• Christian Brunier: «Moi, je n'ai jamais été contrôlé»

    Dans la journal « Le Matin », sous la plume de Sarah Pernet et Fabiano Citroni


    GENÈVE  -  ACCIDENTS

     

     

     

    L'enquête avance après le drame de Cologny. Deux des trois passagers du scooter volé ont été identifiés. Ils étaient connus des services de police.

     

     

     

    Le député Christian Brunier et plusieurs organisations exigent un renforcement des contrôles. Le chef de la police, Laurent Moutinot, s'explique

     

     

     

    Fatalité ou laxisme des autorités? La polémique éclate à Genève après la mort de six jeunes (voir encadré) sur les routes en une semaine: le député socialiste Christian Brunier accuse le gouvernement de ne pas en faire assez pour lutter contre les fous du volant. «Le Parlement a voté en 2004 une motion invitant le Conseil d'Etat à planifier des mesures concrètes pour diminuer le nombre d'accidents. On nous avait promis une réponse rapide. Nous l'attendons depuis trois ans. Genève est une mauvaise élève, faute de volonté politique», affirme-t-il.

     

     

     

    Et le socialiste de citer Nicolas Sarkozy en exemple: «Je ne suis pas un accro du flicage, mais à un moment donné il faut en arriver là. Le quai de Cologny, où trois jeunes ont perdu la vie samedi, manque de radars. Il faut aussi augmenter les contrôles de police. A Genève, je n'ai jamais été contrôlé!» Comment l'explique-t-il? «Le dossier de la sécurité routière touche plusieurs départements. Du coup, aucun ne le prend en main. Je ne sens pas de véritable volonté politique. Peut-être qu'avec six morts en une semaine cela va changer.»

     

     

     

    Christian Brunier fait-il de la récup' politique? Il s'en défend. En tout cas, plusieurs organisations abondent dans son sens. Président de la section genevoise du TCS, Guy Zwahlen avance ainsi que «vous avez plus de chances de vous faire attraper à Genève si vous dépassez d'une demi-heure votre temps de parking que si vous franchissez une double ligne blanche. La raison est simple: trois corps d'agents contrôlent le stationnement alors que la gendarmerie est seule pour traquer les chauffards. Il faut augmenter le nombre de patrouilles de police la nuit pour que les gens comprennent qu'ils ne peuvent pas faire n'importe quoi sur la route.»

     

     

     

    Responsable de la section genevoise de l'ATE (Association transports et environnement), Olivier Norer évoque pour sa part «la culture de l'impunité qui règne à Genève. Les contrôles ne sont pas assez nombreux. Pis, une personne qui commet une infraction et qui est arrêtée par la police ne sera pas forcément sanctionnée. On a trop de sympathie envers les contrevenants. Comment éduquer les conducteurs dans ces conditions?»

     

     

    Prévention: Genève n'est pas un exemple

     


    Pour Michaël Cordier, coordinateur pour la Suisse romande de Road Cross (la fondation active dans le soutien aux victimes de la route), l'éducation passe surtout par la prévention. Et Genève ne serait pas un exemple sur ce terrain-là. «Ce canton nous sollicite très peu pour faire de la prévention routière. Mon prédécesseur avait même reçu une fin de non-recevoir l'année dernière de la part d'une politicienne.»

     

     

     

    Les chauffards sont-ils donc rois à Genève? «Pas du tout, répond le conseiller d'Etat en charge de la police, Laurent Moutinot. La police est hyperprésente sur les routes. Le contrôle et la volonté politique sont forts. Et je félicite la justice qui poursuit les chauffards pour meurtre ou tentative de meurtre.»

     

     

     

    Dangers publics

     


    Le socialiste reconnaît toutefois que le problème du quai de Cologny - dix morts en trois ans - n'a pas été résolu. «On est mal. Ça ne va pas assez vite. Faut-il installer plus de radars? Je viens sans problème avec une demande de crédit devant le Grand Conseil. Serai-je suivi? Ce n'est pas gagné.

     

     

     

    Reste que les accidents mortels impliquent souvent des individus qui sont des dangers permanents. Sincèrement, ce n'est pas facile de les empêcher de faire des folies. A Perly, par exemple, trois jeunes sont morts suite à une course-poursuite. Qu'aurait-on pu faire?»

     

  • Deux des trois victimes de Cologny sont identifiées

    Dans la journal « 20 Minutes », sous la plume de Valérie Duby

     

     

    GENEVE. L’enquête sur l’accident de Cologny progresse. Deux des trois jeunes victimes ont été identifiées.

     

     

     

    La police genevoise connaît désormais l’identité de deux des trois personnes qui ont trouvé la mort samedi dans la nuit sur le quai de Cologny. Parmi elles, un ressortissant du Kosovo de 26 ans, sans domicile connu (déjà identifié dimanche grâce à son dossier de police) et un Suisse de 30 ans, originaire de Lucerne et domicilié dans le canton. Seule la troisième victime, une jeune fille, n’a pas encore retrouvé de nom.

     

     

     

    Selon les témoignages parvenus à la police, il s’avère que les trois jeunes circulaient sur le scooter Yamaha de faible cylindrée. Impossible toutefois encore d’expliquer le déroulement du drame.

     

     

     

    Le ou les occupants d’un fourgon blanc immatriculé en France ne se sont toujours pas manifestés auprès de la police. Les enquêteurs espèrent avoir un éclairage grâce à ce témoignage.

     

     

     

    L’enquête a aussi permis d’établir que le deux-roues était immatriculé à Genève. Volé à la fin de septembre dans le quartier de Châtelaine, il portait des plaques françaises lors de l’accident. A Genève, des voix s’élèvent pour fustiger le manque de contrôles sur les routes et notamment sur le quai de Cologny, théâtre de nombreux accidents (dix morts en trois ans) et de rodéos.

     

     

     

    Le député socialiste Christian Brunier vient de déposer une interpellation urgente au Grand Conseil. Il demande la création d’aménagements pour freiner la vitesse et davantage de radars sur cet axe.

     

     

  • Davantage de sécurité sur le quai de Cologny

    Voici une interpellation que je dépose au Grand Conseil genevois, la sécurité routière n’étant pas le fort des Autorités genevoises, malgré le vote par notre Parlement de la motion « Vision zéro » (toujours sans réponse alors qu’elle a été votée en 2004).
    Texte de l’interpellation urgente :
    Durant ces trois dernières années, 10 personnes ont été tuées dans des accidents de la route sur le quai de Cologny.
    A cette hécatombe horrible, s’ajoutent de nombreux blessés, souvent graves.
    L’inventaire des 36 derniers mois est consternant dans cette zone :
    21 mai 2004 : rodéo routier, 14 blessés.
    31 mai 2004 : une automobile percute un arbre, 1 mort.
    11 septembre 2004 : une voiture sort de la route et plonge dans le lac, 2 blessés graves.
    31 octobre 2004, perte de maîtrise d’une voiture en excès de vitesse (estimation entre 120 et 150 km/h), 3 morts.
    27 août 2005 : une automobile percute un piéton, 1 mort.
    7 mars 2006 : une  voiture finit sa course dans le restaurant du Pavillon du Lac, 1 mort.
    26 février 2007 : collision frontale entre deux voitures, 1 mort.
    27 octobre 2007 : accident mystérieux. 3 morts sont retrouvés à côté d’un scooter accidenté.
    Malgré cette multitude d’accidents, peu ou pas de mesures ont été prises par les Autorités pour freiner la vitesse et garantir la sécurité routière dans ce secteur meurtrier.
    Pourtant des solutions existent : création d’aménagements pour freiner la vitesse, actions de prévention, contrôles de police plus fréquents, ajout de radars, etc.
    Le Grand Conseil genevois a voté une motion « Vision zéro » en matière d’accidents de la route. Dans ce registre, à la différence de plusieurs cantons, Genève est une mauvaise élève, faute de volonté politique du Conseil d’Etat.
    Dans ce contexte, que compte faire le gouvernement pour augmenter la sécurité routière sur le quai de Cologny ?

    Par avance, je remercie le gouvernement genevois de sa réponse, mais surtout de sa détermination pour améliorer la sécurité routière à Genève.

  • Une semaine de politique

    Victoire politique
    Nous avons fêté l’obtention d’un permis de résidence en Suisse pour une famille bosniaque que nous (quelques membres d’associations et une petite poignée de politiques) avons soutenue. Cette famille de jeunes parents et de trois enfants, dont deux nés à Genève, ont subi les traumatismes de la sale guerre de l’ex-Yougoslavie. La femme du couple a été violée durant plusieurs jours et par plusieurs « hommes » dans un  centre de détention serbe. Malgré ces horreurs vécues, la loi Blocher les renvoyait dans la région où vivent en toute impunité leurs anciens bourreaux. L’humanité n’est pas soluble dans toutes les législations !
    Heureusement, avec beaucoup de forcing associatif et politique, et la compréhension des Autorités genevoises – dont particulièrement celle de Laurent Moutinot et de ses services – ces victimes de la barbarie peuvent rester à Genève, Cité dans laquelle ils ont construit une nouvelle existence et trouvé du boulot pour ne pas être à la charge de la société.
    Avec les députées vertes Anne Mahrer et Ariane Wisard-Blum, nous avons l’impression d’avoir obtenu une belle victoire.

    Trop souvent, malgré un engagement lourd en temps et en énergie, nous avons le sentiment de nous battre pour pas grand-chose dans un pays où la gauche est très minoritaire. Or, lorsque par nos humbles actions, nous offrons à une famille de l’espoir, nous nous disons que notre engagement politique n’est pas complètement inutile.

     

    Grenelle de l’environnement
    Sarko, que je critique souvent, me surprend en annonçant une politique environnementale que les socialistes ont été incapables de déployer en France.
    En politique, il faut savoir être critique, mais aussi souligner les bons points.
    Reste désormais à concrétiser ces bonnes idées.

     
  • L’innovation, moteur du succès

    Les êtres humains sont les plus grandes richesses des entreprises. Trop peu d’entreprises s’en sont rendu compte. Or, celles qui réussissent le mieux, qui lancent des produits à succès, qui mettent en place des structures de management motivantes et qui sont à la pointe de la recherche et du développement, sont celles qui ont misé sur l’INNOVATION.

     

     

    Pour devenir innovant, il faut libérer les esprits. Casser les carcans qui empêchent les idées d’émerger. Valoriser l’imagination et l’esprit d’entreprendre. Permettre le droit à l’erreur et à la proposition qui peut s’avérer saugrenue.

     

     

    Pour réussir cette tempête des neurones, trois grands axes doivent être privilégiés : l’impulsion d’une culture d’innovation, la formation à la créativité et la mise en œuvre d’un management des idées. Regardons ces 3 aspects d’un peu plus près.

     

     

    L’innovation est avant tout un état d’esprit. C’est pourquoi, il est utile d’intégrer cette valeur dans les fondamentaux de la culture d’entreprise. Tous les ouvrages spécialisés vous diront que ceci passe par une forte impulsion de la direction générale et par une communication accrue sur ce domaine. Oui, assurément ! Mais, il est utile aussi de mener quelques actions décoiffantes pour « secouer » les mentalités. EDF n’a pas hésité à mettre en contact ses hauts cadres avec des artistes un peu déjantés provenant des milieux squats pour les encourager à sortir des habitudes et du cadre culturel qui limitait trop souvent leur créativité. Il faut pousser le personnel finalement à OSER et récompenser celles et ceux qui propulsent les meilleures innovations.

     

     

    La formation permet d’amener un peu de méthode et de connaissances d’outils favorisant l’innovation. En faisant toujours attention de ne pas créer une méthodologie et des outils tellement lourds et rigides qu’ils asphyxieront l’agitation d’idées.

     

     

    Finalement, il est impératif de manager les idées. Cette gestion doit faciliter l’émission d’idées et la proposition d’innovations. Ensuite, elle doit les trier, les évaluer, les approuver et souvent les rejeter, sans pour autant créer la frustration qui tuerait l’envie d’en proposer de nouvelles. Et surtout, les concrétiser ! Trop souvent de bonnes idées émises en sein des entreprises restent lettres mortes. Quel gâchis !

     

     

    L’innovation rassemble tant de petites idées qui améliorent le quotidien que certaines - plus rares - qui déclenchent de vraies révolutions.

     

     

    En ouvrant les esprits, Swatch a révolutionné l’horlogerie suisse alors moribonde. En lançant les automobiles hybrides, certains constructeurs automobiles sont devenus des fers de lance de la lutte contre le CO2 et ont modifié totalement leur image de marque de pollueurs. En imaginant la gamme SIG Vitale, SIG a été précurseur dans la mise en valeur des énergies renouvelables.

     

     

    Sans cesse, les entreprises pour progresser et créer de la valeur doivent s’inscrire dans cette dynamique d’innovation constante.