• Sponsoring de la police genevoise : drôle de réponse du gouvernement

    Le gouvernement genevois répond à ma question sur la politique de sponsoring de la Police genevoise de manière peu satisfaisante. Jugez par vous-même et réagissez sur mon blog !
    En date du 24 mai 2007, le Grand Conseil a renvoyé au Conseil d’Etat une question écrite qui a la teneur suivante :
    Depuis plusieurs années, la Police genevoise est l’un des sponsors du concert NRJ Music Tour à l’Arena de Genève.
    La Police explique ce soutien par le fait qu’elle tient un stand afin de recruter des jeunes futurs policiers.
    Bien, mais pourquoi ne soutient-elle pas un événement moins commercial, lié au monde associatif genevois ? Plusieurs festivals sont d’une ampleur comparable à l’événement organisé par NRJ et attirent une population plus locale, de ce fait, davantage susceptible d’être recrutée par la Police genevoise.
    De plus, plusieurs grandes fêtes genevoises manquent de sponsors, plusieurs mécènes s’étant repliés sur des soutiens plus internationaux. Par exemple, une grande banque a lâché plusieurs partenariats locaux pour concentrer ses moyens financiers sur Alinghi.
    Il paraît aussi normal qu’une institution publique telle que la police, par éthique, soutienne des événements non lucratifs, plutôt que des grands concerts de promotion en faveur d’une radio commerciale.
    Ma question au Conseil d’Etat est la suivante :
    La Police genevoise ne devrait-elle pas soutenir financièrement un événement associatif genevois (Fête de l’Espoir, Fête de la musique, …) plutôt qu’un concert d’une radio commerciale ?
    Je remercie d’avance le gouvernement genevois de sa réponse.
    RÉPONSE DU CONSEIL D'ETAT
    La participation de la police genevoise au NJR Music Tour est fonction des avantages qu'elle estime en retirer, pour un coût très attractif, en terme d'impact auprès des jeunes de la tranche d'âge 15-25 ans, son public-cible s'agissant du recrutement.
    Ces avantages se traduisent notamment par :
    – une présence dans la campagne d'affichage faite dans l'ensemble des collèges, universités et écoles supérieures (1 500 affiches);
    – la présence du logo Police dans les 33 salles Europlex, durant 1 mois avant l'évènement;
    – la présence du logo Police sur les flyers « révélation » (17 000 flyers distribués dans les centres commerciaux, collèges, cycles, au centre-ville, etc.);
    – une présence du logo Police dans la campagne presse (20 Minutes, Nightlife, Lausanne Cités, GHI, le Matin Dimanche, Mad Magazine,Migros Première, Avant-Première, TV8);
    – la diffusion du film promotionnel « Police 117 » sur les écrans géants de
    l'Arena;
    – la présence de la caravane Police Recrutement, sur l'esplanade de l'Arena, animée par des policiers;
    – la distribution de plaquettes et flyers recrutement Police;
    – la présence d'hôtesses de la police à l'intérieur de l'Arena pour distribuer des flyers recrutement;
    – un impact au-delà des frontières cantonales.
    Une éventuelle participation aux évènements associatifs genevois auxquels Monsieur le député Christian Brunier fait référence ne présenterait pas d'avantages comparables pour la police, et cette dernière n'a pas vocation à les soutenir financièrement.
    Au bénéfice de ces explications, le Conseil d’Etat vous invite, Mesdames et Messieurs les députés, à prendre acte de la présente réponse.

  • Election à la présidence du Parti socialiste genevois

    Retrouvez le reportage de la TSR (Télévision suisse romande) – signé François Egger - concernant l’élection à la présidence du Parti socialiste genevois opposant Alain Charbonnier, René Longet et Alberto Velasco.

     

     

     

    Vous y verrez notamment les témoignages de Laurence Fehlmann-Rielle, d’Alain Etienne et de Christian Brunier.

     

     

     

    Sur le Web :

     

     

     

    http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=212000#

  • Un p’tit jour de politique : 29 janvier 2008

    Pesée d’intérêts

     

    La manchette du Matin nous informe que le Conseiller d’Etat genevois a perdu 12 kilos. Alors que les conflits se multiplient dans le monde, que le dérèglement climatique se développe, que les droits humains sont trop souvent violés, l’info la plus importante pour « Le Matin » se résume aux nouvelles de la balance du magistrat PDC. Information futile, information inutile !

    Genève : Pour des espaces publics sans fumée

    Premier job
    Les chômeuses et chômeurs français-es qui refuseront deux propositions d’emplois seront pénalisés. Je comprends mieux pourquoi Bernard Kouchner a accepté tout de suite le boulot de ministre que Sarko lui proposait.

     
  • Traversée de la rade : la droite remet le projet dans le pipeline

    Dans le Courrier sous la plume de Philippe Bach :

     

     

    GRAND CONSEIL - Quelque 3,5 millions de francs ont été débloqués hier soir pour étudier le projet de grand traversée de la rade sous forme de pont.

     

     

    Les députés ont payé pour voir. Douze ans après le vote négatif du peuple, la majorité bourgeoise du Grand Conseil genevois a remis le projet de traversée de la rade sur le tapis. Ceci en acceptant un crédit d'étude de 3,5 millions de francs destiné à un avant-projet de traversée lacustre.

     

     

    Il s'agirait d'un pont, les députés ont d'ailleurs amendé en commission le projet de loi, en parlant explicitement de traversée lacustre, a rappelé David Amsler, auteur de la majorité. Exit donc le projet de tunnel sur le tracé de petite traversée de la rade (entre le Port-Noir et la Perle du lac) qui avait les faveurs jusqu'ici de la majorité. En cela, c'est l'option du Conseil d'Etat qui a reçu un appui hier soir.

     

     

    La loi votée hier se refuse fort logiquement à fixer de manière trop précise les points d'ancrage du futur ouvrage. Sur la rive droite, celui-ci est prévu à la hauteur de l'échangeur du Vengeron et sur la rive gauche à la Bellotte. A partir de cet accrochage, un tunnel devra permettre le raccordement au réseau autoroutier français via un tunnel puis une tranchée couverte sous le plateau de la Gradelle. M. Amsler espérant une ouverture du chantier en 2015 et une mise en service en 2020.

     

     

    Quid de l'environnement?

     

     

    Les débats ont surtout porté sur trois questions de principe: ce projet de traversée de la rade répond-il à un besoin, est-il conforme aux impératifs du développement durable, le canton a-t-il les moyens de se payer ce genre d'équipement ?

     

     

    On s'en doute, le clivage gauche-droite a joué à fond sur ces trois questions Pour les députés bourgeois, il convient de répondre à l'explosion de la mobilité, qui devrait progresser de 40% d'ici à 2020, comme l'a rappelé le radical Jacques Jeannerat. En face, on a expliqué que ce genre d'équipement a tendance non pas à décharger le reste du canton mais à générer un trafic supplémentaire. «On l'a vu avec l'autoroute de contournement», a souligné Lydia Schneider Hausser (PS).

     

     

    Deuxième question qui a suscité des oppositions frontales: l'environnement. «Tout le monde a inscrit le développement durable à son programme, mais vous peinez à concrétiser ses principes», a lancé l'écologiste Morgane Gautier, «la concentration de CO2 continue d'augmenter dans l'atmosphère».

     

     

    Enfin, quel sera le coût de l'ouvrage? Une question à 3 milliards de francs, selon le député socialiste Christian Brunier. Et d'interroger: qui paiera? La Confédération, espère David Amsler, ou alors le fonds d'infrastructure, ajoute Jacques Jeannerat. «Ou un péage.» «Vous êtes bien optimistes, les a tancés M. Brunier, «la Confédération a mis cent ans pour assumer seulement la moitié du projet CEVA (liaison ferroviaire la Praille-Eaux-Vives).

     

     

    Genève, cinquième région d'Europe

     

     

    Pour l'exécutif, c'est Mark Muller qui a défendu la position officielle, quand bien même le repêchage a été voulu par Robert Cramer. Pour lui, le projet s'inscrit bien dans le projet d'agglomération déposé par le Conseil d'Etat fin 2007. «Genève est la cinquième région d'Europe, il faut bien s'adapter.»

     

     

    Et le magistrat de plaider pour la paix des transports, à l'instar de ce qui a été négocié sur le logement. En clair, mais cela avait déjà été tenté au début des années 1990, il s'agirait de laisser de l'espace aux trams sur le pont du Mont-Blanc en échange d'une traversée routière.

     

     

    Le projet de loi a été accepté par 55 voix (libéraux, radicaux, démocrates-chrétiens et udécistes), contre 27 (socialistes et vert) et 2 abstentions sur les bancs du PS et des Verts. I

     

  • Gate Gourmet évite la grève en attendant la conciliation

    Paru dans « Le Courrier » sous la plume de Marc Menichini
    GENÈVE - La grève du personnel de l'entreprise de restauration annoncée hier n'a pas eu lieu. La direction a demandé une conciliation, réduisant syndicat et personnel au silence.
    Le torchon brûle entre la direction de Gate Gourmet Genève et son personnel. Les dirigeants de la société de restauration ont refusé les dernières propositions du Syndicat des services publics qui a annoncé, mercredi en début d'après midi, l'échec de la négociation et son soutien à la grève décidée par l'assemblée générale du personnel. Une grève étouffée quelques heures plus tard par Gate Gourmet. Saisie par la société, la Chambre des relations collectives de travail (CRCT), organe qui traite des conflits autour des conditions de travail, a en effet ouvert une procédure de conciliation. «C'est une manœuvre; les dirigeants suspendent ainsi la volonté de grève de ses employés», dénonce Christian Grobet, l'ancien député de l'Alliance de gauche, venu hier matin devant l'entreprise, accompagné de quatre personnalités de gauche, pour montrer sa solidarité envers le personnel et le syndicat «muselés».
    Gate Gourmet Genève et ses employés ne s'entendent plus depuis bientôt une dizaine d'années. Aucune des négociations entre les deux partenaires n'a abouti. Les dernières en date portaient sur le renouvellement de la convention collective de travail (CCT). La société demandait un allongement du temps de travail, la suppression des pauses de quinze minutes et proposait une augmentation de salaires de 2 à 3%. «Inacceptable» pour le personnel qui, au début de cette année, est tombé dans un vide conventionnel. «La société se porte très bien», affirme Christian Brunier, député socialiste présent ce matin. «Chaque unité de Gate Gourmet doit faire 12% de bénéfices, alors que les multinationales fixent en général ce taux à 8% pour leurs succursales.» Et les politiciens «grévistes» de fustiger la participation forcée des employés à la réalisation de cet objectif. Comment? Par des contrats précaires ou encore la stagnation des salaires depuis près de dix ans pour certains.
    Au début de cette semaine, le personnel a proposé un dernier compromis: la suppression des pauses en échange d'une hausse salariale de 4%, ce qui reviendrait à 0,8% en termes réels. Si la direction refuse, ce sera la grève, a décidé le personnel. Les deux parties devaient se rencontrer le 23 janvier. «Nos expériences de négociations passées nous ont incités à faire une demande de conciliation à la CRCT», explique Brigitt Trindler, attachée de presse de Gate Gourmet Suisse. Une requête envoyée avant même cette négociation. Selon le tract distribué par les politiciens, les dirigeants auraient ainsi programmé l'échec des négociations.
    En effet, le 23 janvier, Gate Gourmet refuse la proposition du personnel. Alors que le syndicat prépare la grève, Gate Gourmet l'informe de la réponse de la CRCT. Les deux parties sont convoquées le 29 janvier à une séance de conciliation. «Nous avons envoyé les deux convocations en même temps, confirme Pierre Heyer, président de la CRCT. Aucune grève, aucun licenciement et aucune médiatisation ne sont autorisées», ajoute-t-il. «Comme le personnel n'a plus le droit de s'exprimer, on doit se mobiliser», s'exclame Monique Boget, la maire socialiste de Meyrin. «C'est inadmissible, s'emporte Pierre Vanek, ancien député de Solidarités. Il faut maintenant étendre ce mouvement de soutien.» Christian Brunier attend «une intervention forte du gouvernement.» Dans ce sens, il a déposé hier soir une proposition de motion devant le Grand Conseil.