24/03/2009

On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui

Come-back

 

Lu dans la « Tribune de Genève », signé Marc Bretton

 

Qui s’est pointé à la buvette du Grand Conseil (genevois) il y a dix jours ? Christian Brunier et sa femme Ariane ! Les deux députés avaient démissionné fin janvier. « Je quitte le parlement car je m’y ennuie désormais », confiait-il alors à la Tribune. Mais la buvette lui manque.

 

Il est de la revue

 

Le journaliste Pascal Décaillet n’a pas apprécié la Revue des député-e-s genevois-es. Celle-ci se moquant de son émission de télévision, il a jugé cette revue « d’une rare vulgarité » et considéré le sketch en question comme « une insulte à son émission ». Ayant un humour digne d’un poisson rouge, le journaliste susceptible s’est ensuite interrogé sur le fait de savoir si le rôle d’un-e élu-e était de monter sur scène ? Y apportant rapidement une réponse toute faite, condamnant cette « confusion totale des rôles ». Et lorsque Pascal Décaillet sort régulièrement de sa réserve pour donner des avis politiques, voire religieux, n’est-ce pas de la confusion des rôles ?

 

En tant que spectateur, j’ai adoré cette Revue des parlementaires genevois-es. Leur boulot a été prodigieux et ce sens d’autodérision est très sain pour notre démocratie. Des politiques, de droite comme de gauche, qui savent travailler sérieusement et en parallèle qui arrivent à s’amuser et à oublier leur différence idéologique est revigorant pour nos Institutions.

 

Comme l’ami Pierre Naftule, excellent metteur en scène, je trouve que ce spectacle est une belle « expérience d’humanité, d’humour et d’humeurs ».

 

Et au contraire de Pascal Décaillet, j’ai adoré le sketch qui évoquait mon couple avec plein d’humour et de romantisme.

 

Les élu-e-s qui s’enferment totalement dans le monde politique oublient rapidement la réalité vécue par la population et les problèmes auxquels la politique doit tenter d’apporter des réponses.

 

La polyvalence et la curiosité poussant un homopoliticus à toucher à d’autres domaines sont des ouvertures d’esprit qui enrichissent le débat d’idées. Le rire est quant à lui le carburant d’un parlement et d’un gouvernement qui auraient envie de contribuer par leurs actions à apporter un peu de bonheur à la collectivité publique.

 

Bravo à toutes les députées et à tous les députés qui, en plus de leur vie professionnelle, de leur vie de famille, de leur vie associative et de leur vie politique, ont trouvé encore du temps et de l’énergie pour offrir au public une Revue d’une grande qualité et d’un humour corrosif hors du commun.

 

A découvrir :

 

Les Indivisibles sont un groupe de militant-e-s français-es dont le but est de déconstruire, notamment grâce à l’humour et l’ironie, les préjugés ethno-raciaux et en premier lieu, celui qui nie ou dévalorise l’identité française des Français non-Blancs. Durant une cérémonie parodique, cette organisation attribue les « Y’a bon Awards » distinguant les porteurs de préjugés et réflexions racistes, pour se moquer de ces horribles personnages publics prônant la haine et le racisme.

 

www.lesindivisibles.fr

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18:56 Publié dans Humour | Tags : humour, revue, genève | Lien permanent | Commentaires (0)