• Ma réponse aux anonymes qui réagissent sur l’école

    A part Monsieur Dumitrescu, avec qui j’ai peu d’affinités politiques, mais qui ose s’exprimer en transparence, la plupart de mes détracteurs prennent des pseudos ou de faux noms.

     

     

    J’aime le débat et la contradiction. Me bats pour la liberté, dont celle de mes opposants, ayant toujours été un militant acharné des droits de la personne et de la liberté d’expression. Par contre, j’ai beaucoup de mépris pour les lâches qui se cachent derrière leur hypocrisie pour cracher leur venin de haine. Ces corbeaux insultants n’amènent rien à l’enrichissement de la démocratie par le débat.

     

     

    Je rappelle à mes détracteurs anonymes, qu’il n’y a pas de corrélation entre les problèmes scolaires et l’étiquette d’étranger non francophone. Ce n’est pas une analyse politique ou idéologique, juste une lecture objective des statistiques. La seule corrélation que l’on peut établir est un lien entre l’origine socioculturelle et les difficultés scolaires. Eh oui, plus vous naissez dans une famille pauvre, plus vous risquez de connaître un parcours scolaire chaotique. Nous n’avons pas besoin d’être des éminents pédagogues pour comprendre ce phénomène.

     

     

    De ce fait, si Hugues Hiltpold veut contribuer à la lutte contre l’échec scolaire, il doit combattre la pauvreté qui se développe de manière inquiétante, s’opposer à l’aménagement de ghettos sociaux dans certains quartiers et renforcer le soutien aux élèves en difficulté.

     

     

    Stigmatiser les enfants étrangers ne sème que la xénophobie et la haine et ne résout aucun problème.

     

     

    Je connais bien Hugues et l’apprécie. J’espère que la meilleure connaissance du dossier éducatif - qu’il connaît peu - lui permettra de revenir à des positions plus pragmatiques. Je sais que certains radicaux vont l’aider à appréhender ce dossier complexe avec davantage de sérénité et d’objectivité.

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  • L’école, cible populiste

    MULTICULTURALISME en SUISSE - Le radical Hugues Hiltpold propose de fixer des quotas de non-francophones dans les classes.

     

     

    Dans « Le Courrier » par Rachad Armanios

     

     

    Après leurs parents (on en naturaliserait trop) et leurs grands frères (des «criminels en puissance»), au tour des écoliers étrangers d'être stigmatisés, accusés de tirer le niveau scolaire vers le bas. C'est pour répondre à cette crainte que le conseiller national radical (GE) Hugues Hiltpold compte proposer aux Chambres fédérales et au Grand Conseil genevois un quota d'élèves non francophones par classes (Le Matin dimanche du 25 mai). Premier problème: comment définir les élèves parlant «pas ou peu le français» visés par Hugues Hiltpold? A Genève, combien seraient concernés entre les 2% d'écoliers tout juste arrivés de l'étranger sans parler un mot de français et ceux dont il est une seconde langue (40% de l'effectif)? Pour le Département de l'instruction publique, la proposition est irréalisable.

     

     

    Deuxième problème, le radical se trompe de cible en isolant le lien entre les difficultés scolaires et les lacunes linguistiques. Celles-ci ne sont qu'un facteur parmi d'autres, dont celui de l'environnement socio-économique et familial de l'élève. En poussant le cynisme, si le but est de «neutraliser» les «moutons noirs», il faudrait établir des quotas de «très mauvais» élèves, catégorisés par les études PISA. Au risque de stigmatiser aussi des petits Suisses.

     

     

    Ce serait une erreur, car l'une des missions de l'école est de former les citoyens de demain qui doivent apprendre à s'y côtoyer par-delà leurs différences culturelles, sociales ou de niveau scolaire.

     

     

    Le populisme ne changera rien à une baisse du niveau scolaire, réelle ou fantasmée. Les solutions passent au contraire par des mesures d'appui renforcées. Mais cela exige des moyens financiers que la droite parlementaire refuse de débloquer. A gauche, le député socialiste Christian Brunier souligne qu'en chiffres constants, l'école s'est vue couper un quart de ses moyens en dix ans. Si l'idée du radical devait dépasser ce stade, la gauche tenterait de réorienter le débat sur ce terrain.

     

     

    C'est en lisant les messages xénophobes des téléspectateurs d'une émission de TV consacrée à l'école que l'élu radical a eu l'idée d'y fixer des quotas. Une façon d'alimenter le climat malsain en chassant sur les terres de l'extrême droite: l'UDC suisse propose, elle, qu'un élève allophone suive un an de cours de langue obligatoire (français, allemand ou italien, selon la région) avant d'intégrer une classe normale. Si l'enfant se montre rétif, lui et ses parents se verront retirer leur permis de séjour. Et si l'apprentissage nécessite plus qu'un an, les frais supplémentaires seront à la charge des parents.

     

     

    L'UDC prétend ainsi tordre le cou à une «vision angélique du multiculturalisme». Ses adversaires seraient avisés de souligner sa richesse. Selon Abdeljalil Akkari, spécialiste de l'éducation interculturelle à la Faculté des sciences de l'éducation de Genève, plus un établissement est mixte sur le plan culturel et social, plus son niveau d'exigence est élevé.

  • Promotion du vélo à Genève

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    Le groupe socialiste genevois au Grand Conseil redépose une motion que Véronique Pürro, Elisabeth Reusse-Decrey, Alberto Velasco et moi-même avions déposée il y a quelques années et qui avait été shootée sans grande considération.

     

     

     

    Heureusement, les mentalités évoluant, ce projet a désormais peut-être davantage de chance d’aboutir, notamment pour lutter contre le réchauffement climatique.

     

     

     

    Texte de la motion :

     

     

     

    Considérant :

     

    • les problèmes de circulation dans les agglomérations ;

       

    • la nécessité de mener une politique active en matière de promotion des déplacements à vélo ;

       

    • que les cyclistes contribuent quotidiennement à la lutte contre le bruit et la pollution de l'air ;

       

    • que les aménagements cyclables actuellement réalisés sont encore insuffisants!

       

    • que la réalisation de certains aménagements cyclables indispensables attend depuis près de 20 ans, notamment en raison du manque de volonté ou de moyens du département concerné ;

       

    • que l'absence de tels aménagements met en danger la vie des cyclistes lors de leurs déplacements ;

       

    • que les trottoirs constituent en de tels endroits des refuges sûrs pour les cyclistes et les piétons ;

       

    • que de manière générale les trottoirs doivent rester réservés aux piétons;

       

    • que les cyclistes qui circulent sur les trottoirs sont amendables ;

       

    • qu'il est incohérent de vouloir favoriser un mode de déplacement en punissant ses adeptes lorsqu'ils cherchent à protéger leur vie ;

       

    • qu'une politique de prévention et d'information est plus efficace qu'une politique répressive

       

     

    le Grand Conseil genevois invite le Conseil d'Etat :

     

    • à tracer provisoirement sur les trottoirs des voies destinées aux vélos là où les aménagements cyclables importants ne sont pas encore réalisés ou pratiquement inexistants.

       

    • à mener une campagne, en collaboration avec les communes, visant à favoriser une meilleure cohabitation entre cyclistes et piétons sur les trottoirs, là où la vie de ces derniers est menacée en circulant sur la chaussée;

       

    • à poursuivre une politique répressive uniquement à l'encontre des cyclistes "casse-cou" qui ne respectent pas la priorité absolue des piétons sur les trottoirs;

       

    • à réaliser rapidement les aménagements manquants et en attente de réalisation, notamment la traversée du pont de la Coulouvrenière et du quai du Mont-Blanc pour laquelle la ville attend une autorisation d'aménager une piste cyclable depuis de nombreuses années;

       

    • à multiplier la signalisation qui autorise les cyclistes à utiliser les zones piétonnes et passages piétons à des heures où les cyclistes peuvent cohabiter sans danger avec les piétons.

       

    • à généraliser les feux de signalisation spéciaux pour vélos.

     

  • Il faut combattre l’homophobie

     

    En tant que député au Grand Conseil genevois, je soutiens deux projets contre l’homophobie initiés par Ariane Reverdin (Libérale), Pablo Garcia (PS), Didier Bonny (PDC) et Andreas Meister (Les Verts).

     

     

    La motion demande au Conseil d’Etat :

     

    -          à aborder le thème de la lutte contre l'homophobie et d'une meilleure acceptation de la diversité sexuelle et d'identité de genre en s’associant, en collaboration avec les autorités politiques municipales, à un colloque ou à des d'assises,

     

    -          à mener, plus généralement, une politique active de lutte contre de l'homophobie, au même titre que la lutte contre toutes les autres formes d'intolérance et de discriminations, à tous les échelons de sa politique, notamment dans les domaines de l’éducation et de l’information,

     

    -          à encourager les initiatives contribuant à la lutte contre l'homophobie menées par les associations genevoises,

     

    -          à promouvoir auprès des entreprises la Charte de la diversité en entreprise émanant des associations dans le monde du travail (discriminations à l’embauche / mobbing).

     

     

    La résolution demande à l’Assemblée fédérale

     

    -          de modifier l’article 8 alinéa 2 de la Constitution fédérale en l’amendant de la manière suivante : « Nul ne doit subir de discrimination du fait notamment de son origine, de sa race, de son sexe, de son orientation sexuelle, de son âge, de sa langue, de sa situation sociale, de son mode de vie, de ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques ni du fait d’une déficience corporelle, mentale ou psychique »

     

    -          de modifier l’article 261bis du Code pénal suisse en l’amendant de la manière suivante : « Celui qui, publiquement, aura incité à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance raciale, ethnique, religieuse ou de leur orientation sexuelle;

     

    -          celui qui, publiquement, aura propagé une idéologie visant à rabaisser ou à dénigrer de façon systématique les membres d’une race, d’une ethnie, d’une religion ou des personnes en raison de leur orientation sexuelle;

     

    -          celui qui, dans le même dessein, aura organisé ou encouragé des actions de propagande ou y aura pris part;

     

    -          celui qui aura publiquement, par la parole, l’écriture, l’image, le geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, abaissé ou discriminé d’une façon qui porte atteinte à la dignité humaine une personne ou un groupe de personnes en raison de leur race, de leur appartenance ethnique, de leur religion ou de leur orientation sexuelle qui, pour la même raison, niera, minimisera grossièrement ou cherchera à justifier un génocide ou d’autres crimes contre l’humanité;

     

    -          celui qui aura refusé à une personne ou à un groupe de personnes, en raison de leur appartenance raciale, ethnique, religieuse ou de leur orientation sexuelle une prestation destinée à l’usage public,

     

    -          sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire ».

     

  • A lire …Rire de Résistance

    Mon livre de chevet est « Rire de Résistance », à conseiller avec enthousiasme. Ouvrage de Jean-Michel Ribes qui vagabonde à travers 321 pages pour rendre hommage à une belle équipe d’enfoirés, filles et fils de Rabelais, Molière, Jarry, Dario Fo, Coluche, Topor, Buñuel, Picabia et autres dadaïstes, pour le meilleur et pour le rire. Inventaire non exhaustif des bouffonneries, classées alphabétiquement, ce gros, ce beau livre est une anthologie du rire accompagnée, en parallèle, de plusieurs événements (performances, causeries, spectacles, web-tv, …) « sorte de Sorbonne drolatique ». Un seul objectif, jouir des plaisirs de l’insolence et de la raillerie et lutter contre la tyrannie du sérieux.

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