• Lettre ouverte à Eveline Widmer-Schlumpf et Eduard Gnesa

    Madame la Conseillère fédérale de la Confédération helvétique,
    Monsieur le Directeur de l’Office fédéral des migrations,

    J’ai appris l’arrestation de M. Fahad K., principal protagoniste du film La Forteresse, lundi 23 mars 2009 à Zurich. Par la présente, je tiens à vous exprimer ma plus vive inquiétude sur le sort de ce jeune requérant d’asile irakien qui risque d’être renvoyé, via la Suède, en Irak où sa vie est en grand danger.

    Menacé de mort par les milices islamistes irakiennes, Fahad K. a fui vers l'Europe. Il erre maintenant depuis deux ans, balloté d'un pays à l'autre, en quête de protection. En Suisse, une demande d'asile lui a été refusée en vertu des accords de Dublin et il a été renvoyé de force vers la Suède, premier pays européen où il a demandé l’asile. La Suède lui annonçant un renvoi forcé vers l'Irak, Fahad K. est revenu en Suisse se réfugier.

    Contrairement à la Suède, la Suisse, la France et Amnesty International sont opposés à tout renvoi forcé vers l'Irak vu la situation de violence généralisée qui persiste dans ce pays. Conformément à la position du Haut Commissariat aux Réfugiés, ils estiment que toutes les personnes originaires, comme Fahad K., du sud et du centre de l'Irak doivent obtenir le statut de réfugié ou une forme de protection subsidiaire. En Suisse, Fahad K. remplit donc parfaitement toutes les conditions légales lui permettant d’obtenir le statut de réfugié.

    Pour Amnesty International, Fahad K. court un très grand danger et a quitté l’Irak avec des motifs d’asile solides. Il ressort de son dossier que les autorités suédoises n’ont pas tenu compte de la portée des risques que ce dernier encoure dans son pays comme ancien interprète de l’Armée américaine. La Suisse a la possibilité de corriger cette erreur en faisant recours à la clause de souveraineté qui permet aux Etats signataires de Dublin de se saisir en tout temps d’une demande d’asile et d’appliquer ses propres critères.

    Je me permets de m’adresser à vous, Madame la Conseillère Fédérale, Monsieur le Directeur, compte tenu de l’urgence de la situation. Je souhaite que vous preniez toutes les mesures nécessaires pour protéger la vie de Fahad K. Je vous rappelle qu’il risque la torture et la mort dans son pays et que la Suisse ne saurait s’en laver les mains sans trahir profondément l’esprit des Conventions de Genève dont nous sommes les dépositaires.

    Je vous prie d’agréer, Madame la Conseillère Fédérale, Monsieur le Directeur, mes salutations respectueuses.

    Christian Brunier, ancien député socialiste - Genève

  • On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui

    Come-back

     

    Lu dans la « Tribune de Genève », signé Marc Bretton

     

    Qui s’est pointé à la buvette du Grand Conseil (genevois) il y a dix jours ? Christian Brunier et sa femme Ariane ! Les deux députés avaient démissionné fin janvier. « Je quitte le parlement car je m’y ennuie désormais », confiait-il alors à la Tribune. Mais la buvette lui manque.

     

    Il est de la revue

     

    Le journaliste Pascal Décaillet n’a pas apprécié la Revue des député-e-s genevois-es. Celle-ci se moquant de son émission de télévision, il a jugé cette revue « d’une rare vulgarité » et considéré le sketch en question comme « une insulte à son émission ». Ayant un humour digne d’un poisson rouge, le journaliste susceptible s’est ensuite interrogé sur le fait de savoir si le rôle d’un-e élu-e était de monter sur scène ? Y apportant rapidement une réponse toute faite, condamnant cette « confusion totale des rôles ». Et lorsque Pascal Décaillet sort régulièrement de sa réserve pour donner des avis politiques, voire religieux, n’est-ce pas de la confusion des rôles ?

     

    En tant que spectateur, j’ai adoré cette Revue des parlementaires genevois-es. Leur boulot a été prodigieux et ce sens d’autodérision est très sain pour notre démocratie. Des politiques, de droite comme de gauche, qui savent travailler sérieusement et en parallèle qui arrivent à s’amuser et à oublier leur différence idéologique est revigorant pour nos Institutions.

     

    Comme l’ami Pierre Naftule, excellent metteur en scène, je trouve que ce spectacle est une belle « expérience d’humanité, d’humour et d’humeurs ».

     

    Et au contraire de Pascal Décaillet, j’ai adoré le sketch qui évoquait mon couple avec plein d’humour et de romantisme.

     

    Les élu-e-s qui s’enferment totalement dans le monde politique oublient rapidement la réalité vécue par la population et les problèmes auxquels la politique doit tenter d’apporter des réponses.

     

    La polyvalence et la curiosité poussant un homopoliticus à toucher à d’autres domaines sont des ouvertures d’esprit qui enrichissent le débat d’idées. Le rire est quant à lui le carburant d’un parlement et d’un gouvernement qui auraient envie de contribuer par leurs actions à apporter un peu de bonheur à la collectivité publique.

     

    Bravo à toutes les députées et à tous les députés qui, en plus de leur vie professionnelle, de leur vie de famille, de leur vie associative et de leur vie politique, ont trouvé encore du temps et de l’énergie pour offrir au public une Revue d’une grande qualité et d’un humour corrosif hors du commun.

     

    A découvrir :

     

    Les Indivisibles sont un groupe de militant-e-s français-es dont le but est de déconstruire, notamment grâce à l’humour et l’ironie, les préjugés ethno-raciaux et en premier lieu, celui qui nie ou dévalorise l’identité française des Français non-Blancs. Durant une cérémonie parodique, cette organisation attribue les « Y’a bon Awards » distinguant les porteurs de préjugés et réflexions racistes, pour se moquer de ces horribles personnages publics prônant la haine et le racisme.

     

    www.lesindivisibles.fr

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  • Suite matrimoniale avec vue sur la mère

    Vu au Casino Théâtre de Genève « Suite matrimoniale avec vue sur la mère », one-woman-show de Brigitte Rosset, signé Confiture, écrit par Brigitte Rosset et Nicolas Haut, mis en scène par Jean-Luc Barbezat. Durant une petite heure 30, nous avons assisté à un solo grinçant sur le vie d’une femme. De son mariage à sa vie de mère, en passant naturellement par la maternité et la rupture. Les rires éclatent à gauche, puis à droite, puis devant, puis derrière, en fonction des parcours de vie de chaque spectateur-trice. La pétillante comédienne joue, en aparté, des rôles tellement vrais, celui de sa mère, de son mari, de ses ami-e-s, de l’enseignante psycho-rigide de son gosse, de la pédopsy déglinguée ou de son collègue de boulot totalement beauf.

     

    Les contes de fées se basent sur le schéma « Ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. » Brigitte Rosset nous présente l’envers de la boutique.

     

    Plusieurs scènes sont irrésistibles. L’accouchement, où elle compare son corps à la bouteille d’alcool dans laquelle on retrouve, avec un air interrogatif, une grosse poire alors que le goulot est tout étroit.

     

    Mort de rire, lorsqu’elle évoque ses kilos accumulés avant l’enfantement et son rêve d’accoucher d’un bambin de 17 kilos, évacuant d’un seul coup son surpoids.

     

    Hilarité, quand elle simule la chambre de la maternité envahie par une multitude de visites alors qu’elle allaite avec beaucoup de pudeur.

     

    Cette belle performance de comédienne offre aux spectateur-trice-s une bonne tranche de bonne humeur et un recul sur la vie très euphorisant.

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  • Le monde ne tourne pas rond

    Dans un rapport sur l’extrémisme de droite, le chercheur du Fonds National de Recherche Scientifique helvétique Damir Skenderovic écrit : « L’extrémisme de droite est une culture de niche ». Niche, pour son côté pitbull ?

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    « Le Matin » annonce, en manchette, la rupture de Lolita Moreno et Christian Luscher. Il est vrai que cette nouvelle est essentielle, vu la vie et l’état de la planète. Le journal « Libé », quant à lui, met à la une les crimes commis à Gaza. Goûtez la différence !

     

    Dans une émission de TV évoquant la vie de l’astronaute Neil Armstrong, le Jetseteur Steevy, ayant une culture proche d’une huître, affirme que l’apesanteur donne le cancer des testicules. Sentant la perplexité autour de lui, le primate de la télé argumente : « Ben quoi, tout le monde sait qu’Armstrong, il a eu le cancer des testicules. » Le pauvre Steevy Boulay (un nom prédestiné) a tout simplement confondu le coureur cycliste Lance Armstrong avec le marcheur lunaire. Coup de pot, il aurait pu encore ajouter que le cosmonaute était noir, jouait de la trompette et chantait « Hello Dolly ».

     

    Seulement 9 % des Français-es lisent un livre ou plus par mois. TF1 a un bel avenir devant lui.

     

    Au Mexique, Nicolas Sarkozy a été hébergé par Roberto Hernandez Ramirez, soupçonné de blanchir l’argent de la cocaïne.  Cocaïne, on comprend mieux l’énergie déployée par le Président français.

     

  • GSHC à SIG

    Le Genève-Servette a rendu visite à un partenaire, SIG, pour une rencontre avec les employé-e-s et une séance de dédicaces dans un lieu spécialement décoré aux couleurs Grenat à l'intérieur de ses locaux. Retrouvez le film de cet événement sur la TV du club :

     

    http://www.geneva-hockey.ch/

     

    publié le 18 mars 2009.

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