• Vie douce à Buenos Aires

    Visite de deux barrios de Buenos Aires : Palermo, puis Palermo Viejo. Palermo est le poumon de verdure de la ville avec ses immenses parcs et ses musées – dont nous avons déjà visités certains.

    Palermo Viejo est très animé. On y compte une flopée de restos, de bistrots et de boutiques. Nous déjeunons dans un bar branché du coin : Le Bar 6, sis à Armenia 1676. Ancien atelier de charpentier reconverti en bar, ce lieu accueille également des concerts.

    Départ pour la réserve écologique de la ville. Le contraste est ahurissant. Tu te trouves dans un polder de 350 hectares, au milieu de la végétation accueillant une foule d’oiseaux et juste derrière tu as les buildings de la Cité.

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    Photo : Christian Brunier

    Ça ne s’invente pas. Un de nos chauffeurs de taxi s’appelle Centurion de Jésus.

     

  • Le Tigre argentin

    Nous prenons le train pour nous rendre à Tigre, petite ville à heure de Buenos Aires. Puis, nous allons en bateau dans le delta du Parana. L’endroit, en pleine nature, accessible qu’en bateau, est magnifique, mais un peu trop habité. Nous déjeunons au bord de l’eau, au son du jazz, dans un site idyllique. Il y a, de plus, du soleil et une température proche de 25 degrés.

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    Photo : Christian Brunier
  • River Plate gagne, Bocca juniors perd

    Dansons sous la pluie …

     

    Il pleut encore sur Buenos Aires. Ça m’énerve les nerfs. En partant de Genève, il faisait -2 degrés, météo neigeoteuse. Ici, en arrivant, nous avions un climat tropical, zone humide, 35 degrés. Désormais, nous vivons un climat breton, pluie, 17 à 18 degrés. Les pingouins de Patagonie vont bientôt remonter vers nous.

     

    Nous allons au marché des antiquaires de San Telmo. Malgré la pluie, heureusement légère et épisodique, l’ambiance est chaleureuse. Ce marché aux puces se déroule sur et autour de la Plaza Dorrego. Cette place est l’une des plus animées de Buenos Aires. Le jour, son côté ombragé protège le public de la chaleur et du soleil. Aujourd’hui, nous sommes tranquilles. Entourée de bistrots de toutes sortes, ce site est, habituellement, envahi jour et nuit par leurs terrasses souvent bondées. Les musiques se mélangent. Le soir, un café festoie au son du flamenco pendant qu’à côté les couples se serrent à l’appel du tango.

     

    Nous prenons un café au Bar de la Plaza Dorrego, un monument de cette place. Tout le mobilier de ce vieux bar est recouvert de graffitis gravés.

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    Photo : Christian Brunier

    Après plusieurs tours de marchés, nous déjeunons à la Pergola, un restaurant de la Plaza Dorrego. Justement, nous prenons place dans la pergola vitrée donnant sur la place. Nous mangeons de la charcuterie et du fromage. Nous buvons un Cabernet Sauvignon de Mendoza « Santa Julia ». Il est très tannique, mais agréable en mangeant.

     

    Nous avons dégusté le maté, une boisson chaude, vachement amère, ayant plein de vertus énergisantes, symbole d’amitié et de bon accueil. Originaire du Paraquay, elle est bénéfique pour la santé et stimulante sexuellement. Le maté provient d’un arbuste de l’espèce du houx.

     

    Partout, on évoque la mémoire de Carlos Gardès. Il est le plus grand chanteur de l’histoire du tango. Cette voix est ensuite devenue une star du cinéma muet. Un comble ! C’est comme si Etienne Daho devenait chateur ou si Ray Charles avait été sacré champion de fléchettes.

     

    Le reste de la journée est très foot. Visite du Musée de Boca Juniors, le club historique de Maradona, joueur de handball marquant les buts de la main. Cette équipe est un club de rêve, représentant les sans-grades de Buenos Aires. Il est l’une des formes de dignité des plus pauvres. Nous parcourons le stade mythique de ce club. Traversée de ville pour assister à une rencontre du championnat argentin de foot de 1ère division. Le club local – River Plate – accueille Banfield. Dans un stade impressionnant de 80'000 personnes, la fête est magnifique. Une ambiance démente. Incroyable pour des Européen-en-s. Tout le monde chante. Les joueurs sont transcendés. Le chœur des spectateur-trice-s ne cesse jamais. La satisfaction se lit sur tous les visages. River Plate l’emporte par 2 à 0. Le spectacle était davantage dans les gradins que sur le terrain.

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    Photo : Christian Brunier

    Pendant ce temps, Lanus bat Boca Juniors par 1 à 0. Avec un tel nom, on doit pouvoir trouver des compensations.

     

    Nous finissons la soirée par un dîner dans un bon resto italien proche de notre hôtel.

  • Nouvelles de Buenos Aires

    Avant de me lever, je lis dans l’Echo des Savanes un dialogue illustré par le génial Vuillemin : - J’ai lu un article terrifiant sur les méfaits de l’alcool associé au tabac. Du coup j’ai décidé d’arrêter. – De boire et de fumer ? – Non, de lire …

     

    Dans la presse argentine, je découvre, durant le petit-déjeuner, Ricardo Liniers. Ce dessinateur humoristique argentin s’est fait connaître par ses publications dans le quotidien national de son pays « La Nacion ». A travers un humour enfantin et décalé, il met en scène différents personnages fétiches tels que le Robot sensible, le Chat Fellini, le Manchot de Magellan, la Grenouille verte, la petite fille Enriqueta ou le Mouton de Pantagonie.

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    Maman ?

    La Boca

     

    Visite de Caminito dans le barrio de la Boca. Fief historique de la Gauche argentine, ce quartier pauvre est plein de couleurs. Ses baraques en tôle sont peintes aux teintes de l’arc-en-ciel. La fête est partout, même si elle est un peu superficielle. L’espace est malheureusement envahi par les touristes – les touristes sont toujours les autres – et l’ambiance a un arrière goût de Disneyland. Le métissage des musiques – tango, flamenco, valse lente et samba – rythme la vie de ce quartier.

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    Photo  Christian Brunier

     

    Nous nous arrêtons au Bar Filiberto où je déguste le premier Malbec rouge depuis mon arrivée en Argentine. Cépage rouge très fruité issu du Quercy. Il compose la base des nectars de Cahors. Présent notamment dans la vallée de la Loire, dans le Sud-ouest de la France, dans le Languedoc et dans le Bordeaulais, il a été introduit en Argentine en 1868. Dans ce grand pays d’Amérique latine, il couvre désormais près de 25'000 hectares. Le Malbec se développe particulièrement bien sous le climat argentin et dans ses terres. On le retrouve un peu dans le monde entier, dont la Californie, l’Italie, l’Australie ou le Chili. Du jus de fiesta !

    Un peu de culture

     

    Nous allons au Centre culturel Borges. Nous sommes émerveillés par un tableau de Marcela Taricco rêvant à l’amitié entre les peuples juifs et palestiniens.

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    Photo : Christian Brunier

    Les tableaux d’Enrique Gorla sont aussi étonnants. Il peint la danse et la musique avec amour et humour. Il illustre avec un œil taquin les ambiances des bistrots.

    Congrès du PSG en direct

    Nous suivons par sms le Congrès du Parti socialiste genevois. Notre informateur est l’ami Alain Charbonnier. Finalement, le PSG choisit de présenter un tandem homme-femme plutôt que jeune-vieux. Non, je plaisante Manu ! J’aime beaucoup Manuel Tornare. Je le considère comme un excellent magistrat en Ville de Genève et un socialiste convaincu. Son bilan est excellent. Toutefois, les socialistes genevois se devaient de présenter un ticket homme-femme dans le respect de nos valeurs d’égalité des sexes. C’est donc Véronique Pürro et Charles Beer qui seront candidats PS au Conseil d’Etat genevois. Nous envoyons un p’tit message de félicitation et d’amitié aux deux vainqueurs. Que la fête soit belle !

     

    Retour à Buenos Aires

     

    Nous retrouvons Sandro et Jérôme pour déjeuner. Nous prenons place à la terrasse du Barbaro Bar O Bar sis à Tres sargentos 415 Retiro. Nous dévorons un gros bout de bœuf arrosé d’un petit Malbec de la maison.

     

    Malgré la température très agréable, la pluie revient. C’est décidé, l’année prochaine nous irons en Bretagne. Nous rentrons un moment à l’hôtel.

     

    Nous retrouvons les garçons pour une dégustation de maté, une boisson chaude, vachement amère, ayant plein de vertus énergisantes, symbole d’amitié et de bon accueil.

     

    Apéro au Bar 70, un établissement branché de San Telmo situé dans la rue de Defensa. Les Mojitos sont vivement recommandés.

     

    Pour dîner, notre choix se porte sur « La Brigada », se trouvant à Estados Unidos. Ce restaurant sert des entrecôtes d’enfer. Nous choisissons un Malbec rouge pour accompagner ce repas de carnassiers. Ce resto est envahi par des objets liés au foot. Il y a des écharpes de clubs, des pulls de foot dédicacés par des mythes du foot, des dizaines de ballons, des posters, etc. Sur les murs, dans les vitrines, pas un millimètre de libre. C’est l’un des bistrots les pus réputés de la capitale. Il est souvent plein. Une réservation s’impose.

     

    Nous allons dans  un bar dédié à Fidel Castro. Il est plein. Nous retournons donc au Café Tortoni.

     

    Avec Jérôme et Sandro nous partageons quelques bouteilles de la bière la plus connue d’Argentine : La Quilmès. Un proverbe argentin (pas sûr ?) dit : « Donne un poisson à un homme et il mangera une journée. Apprends à un homme à pêcher et il passera ses journées dans une barque à boire de la bière. » C’est certainement vrai, d’autant plus que je n’ai aucun goût pour la pêche. Cette blonde est le fruit d’une fermentation basse de type « Pils ». Un ingrédient indispensable pour les nuits argentines.

     

     

     

  • A Buenos Aires

    Il pleut sur Buenos Aires, on se croirait en Bretagne. La température est parfaite aujourd’hui, alors que l’Argentine connaît le mois de février le plus chaud depuis 30 ans.

     

    Dans notre salle de petit-déjeuner, plusieurs tableaux illustrent la culture du tango.

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    Photo : Christian Brunier

    Le tango, incarnant la volupté et les plaisirs, est né à la fin du 19ème siècle dans les salons des bordels argentins de San Telmo. Cocktail mélangeant les chants traditionnels des gauchos, les mélodies provenant des immigrants de l’Italie méridionale et de l’Andalousie et les rythmes endiablés importés avec l’arrivée des esclaves africains, le tango, à ses débuts, soutenait des textes obscènes et érotiques. Le tango était considéré à l’époque comme la musique des nuits chaudes.

     

    Nous allons à pied aux docks de Buenos Aires. Ce site a été totalement rénové et est désormais un lieu rempli de bistrots et très fréquenté par les jeunes. Nous pénétrons à la Brasserie d’Antares, au Puerto Madero, qui produit des bières artisanales. Je découvre la bière au miel, douce et bonne.

     

    Après avoir visité la cathédrale de Buenos Aires, parcouru les rues piétonnes, hanté la Fondation Malba (Art contemporain), nous nous rendons au Musée des Beaux-arts. Le « Baiser » de Rodin y est exposé. Cette statue est d’une sensualité magnifique.

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    Photo : Christian Brunier

     

    Nous passons à l’hôtel. Pour s’y rendre, nous happons un taxi. Pas de chance, nous tombons sur un personnage tiré des Fous du volant. Petit nerveux avec une voiture pourrie, il ne cesse de klaxonner et roule comme un grand malade. Encore pire que les autres, ce qui n’est pas peu dire dans cette ville. Miracle, nous arrivons entiers.

     

    Après la douche et des bouts de lectures, nous allons dîner dans un lieu branché du barrio (un des 47 villages ou importants quartiers composants Buenos Aires) de San Telmo. Le restaurant-bar s’appelle Sagardi. Il se situe à Humberto 1. Très design et à la fois chaleureux, il regroupe un prestigieux bar à vins et un resto haut de gamme. Onéreux pour Buenos Aires, il reste acceptable pour les Européens. Nous mangeons une viande de bœuf très tendre, comparable  à du beurre, ou plutôt à mon cœur. La carte des vins est fascinante. Nous choisissons un rosé Malbec Altosur provenant de Mendoza. Sa couleur est vive. Son goût s’inscrit dans la liste des grands rosés. Mendoza est le plus grand vignoble d’Argentine. On y produit entre 60 à 90 % des vins du pays.

    Au fait, l’Argentine est présidée par une femme : Christina Fernandez de Kirchner. Elle n’hésite pas à se comporter comme certains mecs, recrutant au physique. Lorsqu’elle a nommé le jeune Martin Lousteau en tant que Ministre de l’Economie, elle a répondu à la presse :- Pourquoi avez-vous choisi Lousteau comme ministre de l’économie ? - Car il n’est pas comme Celesto Rodrigo, ni comme Martinez de Hoz, ni comme Grinspun, Ni come Cavallo (tous anciens ministres de l’économie) - Comment est-il ?- Mignon ! Depuis, elle a sacrifié son beau Ministre pour répondre au mécontentement populaire face à la crise.

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