• Les papilles en alerte générale

    Le Château Bel-Evêque de Pierre Richard

    Pierre Richard, le grand blond avec une chaussure noire, est un excellent comédien, maladroit et extrêmement drôle. Il est en outre un producteur de vins averti et passionné. Nous allons visiter son domaine, le Château Bel-Evêque, à Gruissan, dans l’Aude, à quelques bornes de Narbonne (ça rime !), en bordure de la Méditerranée, dans un univers préservé et encore sauvage. Pendant que nous dégustons, Pierre Richard joue à la pétanque avec des potes. Son meilleur cru est la Cuvée cardinale. Sa robe est intense. Le nez de ce Corbières est un cocktail d’épices, de fruits noirs, avec une légère senteur d’herbes, la garrigue n’étant pas loin. Long en bouche, ample, ses tanins sont solides tout restant harmonieux. Vin de caractère, ses arômes boisés apparaissent avec une petite note vanillée.

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    Photo : Christian Brunier, 2009

     

    Une Belle Equipe

    Restaurant du centre historique de Toulouse. Excellente carte de vins et gastronomie du terroir réputée. Le service est sympa et direct. Une adresse sûre de la cuisine traditionnelle du coin.

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    Photo : Christian Brunier

     

    Cours de vins à Saint-Emilion :

     

    A Saint-Emilion, nous suivons un cours de dégustation de vins. Nous étudions trois vins :

     

    Saint-Emilion Grand Cru, Château Reine-Blanche

    Son odeur et son arôme de prunes, de cerises noires et de fruits rouges sont  très présents. Nous distinguons aussi une petite senteur de pain grillé. Ses tannins sont soyeux et légèrement acide, ce qui facilite sa conservation.

     

    Saint-Emilion Grand Cru, Château du Rocher

    Avec une belle couleur rouge lumineux, ce vin assez tannique dégage des odeurs de bois légèrement fumé, de fruits noirs et de cassis. Avec une petite trace florale, ce vin est équilibré, avec un goût boisé affirmé.

    AOC Lussac – Saint-Emilion, Château Haut-Gazeau

    Assemblage réunissant 85 % de Merlot noir et 15 % de Cabernet Franc, il est élevé sur des sols de texture sablo-argileuse au sous-sol argilo-calcaire. L'âge moyen des vignes est de trente ans. Ce vin de garde du Château Haut-Gazeau est typé, épicé et fruité. Au nez, comme en bouche, les fruits noirs et les épices explosent. On peut reconnaître aussi un peu le cacao. Astringent, il est rond et harmonieux.

     

     

  • La vie est belle !

    Davantage d’écologie, moins de réchauffement climatique

    Avec le réchauffement climatique, les ours sont bien en mauvais point.

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    Photo de Christian Brunier d’une œuvre de Mark Dion, Les Abattoirs, Toulouse, 2009

     

    La Liberté aux seins nus !

    Dans le magazine « Beaux-Arts », j’apprends que le Ministère turc a censuré, en 2006, une page d’un manuel d’instruction civique et d’enseignements des droits de l’humain. Motif : la maison d’édition avait illustré la Liberté par le tableau « La Liberté guidant le peuple » d’Eugène Delacroix représentant la révolution de 1830 emmenée par une femme aux seins nus. Une femme et de plus aux seins nus comme allégorie de la Liberté, c’est trop pour le gouvernement turc. Il faut bien dire que la Liberté incarnée par une femme en tchador, ça a une autre gueule !

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    La Java … niaise

    Numéro de féminisme d’Yvette Horner. La dinosaure de l’accordéon explique les bienfaits de la musique : « La femme dans son foyer, quand elle fait son ménage, elle aime en écouter. » Moi, je pensais qu’elle préférait le son de l’aspirateur et de la machine à laver.

     

  • Vive la Vie !

    Coup de cœur !

    Le Ministère britannique de la Santé a édité une brochure intitulée « Plaisir » dans laquelle il mentionne « qu’un orgasme par jour évite le médecin » et que faire l’amour ou se masturber au moins deux fois par semaine diminue le risque d’accidents cardio-vasculaires. L’acte sexuel et la branlette vont bientôt être remboursés par les caisses-maladie.

     

    Love Gourou

    Nicolas Sarkozy dixit dans le Figaro : « A l’UMP, on a réussi à faire disparaître les chapelles, les sectes et les sous-sectes. » Il ne reste plus qu’à faire disparaître le gourou !

     

    Vent de liberté en Iran

    L’opposition aux fondamentalistes aveuglés par la religion se lève en Iran. Les manifestations se succèdent. La résistance se construit. L’espoir naît. Ces rebelles contre le pouvoir autocratique et extrémiste du président Mahmoud Ahmadinejad veulent davantage de Liberté. La liberté de s’exprimer librement, de se déplacer, de pouvoir aimer au grand jour, de jouir des plaisirs terrestres. La LIBERTÉ de vivre ! La répression et la censure n’arrivent plus à museler les opposantes et opposants. Le bruit de la rue est trop fort. Le vent de liberté soulève les interdits, bouscule les rigidités. Amoureux des plaisirs de la vie, défenseurs de la démocratie, groupons-nous et soutenons les militant-e-s iraniens qui ouvrent la porte vers une vie meilleure.

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  • Papilles en éveil

    Carcassonne …

    En arrivant à Carcassonne, je pense à la chanson de Georges Brassens « Carcassonne », à l’accent de Bacchus : "On voit la ville de là-haut, Derrière les montagnes bleues; Mais, pour y parvenir, il faut, il faut faire cinq grandes lieues, En faire autant pour revenir ! Ah ! Si la vendange était bonne ! Le raisin ne veut pas jaunir Je ne verrai pas Carcassonne !"

     

    Comte Roger à Carcassonne

    Nous mangeons avec des amis genevois au Comte Roger dans la Cité médiévale de Carcassonne, à mi-chemin entre le Château et la Basilique Saint-Nazaire. Sous une terrasse ombragée, au bord d’un vieux puits, nous dégustons d’excellents mets et buvons de très bons crus. Le cuisinier Pierre Mesa et son équipe s’inspirent des grands classiques du terroir occitan et y apporte de la créativité et de la modernité. L’ambiance est cordiale et s’accommode si bien avec la qualité des produits servis, sentant bons le soleil.

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    Comptoirs des vins et terroirs de Carcassonne

    Au cœur de la Cité médiévale de Carcassonne, sous les oliviers, découvrez les Comptoirs des vins et terroirs. Ce bar à vins offre plus de 150 vins du Languedoc. Sa carte de fromages et de salades avec des tas de petites graines aromatisées complète avec délicatesse la dégustation de grands vins. Autour d’assiettes de produits du terroir, nous buvons un rouge AOC Fitou du Domaine Les Mille Vignes, la Cadette, un assemblage Carignan, Grenache et Mourvèdre ; et un cépage blanc remarquable, Chardonnay, AOC Limoux, Toques et Clocher, Villelongue.

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    Bloc G à Carcassonne

    Lounge, bar à vins et à tapas situé 112, rue Barbacane à Carcassonne, en bordure du quartier historique. Dans un univers design et artistique, les bourlingueurs, artistes, amateurs de pinards, et petits gourmands se retrouvent. Ce lieu fait aussi chambres d’hôtes, service que nous testons avec grand plaisir.

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    « Chez Fernand » à Bordeaux

    Dîner « Chez Fernand » à Bordeaux. Sur les quais, au bord de la Garonne, jouxtant la Place de la Bourse, ce bistrot, spécialisé dans la gastronomie du Sud-Ouest, a une très belle cave à vins, sert un merveilleux foie gras, possède une carte poissons-fruits de mer spectaculaire et a un copain boucher amenant des viandes succulentes. Le service est efficace, attentionné et convivial. Je vous recommande pour finir la salade de fruits rouges servie dans un vin blanc moelleux. Du début jusqu’à la fin, la qualité est présente.

     

     

    Patriiiiiiiicccccckkkkkk !

    Lu dans le magazine « Gault Millau », titrant le « Plaisir se cultive », les confidences de Patrick Bruel : « Dans la vie, je ne bois que du vin rouge et du blanc. Et du champagne, bien sûr ! » Et la foule se casse la voix pour chanter : « Ah, il est des nôtres, il a bu son verre comme les autres. »

     

     

     

     

  • Courant d’art

    Melingo, le tango déjanté

    Admiré au Théâtre antique d’Arles, le grand Melingo, un Bohème de Buenos Aires, trempé dans le Tango, la dérision, la déraison et le rock contestataire de l’Underground. Le révolté argentin qui avait quitté courageusement son pays pour échapper à la dictature militaire, chante en Lunfardo, l’argot populaire de la Capitale argentine. Il aligne les chants canailles, accumule les pitreries et s’amuse avec son invitée, la chanteuse française Juliette. Avec elle, il partage le talent musical et une overdose d’humour. Dandy déjanté, ses éclats de rire et sa voix roque font mouche. Il nous administre une bonne tangothérapie, mélange savant de joie et de mélancolie, de sensualité et de rébellion. Virtuose de la clarinette et du chant, un peu moins de la guitare, Daniel Melingo déploie avec charisme ses péripéties personnelles et se mute devant nous en un héro romanesque. Certains le disent fou. Il est tout simplement un artiste complet, sorte de clown blanc, rendant la poésie follement drôle et le tango tellement actuel.

     

     

    Esther Nourri et Jean-Marie Averseng à contre-temps

    Les estivants s’entassent dans les réserves à touristes. Nous, nous nous précipitons à la Cave poésie de Toulouse pour écouter la chanteuse de jazz Esther Nourri, accompagnée par le pianiste Jean-Marie Averseng. Ce petit lieu en pierres rouges est mignon comme tout. Il est décoré par des peintures modernes d’Annie Becco, qui est assise à côté de nous. Il est aussi mythique puisqu’il a hébergé le siège du Parti socialiste ouvrier espagnol en exil durant la guerre d’Espagne contre le poison franquiste. C’est là encore que Juliette a débuté sa carrière. Le public est rassemblé autour de tables rondes de bistrot et déguste un verre. Nous buvons un muscat local tout à fait correct et servi très généreusement jusqu’au bord du verre. Les standards de jazz résonnent, revisités par des arrangements et interprétations très libres. Cole Porter et les chansons d’Ella Fitzgerald forment la colonne vertébrale de ce beau concert. A chaque morceau, nous sautons d’un sentiment de satisfaction à un autre. La sensualité à travers une ballade très langoureuse, où je plonge mon regard amoureux dans les yeux magnifiques et émus de ma chérie. La joie, lorsque le groupe entame des airs légers et rapides du répertoire jazzistique. La liberté, lorsque l’improvisation prend le dessus sur la rigueur des notes écrites par le compositeur. Ce duo fonctionne à merveille grâce à une connivence indispensable pour former une telle osmose. Au terme de ce concert, nous buvons un pot avec les deux musiciens pour les féliciter et les remercier de la dose de ravissement transmise généreusement.

     

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    Photo : Christian Brunier