12/01/2008

Déchets italiens aux Cheneviers

Retrouvez mon interview au TJ de la TSR (Télévision suisse romande) concernant la venue possible de déchets de Naples à Genève. C’est bon pour l’environnement, les déchets mis en décharge en Italie – voire dans la nature - étant un désastre écologique. C’est bon économiquement pour les Cheneviers. C’est bon pour les humains, la situation à Naples créant de fortes tensions sociales et mettant en danger la santé publique : http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=info#program=15;vid=8607469

Début de l'évacuation des ordures à Naples

Dépêche de SDA-ATS
 
Naples - La région de Naples a commencé l'évacuation vers d'autres provinces d'Italie de centaines de tonnes d'ordures qui s'entassaient depuis fin décembre dans ses rues. La Sardaigne est la première région ayant accepté de retraiter une partie des déchets.
Dans la journée, près de 500 tonnes devaient être débarqués à Cagliari en Sardaigne. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à proximité d'une des décharges sardes prévues pour recevoir les ordures.
D'autres régions, comme plusieurs provinces du nord de l'Italie, ont en revanche refusé d'accueillir les déchets napolitains, craignant une réaction des habitants.
En Suisse, aucun site ne traite actuellement des déchets en provenance d'Italie. L'élimination des ordures d'un autre pays doit faire l'objet d'une autorisation, a indiqué Beat Frey de l'office fédéral de l'environnement (OFEV). Pour l'heure, aucune demande n'a été déposée par les autorités italiennes.
Les services industriels genevois (SIG) sont en négociation avec les autorités napolitaines en vue d'un éventuel acheminement des ordures à l'usine de traitement des déchets des Chenevriers. Une telle solution serait "beaucoup moins polluante" que le stockage en décharge, a déclaré mercredi soir Christian Brunier, membre de la direction des SIG, à la Télévision suisse romande (TSR).

«I rifiuti di Napoli possono venire a Ginevra». Gli svizzeri già fiutano l'affare

Lu dans le Courriere del Mezzogiorno : Ampia disponibilità degli impianti di smaltimento ginevrini NAPOLI - Dopo la Germania, è la volta della Svizzera. All'estero tutti voglioni i rifiuti di napoli e della campania, In Italia, invece, nessauno li cerca. Anche le regioni munite di impianti come la Lombardia, il Veneto e l'Umbria dicono «no» alla «munnezza» napoletana. Non così in Svizzera, dove sono pronti ad accogliere i rifiuti con un gran sorriso. «Da noi c’è molto posto e saremmo ben lieti di accogliere i rifiuti di Napoli»: a Ginevra, i responsabili dell’impianto per lo smaltimento e la valorizzazione dei rifiuti dei Cheneviers sarebbero pronti e felici di poter contribuire alla soluzione dell’emergenza partenopea. L’impianto Cheneviers è in grado di gestire 300mila tonnellate all’anno, ma ne smaltisce molte di meno. Per questo, l’arrivo della spazzatura napoletana costituirebbe una soluzione «buona da un punto di vista economico per noi, ma buona anche per il pianeta. Da un punto di vista ambientale sarebbe un disastro mettere i rifiuti alla discarica», ha detto Christian Brunier, membro della direzione dei Servizi industriali di Ginevra (Sig) intervistato dalla Televisione svizzera. L’impianto di Cheneviers, che può ricevere rifiuti solo via treno, associa la gestione non inquinante dei rifiuti e la produzione di energia elettrica. Una portavoce dei Servizi industriali di Ginevra ha confermato l’interesse per i rifiuti napoletani, ma «la decisione non spetta a noi, sono i grossisti che negoziano», ha precisato.

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24/12/2007

Interview par la Chambre France-Suisse pour le commerce et l’industrie

Je suis interviewé pour SIG par Audrey Corbière d’Aspects, le journal de la Chambre France-Suisse pour le commerce et l’industrie.
Depuis de nombreuses années, SIG a mis en œuvre une stratégie orientée sur le développement durable et cela bien avant que cette démarche ne devienne une sorte de nécessité sinon une évidence pour beaucoup d’autres entreprises. Le point avec le directeur Innovation et communication des Services Industriels de Genève : Christian Brunier.
SIG est une entreprise publique, son but est de fournir à chaque habitant de Genève de l’électricité certifiée à 100% et renouvelable à plus de 85%.
SIG est spécialisée dans le secteur du gaz naturel, de l’énergie thermique (chaleur et froid), de l’eau potable et possède une infrastructure Telecom avec un réseau de fibre optique. Nous sommes une infrastructure de base du confort des Genevois ! De plus, nous traitons les eaux usées et les déchets car nous possédons une usine de traitement et de valorisation des déchets.
Nous produisons à partir de cette usine de déchets de la chaleur et de l’électricité. Notre entreprise a adopté depuis plusieurs années une stratégie de développement durable. Nous publions chaque année un rapport de développement durable. Nous sommes aussi soumis a des notations sociétales par une société parisienne BMJ qui audite notre politique sur les axes du développement durable et émet des notations.
Pouvez-vous nous rappeler les grandes lignes de l’offre Vitale bleue et verte ?
SIG Vitale Vert
L’énergie électrique la plus écologique du réseau pour développer les énergies renouvelables, en particulier l’énergie solaire. Elle est approvisionnée à partir d’énergie hydraulique certifiée par le label «naturemade star», et de nouvelles énergies dont un minimum de 2,5% provient de nouvelles installations exploitant le solaire et la biomasse.
SIG Vitale Bleue
L’énergie de référence du réseau genevois, 100% hydraulique, pour allier économie et environnement. Au minimum un quart provient de centrales hydrauliques récentes ou rénovées en profondeur. Le certificat TUV EE01 garantit la provenance de l’énergie et la qualité écologique de sa production. 10% des autres clients ont une énergie qui provient d’une usine à gaz à haut rendement certifiée. Usine qui produit un peu moins de CO2 qu’une usine à gaz traditionnel. Nous sommes relativement performants. Plus de 90% de nos clients ont fait le choix de l’énergie renouvelable.
Ou en est votre projet de construction de centrale à gaz au Lignon pour réduire l’approvisionnement en électricité?
Le projet est toujours d’actualité, le but est de monter notre propre production, en la développant conformément à notre stratégie de développement durable, nous avons fait  3 choix :
  • Centrale combinée qui va produire à la fois de l’électricité mais aussi de la chaleur voire du froid, ce qui génère du CO2. Dès que vous produisez de la chaleur vous gagnez des parts de marché sur le mazout, ce qui diminue les émissions de CO2.
  • Centrale de moyenne importance proche de nos clients potentiels.
  • Une balance positive pour le CO2, la centrale à gaz produit du CO2 mais avec tous les projets en parallèle la balance générale est bonne.
L’objectif est de diminuer globalement le CO2 mais aussi les consommations tant pour l’eau que pour l’électricité.
Nous avons aussi le Projet «Genève Lac nation», les organisations internationales consomment beaucoup d’électricité notamment pour la climatisation, on va donc les chauffer et les refroidir avec l’eau du lac et le Projet éco21. Ce projet initié par SIG visant à mieux consommer les énergies et à réduire les émissions de CO2 sans sacrifier ni confort ni compétitivité.
Quels sont les moyens concrets que vous mettez en place pour vos collaborateurs ?
Concernant le transport nous payons la moitié des abonnements TPG à nos collaborateurs.
Nous avons aussi mis en place un programme global de politique de déplacement où l’ on analyse les déplacements des collaborateurs.

Nous proposons des actions comme l’incitation au covoiturage, incitation aux transports publics, rouler en vélo électriques. Nous avons également acheté des voitures à gaz et électriques.


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23/12/2007

Qu’est-ce que le développement durable ?

Retrouvez sur YOUTUBE, une interview que j’ai accordée concernant le développement durable.

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=vNoaoX0UgpA&feature=related

 

Photo trouvée sur  : www.ponts-formation-edition.fr

 

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21/12/2007

Drôle de vérité du GHI

Dans le GHI de cette semaine, on peut lire le titre suivant sous la plume de Christine Zaugg :
SOIREES DES FONCTIONNAIRES
110'000 fr. d'argent public en plus pour la Revue!
Les TPG et les SIG ont organisé des soirées de fin d'année à la Revue. Une subvention indirecte pour la troupe du Casin !
On se dit que ce canard a trouvé un scandale … Puis, on peut lire ma déclaration :
(…)
SIG et clients
Pour leur part, si les SIG ont organisé une soirée au Théâtre du Casin, c'était principalement une opération de séduction pour leurs clients: «L'an prochain, le marché de l'électricité va s'ouvrir, explique Christian Brunier, responsable des services innovation et communication aux SIG. Nous avons donc invité 165 «gros» clients avec leurs conjoints. A cela sont venus s'ajouter 30 billets pour le personnel, donc 60 en tout puisque nos employés sont venus accompagner.» M. Brunier tient à préciser que les SIG ont choisi une soirée avec un prix raisonnable: «Nous n'avons pas été à Valence à la Coupe de l'America soutenir Alinghi, nous n'avons pas opté non plus pour une réception onéreuse au Kempinski !»
(…)
On est bien loin du titre accrocheur !
Depuis l’apparition – et donc la concurrence sans merci - de la presse gratuite, les journalistes courent après les scoops et les scandales. Quand ils ne les trouvent pas, ils les inventent. Tout est monté en épingle ! Tout est faussé, quitte à salir des gens, à déstabiliser des institutions ou à ruiner des réputations. Il faut vendre du papier à tout prix.
Il est temps que les lectrices et les lecteurs fassent le forcing pour réhabiliter l’éthique, le journalisme d’investigation et les dossiers de fond.

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09/11/2007

Journée des filles

Je prononce quelques mots pour lancer la Journée des filles à SIG.

 

 

 

Il est hallucinant de constater que près de 46 % des professions, en Suisse, sont considérées comme réservées aux hommes. Seulement 11 % sont dites « féminines », 43 % étant considérées comme neutres.

 

 

 

La Journée des filles a notamment comme objectifs de présenter aux filles des métiers – dont certains faussement masculins – et de faire connaissance avec le lieu de travail de leur père ou mère.

 

 

 

Malgré une avancée certaine de l’égalité homme-femme, les inégalités restent encore trop nombreuses tant au niveau du parcours scolaires, que de l’équité salariale et des développements de carrières professionnelles.

 

 

 

Pourtant les entreprises qui réussissent le mieux sont celles qui rassemblent une pluralité de profils, d’idées et de compétences. L’addition des différences est un facteur-clé de succès.

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20/10/2007

L’innovation, moteur du succès

Les êtres humains sont les plus grandes richesses des entreprises. Trop peu d’entreprises s’en sont rendu compte. Or, celles qui réussissent le mieux, qui lancent des produits à succès, qui mettent en place des structures de management motivantes et qui sont à la pointe de la recherche et du développement, sont celles qui ont misé sur l’INNOVATION.

 

 

Pour devenir innovant, il faut libérer les esprits. Casser les carcans qui empêchent les idées d’émerger. Valoriser l’imagination et l’esprit d’entreprendre. Permettre le droit à l’erreur et à la proposition qui peut s’avérer saugrenue.

 

 

Pour réussir cette tempête des neurones, trois grands axes doivent être privilégiés : l’impulsion d’une culture d’innovation, la formation à la créativité et la mise en œuvre d’un management des idées. Regardons ces 3 aspects d’un peu plus près.

 

 

L’innovation est avant tout un état d’esprit. C’est pourquoi, il est utile d’intégrer cette valeur dans les fondamentaux de la culture d’entreprise. Tous les ouvrages spécialisés vous diront que ceci passe par une forte impulsion de la direction générale et par une communication accrue sur ce domaine. Oui, assurément ! Mais, il est utile aussi de mener quelques actions décoiffantes pour « secouer » les mentalités. EDF n’a pas hésité à mettre en contact ses hauts cadres avec des artistes un peu déjantés provenant des milieux squats pour les encourager à sortir des habitudes et du cadre culturel qui limitait trop souvent leur créativité. Il faut pousser le personnel finalement à OSER et récompenser celles et ceux qui propulsent les meilleures innovations.

 

 

La formation permet d’amener un peu de méthode et de connaissances d’outils favorisant l’innovation. En faisant toujours attention de ne pas créer une méthodologie et des outils tellement lourds et rigides qu’ils asphyxieront l’agitation d’idées.

 

 

Finalement, il est impératif de manager les idées. Cette gestion doit faciliter l’émission d’idées et la proposition d’innovations. Ensuite, elle doit les trier, les évaluer, les approuver et souvent les rejeter, sans pour autant créer la frustration qui tuerait l’envie d’en proposer de nouvelles. Et surtout, les concrétiser ! Trop souvent de bonnes idées émises en sein des entreprises restent lettres mortes. Quel gâchis !

 

 

L’innovation rassemble tant de petites idées qui améliorent le quotidien que certaines - plus rares - qui déclenchent de vraies révolutions.

 

 

En ouvrant les esprits, Swatch a révolutionné l’horlogerie suisse alors moribonde. En lançant les automobiles hybrides, certains constructeurs automobiles sont devenus des fers de lance de la lutte contre le CO2 et ont modifié totalement leur image de marque de pollueurs. En imaginant la gamme SIG Vitale, SIG a été précurseur dans la mise en valeur des énergies renouvelables.

 

 

Sans cesse, les entreprises pour progresser et créer de la valeur doivent s’inscrire dans cette dynamique d’innovation constante.

 

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12/10/2007

Inaugurations de belles réussites

Réussite écologique : Centrale à bois de Chancy 

Je participe à l’inauguration de la Centrale à bois de Chancy, fruit d’un partenariat entre la commune de Chancy, l’Etat de Genève et SIG.
Ce « radiateur géant à bois » relie une trentaine de ménages et plusieurs établissements publics à Chancy.
Cette chaufferie s’inscrit totalement dans la dynamique du développement durable :
- Utilisation d’une énergie 100% renouvelable
- Bilan CO2 favorable: même si une chaufferie d’appoint au mazout complète cette installation en cas de pics de froid exceptionnels, la substitution d’une consommation annuelle de 160'000 litres de mazout par du bois permet d’éviter la production de 420 tonnes de CO2 par an.
- Valorisation des ressources de proximité : le bois utilisé est issu des forêts avoisinantes, son transport est donc limité au maximum.
- Prix fort avantageux (inférieur à 12 ct/kWh).
Inauguration de l’Espace de vie enfantine Libellules (EVE Libellules)
Je participe à l’inauguration de l’Espace de vie enfantine des Libellules, véritable partenariat entre SIG et ma commune d’origine Vernier.
Quand on sait que les crèches ne couvrent qu’un tiers de la demande, on se rend mieux compte de l’engagement qui reste à entreprendre en faveur de la petite enfance.
Cet établissement, ouvert depuis le 20 août dernier, accueille 150 enfants à temps complet et partiel soit l’équivalent de 106 places.
Une belle réussite !

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25/09/2007

Attaque mensongère sur mon salaire

« Le Temps » m'a appelé, hier soir, m'annonçant qu'on m'attaquait en prétendant que j'avais un salaire de CHF 338'000.-, auquel s'ajoutaient des jetons de présence de plusieurs Conseils d'administration et un important bonus.
Dans ce contexte et pour tuer la rumeur malfaisante, j'ai fait le choix personnel de communiquer mon vrai salaire au centime près et mon bonus 2007, qui n’ont rien à voir avec les montants articulés. J'ai aussi affirmé ne siéger dans aucun Conseil d'administration.
J’ai spécifié aussi que les salaires du top management de SIG étaient bien au-dessous de la branche énergétique suisse. A qui profitent tous ces mensonges, tous ces actes de populismes, toutes ces polémiques ? A quelques députés peu scrupuleux qui veulent se faire de la pub en pleine campagne électorale ? A quelques élus qui veulent déstabiliser l’entreprise pour favoriser leurs dogmes ? Là sont les vraies questions. Demain, « Le Temps » publiera mon salaire. Au nom de la transparence, je ne suis pas contre, n’ayant rien à cacher et n’ayant pas honte de mon salaire, donnant énormément à mon boulot. Ce qui me dégoûte est le fait que, dans l’article de demain, la journaliste ne mentionnera certainement pas l’élu politique qui vomit des rumeurs citant n’importe quel chiffre sur n’importe qui … Où est l’éthique politique ?

20:00 Publié dans Vie prof | Lien permanent | Commentaires (1)

12/09/2007

Lettre à Emmanuelle Drevon de la Tribune de Genève

Salut Emmanuelle,

Comme tu le sais, je ne suis jamais le dernier lorsque l'on peut faire de la dérision, voire de l'auto-dérision.

C'est donc toujours avec plaisir que je lis, dans la Tribune de Genève, la rubrique "Signé BOB".

J'ai passé souvent sur le grill dans cette rubrique et me suis toujours bien marré.

Mais, dans l'édition d'aujourd'hui, je suis scandalisé !

On peut y lire:

Muet du sérail

Le député socialiste Christian Brunier, qui est aussi directeur de la comm' aux SIG, révèle sur son blog que Sarko a donné le "feu vert à l'opacité comptable, aux liens d'intérêt, aux abus de biens sociaux" lors d'un récent congrès du Medef.

Toute ressemblance avec les SIG serait bien sûr purement fortuite !

Sous-entendre que SIG vit dans l'opacité comptable, favorise les liens d'intérêt et abuse des biens sociaux est odieux et pénalement condamnable.

Alors que la direction de SIG - sous l'impulsion de son Directeur général Raymond Battistella - a été, durant des années, citée comme exemplaire, ayant transformé radicalement SIG en un service public innovant, il est révoltant de lire de telles calomnies.

Je te rappelle que SIG est certifiée en matière comptable selon les normes internationales les plus strictes. Tant les normes IAS qu'IFRS exigent une transparence exemplaire. Que notre éthique est reconnue, notamment sur la base d'une notation sociétale (audit par un cabinet spécialisé et indépendant de notre politique en matière de développement durable).

Certes, nous avons certainement plein de défauts. Mais, ayant siégé dans plusieurs organisations diverses et variées, jamais j'ai rencontré une équipe de direction s'engageant avec autant d'éthique. Malheureusement, on ne peut pas en dire autant de certains de nos détracteurs.

Dans ce contexte, je t'invite à bien vouloir publier des excuses et un correctif sur ce dérapage salissant les 1700 collaboratrices et collaborateurs de cette entreprise qui contribuent activement à offrir un service hors du commun à la population genevoise (électricité 100 % certifiée, en très large partie renouvelable, eau d'une haute qualité, coupures fort rares, application du juste prix à travers une tarification transparente, ...).

Bien cordialement !

Christian Brunier

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21/08/2007

Les bonus aux Services industriels : un coin dans la grille salariale de l’Etat

Lu sous la plume de Philippe Bach dans le Courrier

 
Les employés des Services industriels touchent des bonus en sus de leur salaire. Est-ce compatible avec un rôle de service public
 
 «M.Stauffer pose des questions pour lesquelles il a les réponses en main» résume Daniel Mouchet, président des Services industriels genevois (SIG). Le député du Mouvement citoyens genevois (MCG), par ailleurs membre du conseil d administration de la régie publique, a diffusé durant le mois de juillet un projet de motion dans laquelle il dénonce les bonus distribués aux employés des Services industriels.
 
Reste à savoir quel accueil la motion trouvera au prochain Grand Conseil.  Son argument principal réside dans le fait que la notion même de bonus dans une régie publique disposant d’un monopole n’a pas de sens. En cela Eric Stauffer trouve le soutien d’Alberto Velasco, député socialiste, lui aussi administrateur aux SIG. «Sur ce point la question est bonne et elle mérite d’être discutée. »
 
Ce n’est pas l’avis de M.Mouchet : «Tout d’abord nous ne sommes pas en situation de monopole pour tout : le gaz est clairement en concurrence avec le mazout. » Une bonne part l’élimination des déchets est soumise aux lois de la concurrence. Quant à l’électricité son marché sera partiellement libéralisé l’an prochain.
 
Au-delà de cette question M.Mouchet souligne que le système salarial peut toujours être contesté, «mais il a été élaboré de la sorte et approuvé par l’ensemble des partenaires sociaux après de longues négociations.» Le conseil d administration l’a voté et il a reçu le feu vert du Conseil d’Etat.
 
La motion laisse entendre que c’est la direction de la régie publique qui touche ces sommes chiffrées en millions. Renseignements pris les choses sont plus compliquées. La masse salariale des SIG comporte effectivement une enveloppe destinée à financer de tels bonus (6,5 millions de francs en 2006 sur 237 millions). Ceux-ci concernent l’ensemble des salariés de l’entreprise La direction soit huit personnes ne se partage «que» 330 000 francs.
 
«Ce système est transparent. Il est inscrit dans le compte-rendu administratif et financier de l’entreprise», explique Daniel Mouchet.
 

Risque de dérives

 
Verser des bonus n’est pas forcément adapté à ce qui relève du domaine public. «Les services de l’Etat sont chargés d’appliquer la loi» note Hervé Pichelin président de la Communauté genevoise d’action syndicale, «en ce sens les bonus ne sont guère utiles pour des entités qui fonctionnent selon une logique de procédure administrative et pas seulement de délivrance de prestations.»
 
En faisant de chaque entité des SIG un centre de profit le système peut induire des stratégies contraires à la mission de l’Etat, craint Alberto Velasco. Exemple : avec ce type de politique, on pousse au maintien maximal de l’activité de l usine d incinération, sans chercher à valoriser le tri des déchets en amont.
 

Valoriser autrement

 
Avec aussi la crainte que ce genre de système de salaire au mérite ne se généralise à l’Etat. En Ville de Genève, les négociations entre personnel et employeur ont d’ores et déjà buté sur ce genre de propositions. A l’Etat, la prime de fidélité va céder la place à un treizième salaire. La prochaine étape pourrait voir ce système être étendu au canton. Le ministre des Finances David Hiler a plusieurs fois laissé entendre qu’il favorisait un système salarial faisant davantage de place au mérite.
 
Des réserves qui recoupent partiellement les propos de José Ramirez, professeur à la Haute Ecole de gestion à Genève, même si, pour lui l’existence de ce mécanisme des bonus a le mérite de poser la question de la compétitivité des salaires du public avec ceux du privé. «On le voit pour les cadres, il n’est pas très avantageux de travailler à l’Etat. » Mais il se demande si compétition a un sens : «II faudrait peut-être valoriser ces fonctions autrement que par le salaire. »
 

Sanctions possibles

 
Autre question qui reste ouverte : les SIG n’ont guère goûté la méthode du député MCG. Le conseil d’administration des SIG doit encore débattre de l’opportunité de saisir l’autorité de tutelle de l’entreprise, le Conseil d Etat, afin de déterminer si l’administrateur Stauffer a agi conformément à sa mission, avec le devoir de réserve que cela implique.
 
M.Mouchet manifeste à ce propos une certaine exaspération : «Au dernier conseil d’administration des SIG, M.Stauffer a interrompu à plusieurs reprises et à rebours de l’ordre du jour les débats pour obtenir des réponses à cette question des bonus. Je lui ai demandé de mettre ses interrogations par écrit pour pouvoir lui répondre en bloc.» Ce qui a été fait. Seul problème : ces questions ont été diffusées tous azimuts avant d’être envoyée, trois jour plus tard, aux SIG.
 
«Une manière de prendre en compte la concurrence du privé»
 
Les employés des Services industriels sont payés selon une grille distincte de celle de l’Etat. Ils touchent leur salaire annuel en treize versements. La progression à l’intérieur d’une classe se fait en fonction de plusieurs critères, dont l’ancienneté, l’atteinte d’objectifs d entreprise, de l’inflation et de l’évolution des salaires dans la branche de l’entreprise. Et d’une partie de mérite individuel en fonction de critères d’acquisition de compétences et de responsabilités nouvelles.
 
Les salaires s échelonnent entre 56’000 francs et 250’000 francs annuels pour les directeurs les mieux payés. Le directeur général est hors classe «son salaire équivaut à celui d’un conseiller d’Etat» selon Daniel Mouchet. Le bonus n’est pas forcément versé. «Il ne l’a pas été en 2001», rappelle le président des Services industriels. Tout dépend de l’atteinte des objectifs pour l’entreprise. Il comporte une part fixe (environ 40 %) et une part de 60 % représentant l’atteinte des objectifs individuels fixés à chaque travailleur ou travailleuse. La part au mérite ne doit pas dépasser 10 000 francs.
 
Le système vaut pour tout le monde, y compris le président des SIG. «Même moi, je suis évalué par la secrétaire du conseil d’administration, et la décision est validée par le Conseil d’Etat», explique M.Mouchet. Ce dernier constate qu’historiquement les basses classes des salaires dans l’entreprise se situent sur le haut de la fourchette du marché. A l’inverse, les hautes classes - les cadres - sont situées nettement en dessous de ce qu’on trouve dans le privé, l’écart se situant entre 15 % et 25 %.
 
«Nous constatons empiriquement lorsque nous devons engager un cadre que nous ne sommes pas très attractifs, explique M.Mouchet. D’où son sentiment que le système des bonus permet de corriger partiellement ces inégalités. En clair pour l’enveloppe de 330'000 francs dévolue aux bonus de la direction, une bonne partie sert en fait à compenser l’écart du salaire qu’il est légalement possible de verser a ce manager avec ce qui se pratique dans le privé. «La norme dans le domaine des entreprises électriques est plus proche des 500 000 francs» précise Christian Brunier, membre de la direction des SIG.
 
© Le Courrier, Genève, Fribourg
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