19/02/2012

Feu vert pour les feux clignotant la nuit

Les feux de signalisation ont deux grandes missions : assurer la sécurité routière et réguler le trafic.

 

Celles et ceux résidant à proximité de telles installations peuvent, par contre, se rendre compte du bruit occasionné par les véhicules qui freinent, stagnent, puis redémarre, parfois avec la radio à fond.

 

De plus, si les feux de signalisation augmentent la sécurité routière habituellement, la zone verte devient une piste de lancement pour les tarés de la vitesse, dès que les rues sont moins fréquentées.

 

Habitant sur l'un des plus grands axes routiers de Genève, dominant un large carrefour, je suis un spectateur bien placé pour évaluer les bienfaits et les méfaits de ces feux.

 

Si la journée, ces installations sont souvent indispensables, notamment près des écoles et des lieux fréquentés par les enfants, les feux de signalisations pourraient être convertis en feux clignotants, dans la soirée. Les avantages seraient multiples. Premièrement, le bruit diminuerait sensiblement et augmenterait la qualité du sommeil des habitant-e-s proches des voies de circulation.

 

Ces feux clignotants éviteraient des arrêts inutiles de véhicules et restreindraient la pollution.

 

Finalement, ce régime nocturne éliminerait les zones vertes et inciterait les chauffards à la prudence, un fou du volant pouvant en croiser un autre à chaque carrefour. Le feu clignotant éveille indubitablement le sens des responsabilités et génère une attention particulière.

 

Durant une longue période de réaménagement du carrefour voisin de mon domicile, j'ai été en mesure d'apprécier la différence. Ça vaut vraiment la peine d'essayer dans un canton où la pollution sonore est mal combattue.

 

En adoptant une politique de ce genre, Genève ne tenterait pas une aventure pouvant s'avérer hasardeuse. La capitale britannique a considérablement restreint sa signalisation lumineuse. Sur la célèbre Kensington High Street, cette abolition a fait chuter de 60% les accidents.

 

Aux Pays-Bas, ce type d'expériences devient contagieux. Là encore, le nombre d'accidents baisse, la fluidité du trafic s'accentue et l'amabilité entre usagers de la route devient la règle. 

 

Dans ce contexte, je ne comprends pas l'entêtement du Département de l'Intérieur et de la Mobilité de l'Etat de Genève qui refuse d'entrer en matière sur cette idée, même à titre pilote. La volonté de rechercher des solutions pour augmenter le bien-être de la population devrait pourtant prendre le dessus sur des résistances au changement ne créant que de l'immobilisme.

 

Christian Brunier, ancien député socialiste

 

06/08/2009

Nouveau drame sur le quai de Cologny

Un motard a percuté, avec une violence terrible, une automobile qui faisait demi-tour sur le quai de Cologny, à Genève.

 

Ce 13ème accident mortel en huit ans s’ajoute à des dizaines de décès et de blessé-e-s sur cette route excessivement dangereuse.

 

La sécurisation de ce lieu maudit est pourtant possible. L’ajout d’une séparation entre les voies montantes et descendantes aurait évité nombre de décès et de blessures. Le contrôle de la vitesse, souvent excessive à cet endroit, est assurément un moyen efficace pour diminuer le niveau de risques.

 

Il y a quelques mois, j’avais interpellé le gouvernement genevois sur ce dossier :

 

http://christianbrunier.bleublog.lematin.ch/archive/2007/10/28/davantage-de-s%C3%A9curit%C3%A9-sur-le-quai-de-cologny.html

 

http://christianbrunier.blog.tdg.ch/archive/2009/07/13/le-quai-fatal-frappe-encore-un-motard-se-tue-a-la-tour-carre.html

 

De belles promesses m’avaient été données. Depuis, l’inaction et l’impunité ont prévalu… comme souvent en matière de sécurité routière à Genève.

13/07/2009

Le quai fatal frappe encore: un motard se tue à la Tour-Carrée

COLOGNY | Le jeune homme de 29ans a péri dans un choc frontal, après avoir heurté un premier véhicule.

Cologny.jpg

© PATRICK GILLIÉRON LOPRENO

Après le choc. La voiture qui a subi la collision frontale est remorquée, tandis que les traces de l’embardée mortelle sont effacées. La police appelle les témoins de l’accident à se manifester.

 

Par MARC MOULIN dans la Tribune de Genève

Un motard de 29ans a perdu la vie samedi vers midi et demi sur le quai de Cologny, à la hauteur de la Tour–Carrée. Le malheureux, qui circulait en direction de Vésenaz sur sa Honda Hornet 600 immatriculée en Valais, s’est déporté pour dépasser une voiture. Dans la manœuvre, il a touché à l’arrière gauche cette Renault Clio enregistrée en France, occupée par quatre touristes anglais. Suite à cette collision, il a perdu la maîtrise de son engin et est entré en choc frontal avec une Renault Mégane venant de Vésenaz. Deux personnes étaient à bord de ce dernier véhicule, immatriculé dans l’Ain. Aucun des occupants des automobiles n’a été blessé.

 

Hélico dépêché en vain

 

Le jeune motard n’a pas eu cette chance. Les premiers messages reçus par la police le donnaient comme encore en vie. Mais à 12h45, le constat de décès était dressé, alors qu’un hélicoptère avait été dépêché en vain sur les lieux. «On n’a entendu aucun bruit, mais des gens nous ont alertés et on a accouru, raconte, visiblement affecté, David Benguelil, employé du Yacht-Club de Genève, à la Tour- Carrée. Je lui ai pris le pouls, mais on ne sentait plus rien. Un médecin de passage a retiré la sangle de son casque. On a vite compris que c’était trop tard.»

 

Selon nos informations, l’infortuné motard était issu d’une famille de Collonge-Bellerive, où il se rendait d’ailleurs, à l’occasion de l’anniversaire de son filleul. Sa moto portait des plaques valaisannes car il travaillait dans ce canton, à Sierre.

 

Les responsabilités doivent encore être éclaircies dans cet accident, même si les voitures circulaient a priori normalement, selon la police, qui lance un appel à témoins. Ceux-ci sont invités à joindre la Brigade de sécurité routière (0223079111).

 

Nous n’avons pas plus d’indication sur un éventuel excès de vitesse. «Mais malheureusement, il n’y a pas besoin d’aller vite, relève Jean-Philippe Brandt du service de presse de la police genevoise. Une collision frontale entre deux engins roulant à 60kilomètres/heure équivaut à foncer dans un mur à 120km/h. C’est fatal.»

 

Avec ce drame, Genève enregistre sa huitième victime mortelle de la route de 2009, en autant d’accidents (lire ci-contre). L’an dernier, à la même époque, on ne dénombrait que quatre victimes.

 

Un axe périlleux

 

«Les feux du quai ont été munis de radars, la piste cyclable a été protégée. On doit maintenant compter sur la responsabilité des gens.» C’est ainsi que la police genevoise, par la voix de son porte-parole Jean-Philippe Brandt, réagit lorsqu’on l’interroge sur la dangerosité du quai de Cologny. L’artère s’est créé une légende maudite, notamment à la suite de sanglants rodéos routiers.

 

Fin 2007, l’ancien député socialiste Christian Brunier interpellait le gouvernement au sujet de cette «hécatombe horrible». Dans sa réponse, l’Exécutif recensait onze morts sur ce tronçon, entre 2001 et 2007. Les causes sont diverses: vitesse, alcool, distance insuffisante… Le nombre est dû à la fréquentation de l’axe, sa longueur et ses quatre voies. La limitation permanente à 60km/h et les contrôles radars étaient les principales pistes d’amélioration évoquées. Les transformations possibles de la route devaient être coordonnées avec le projet de traversée de Vésenaz, normalement soumis au vote en novembre.

05/12/2008

Sécurité routière autour des écoles

Suite à un accident mortel d’enfant entre le Viaduc de l’Ecu et le Pont du Pailly, le MCG a présenté au Grand Conseil genevois une motion invitant le Conseil d’Etat :

– à réaliser une traversée sécurisée pour les piétons de l’avenue du Pailly entre le Viaduc de l’Ecu et le Pont du Pailly ;

– procéder dans les meilleurs délais à la sécurisation de cet axe routier par des mesures provisoires et/ou permanentes ; – à présenter un plan d’aménagement routier des principaux axes traversant Châtelaine, prenant en compte les développements récents et futurs du quartier.

Afin d’élargir la problématique à l’ensemble des points noirs proches des établissements scolaires du canton, Alain Charbonnier et moi-même proposons l’ajout d’une nouvelle invite :

- à présenter, au Grand Conseil, un rapport sur l’ensemble des accès piétons scolaires du canton pouvant s’avérer dangereux et un plan d’actions (contenant pour chaque action, le nom de l’entité responsable et le délai prévu de réalisation) afin de corriger ces situations en diminuant le niveau de risques.

 

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