd’hui, le capitalisme est sorti de la route et la planète est en danger. Toutes nos prédictions s’avèrent exactes.

Pourtant, le PS n’utilise pas cet immense boulevard pour rappeler ses combats et l’urgence de concrétiser ses idéaux, seuls vaccins efficients contre la crise financière et le dérèglement climatique. Pire, le PS laisse la droite évoquer la moralisation du capitalisme ou le développement durable. La gauche doit aussi parfois être décomplexée !

8.Parler plus simplement

La société est complexe, change rapidement. Rien n’est simple. Pourtant, pour être compris et suivi par une majorité de la population, nous devons apprendre à communiquer plus simplement. Attention, simple ne veut pas dire simpliste. Nous devons être plus proches des citoyen-ne-s, être sur tous les terrains et développer des messages vulgarisés.

9.Renforcer la convivialité

Vouloir contribuer à améliorer le bonheur des gens est le but suprême d’une politique. Prôner le bonheur passe par l’exemplarité. Les socialistes doivent renforcer la convivialité, utiliser davantage l’humour et être plus souriants. Prendre du plaisir et en donner, aimer l’humain, n’est-ce pas un programme très socialiste ? Une équipe qui marche est un groupe partageant des bons moments, dégageant de la chaleur humaine. Ce travail de recherche de convivialité dans ce monde trop triste ne doit plus rester en jachère.

 

Christian Brunier, ancien député et président des socialistes genevois-es

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21/10/2009

Salut Jeannette et merci …

« L’Internationale » version jazzy clôture la cérémonie en hommage à Jeannette Schneider-Rime qui nous a quittés après 87 ans passés sur cette terre au service des autres. Cet air révolutionnaire, interprété sur un rythme de blues, avec des envolées lyriques d’un sax soprano, remplit la salle d’émotion, mais aussi de joie d’avoir côtoyé une femme si formidable. Cette musique lui ressemble parce qu’elle incarne la lutte menée au quotidien pour un monde plus juste. Le jazz, hymne à la liberté et à l’insoumission, incarne les valeurs qu’elle a toujours défendues avec acharnement.

 

Roman Juon, son camarade de lutte, lance : « Jeannette, c’était un Cœur, un immense Cœur. »  Comme il a raison. Jean-Louis Fazio, l’ami fidèle, met en évidence, à travers une belle déclaration, la jeunesse conservée par Jeannette jusqu’à ses derniers jours. Jeunesse incarnée par une ouverture d’esprit remarquable et une coquetterie constante. Moment intense de fraternité, lorsque le couple Falquet se lève, avance main dans la main, et témoigne de 50 ans d’amitié intense avec Jeannette. Déclaration de ses petits-enfants, prouvant l’amour de Jeannette pour sa famille et spécialement pour sa fille Ariane, une activiste de terrain soutenant les jeunes en rupture. Quelles séries de bels hommages.

 

Jeannette, la fille de petits paysans fribourgeois modestes, est venue à Genève, où elle a plongé dans le monde ouvrier qu’elle aimait et soutenait tant. Toute son existence a été dédiée à la défense des plus faibles, dans le respect de ses adversaires politiques. Acharnée, révoltée, elle voulait améliorer la vie de la population. Alors que trop de personnes s’impliquent en politique par carriérisme, elle, elle vivait le socialisme. Le pratiquait avec une cohérence et une exemplarité admirables. Genève lui doit toute une série d’apports positifs pour la population. Discrètement, sans faire de pub, elle favorisait l’implantation de jeux d’enfants à un endroit, préservait une maison pour des défavorisés, calmait un conflit dans un autre quartier avec ses talents naturels de médiatrice, recueillait chez elle un jeune n’ayant pas d’endroit où passer la nuit ou récoltait de l’argent pour une institution sociale. Une seule raison la poussait en avant : celle de propager du bonheur !

 

Militante de terrain, membre d’association, députée, Présidente du Conseil municipal de la Ville de Genève, membre du Conseil d’administration de l’Hospice général ou simple citoyenne, elle gardait la ligne : défendre les êtres humains contre l’injustice. La femme, entrée en politique à une époque où certains machos ne reconnaissaient même pas son droit de voter, savait ce que voulait dire défendre une cause.

 

Aimant les gens, elle vénérait la vie. Bonne vivante, tous ses proches entendent encore ses éclats de rire, voient ses gestes d’amitié et de tendresse. Elle affectionnait la fête et adorait s’amuser, danser. Elle était bien sûr une amoureuse passionnée et fusionnelle avec son mari : Joseph, parti trop tôt.

 

Quelques semaines après le décès d’Emilio Luisoni, Jeannette, la cousine de ma grand-mère maternelle,  nous quitte. Ce sont des racines importantes du socialisme genevois qui s’en vont. Revendiquons fièrement leur héritage et battons-nous pour contribuer modestement à offrir une vie plus heureuse et plus drôle aux citoyennes et citoyens de notre belle République, à l’heure où le populisme haineux et vulgaire nous menace.

16/10/2009

Genève : Le PS confirme ses candidats au Conseil d’Etat

Par Cynthia Gani, Journal « Le Temps »

 

Désarmé après le vote de ce dimanche, le parti peine à se remettre en cause.

 

Faut-il  participer à la course au Conseil d’Etat ou claquer la porte du gouvernement pour entrer dans l’opposition? Mercredi soir, quelque 130 militants du PS genevois débattaient de cette délicate question, issue du mauvais score du parti à l’élection parlementaire. Et surtout, de l’écrasante victoire du Mouvement Citoyens genevois (MCG). La question de la pertinence de la candidature de Véronique Pürro, qui avait été désignée colistière du sortant Charles Beer par la base mais qui n’est arrivée que quatrième de la liste dimanche passé, a en revanche rapidement été évacuée. A 22h15, par 107 oui contre 12 non, le PS décidait de se lancer dans la course avec ses deux candidats.

 

Situation grave

 

A l’origine du débat, la perte de deux sièges au Grand Conseil, qui fait passer le PS de deuxième à quatrième force parlementaire. Et le glissement droitier du parlement, où le MCG a doublé sa députation. Pour certains socialistes, il ne vaut plus la peine de siéger dans un gouvernement mis sous pression par la droite. C’est l’avis du conseiller national Carlo Sommaruga, qui souligne que «depuis 1997, nous avons perdu 40% des suffrages. La situation est extrêmement grave.» Pour l’élu, pas de doute: la «rupture» s’impose. Il est rejoint par le militant Pascal Holenweg, qui relève qu’«avoir deux sièges socialistes au Conseil d’Etat depuis douze ans n’a pas empêché le MCG de progresser. Il faut être capable d’y renoncer.»

 

Le syndicaliste Jacques Robert plaide au contraire pour que les socialistes restent dans la course «On ne prend pas de décision précipitée dans ses circonstances.» L’ex-député Christian Brunier appelle aussi : «Si on se retire de la course, on offre des sièges à l’extrême droite et on sabote nos alliés verts. Faisons preuve de résistance ! » La députée Virginie Keller Lopez abonde: «C’est en restant au gouvernement qu’on s’opposera au fascisme et au démantèlement social.» Quant à Véronique Pürro, elle s’adresse à la salle en fin de séance: «Certains veulent baisser les bras, laisser les gens que nous aidons sur le carreau, mais ce n’est pas responsable. Nous allons faire gagner la gauche au gouvernement.»

15/10/2009

Atterré, le PS reste dans la course à l’Exécutif

DILEMME | Les socialistes résistent aux sirènes de la voie d’opposition.

 

Dans la Tribune de Genève, MARC MOULIN

«Baisser les bras maintenant serait irresponsable.» La candidate au Conseil d’Etat Véronique Pürro a été entendue hier soir par l’assemblée du Parti socialiste. Les 120personnes présentes ont confirmé la stratégie de leur formation: par 107 «oui», elles ont accepté d’envoyer le ministre sortant Charles Beer et sa colistière à l’assaut du Conseil d’Etat le 15 novembre. Et cela, malgré les voix éparses qui prônaient de ne revendiquer qu’un rôle minoritaire au gouvernement, en n’envoyant que Charles Beer au combat, voire de renoncer entièrement à y siéger. Une façon, pour ce courant minoritaire, de clarifier le positionnement du parti auprès de la population.

Parmi ces contestataires, on trouve des militants comme Pascal Hohlenweg: «Etre tout à la fois gouvernemental et d’opposition est dénué de crédibilité mais pas de schizophrénie», juge-t-il. Un avis partagé par les jeunes socialistes, mais aussi par des ténors comme le conseiller national Carlo Sommaruga. Face à un parlement droitier, la majorité gouvernementale rose-verte fonctionne selon lui dans «une grande coalition comme en Allemagne», ce qui mène à l’échec.

«Dans ce cas il faudrait aussi demander à Micheline Calmy-Rey de quitter le Conseil fédéral», réplique Christian Brunier. «Si on quitte le gouvernement, on ne le laissera pas qu’à des adversaires respectueux de la démocratie, mais aussi à l’extrême droite», avertit l’ex-député, appelant à la résistance. «Assumons que nous sommes un parti gouvernemental, lance Sami Kanaan, un autre ancien député. Les gens n’aiment pas les copies.» Un débat dont Charles Beer souligne ironiquement la créativité tout en prédisant qu’il pourrait mener le parti à sa fin, ce dont il ne saurait être complice. Il rappelle les actions qu’il a lancées à l’Instruction publique, comme le Réseau d’enseignement prioritaire qu’il veut développer dans les quartiers défavorisés.

Réduit à un groupuscule

Le parti a en outre fait le bilan de sa course au parlement, qui s’est soldée par un recul de deux sièges. «En seize ans, nous avons perdu 40% de nos suffrages, s’alarme Carlo Sommaruga. En Suisse alémanique, on nous voit désormais comme un groupuscule.» D’autres orateurs mettent en cause une communication trop timorée, une attitude de perdant. Mais le mal semble plus profond. La gauche n’a pas su imposer sa thématique sociale, s’est aventurée dans le terrain de la sécurité où, en pleine campagne, elle manque de crédibilité. Selon d’autres, les liens manquent désormais entre le parti et les réseaux associatifs et syndicaux. Et la gauche apparaît comme désunie.

«Dans l’électorat du MCG, on entend une grande souffrance sociale: pourquoi ces gens ne viennent-ils pas chez nous?» demande encore le constituant Alberto Velasco, notant que le parti d’Eric Stauffer tient des permanences de quartier. D’autres relèvent que c’est surtout la droite qui a essuyé les plâtres de la fièvre populiste. «Autocritique, oui; autoflagellation, non», a fini par trancher le président du parti René Longet.

20:29 Publié dans Politique | Tags : ps, genève, socialiste | Lien permanent | Commentaires (0)