• Franchise postale

    Vu à la salle des Fêtes de Thônex …

     

    Une vedette reçoit des tonnes de lettres. Il en envoie également. Pierre Richard, le grand blond avec une chaussure noire, a monté, avec son complice et ami Christophe Duthuron, un one man show « Franchise postale », avec comme fil conducteur, les lettres qu’il aurait voulu recevoir ou envoyer.

    Il profite de cette correspondance pour aborder, toujours avec un humour fou, les thématiques qui le passionnent. Il occupe la scène, bouge avec la souplesse du danseur, explique qu’il a toujours fui le malheur. Il écume ses souvenirs, ses rencontres, ses anecdotes savoureuses.

    Il utilise tous les tons, du plus désopilants au plus émotifs. A travers son récit, on croise les personnalités marquantes pour Pierre Richard. Ses rencontres avec Charles Aznavour, Georges Brassens ou le touchant Jean Carmet. Il évoque l’âge passant, la politique, la célébrité, son amour pour le jazz ou les faits de société. Artiste complet, textes riches. L’imaginaire flirte intimement avec le réel.

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  • L'humeur du jour : 30 octobre 2009

    L’Ile aux fleurs

    Prenez douze minutes pour voir le court métrage brésilien « L’Ile aux fleurs » de Jorge Furtado, tourné en 1989. Sur un ton d’humour grinçant, à travers le parcours d’une tomate, le cinéaste dénonce la société ultracapitaliste, son suicide écologique et l’humiliation infligée aux plus pauvres. En quelques images, sur un texte surréaliste et pamphlétaire, la folie humaine est mise en relief. L’impertinence est au service de la solidarité. Un film dur et drôle faisant réfléchir celles et ceux qui ont quelque chose entre les deux oreilles : http://video.google.fr/videoplay?docid=-8867512033765032709#

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    L’avenir de Chirac

    Dixit Jacques Chirac : « Les prévisions sont difficiles, surtout quand elles concernent l’avenir. »

     

    Brigade des nurses

    Dans le foyer pénitencier genevois pour les mineurs, des gardes de sécurité privés remplaceront des travailleur-euse-s sociaux-ales. En entendant cette information, le futur-ex député socialiste Alberto Velasco s’est, à juste de titre, étranglé, en déclarant : « C’est comme si on remplaçait les professeurs d’université par des gendarmes lors de leurs absences. »

     

    La purge

    Le vendeur de promesses en gros, Eric Stauffer annonce : « Je peux purger Genève des mendiants et des dealers en 45 jours. » Trouvez LA vérité figurant dans cette phrase. Oui, bravo, vous avez gagné ! Stauffer est une vraie purge !

     

    L’agglomération

    Eric Stauffer dévoile, dans la Tribune de Genève du 28 octobre 2009, son appartenance à l’Aéroclub d’Annemasse. Espérons, que les amis annemassiens seront moins haineux que lui envers les frontaliers.

     

    Cannibalisme

    En conflit avec les partenaires sociaux, le grand chef de cuisine Philippe Chevrier veut, selon le journal Gauchebdo, « bouffer du syndicaliste », viande rouge, dure et, en provenance de Suisse, peu nerveuse.

     

  • Zoom avant

    Lucky Luke tire … en longueur

     

    James Huth a recruté l’inénarrable Jean Dujardin, Alexandra Lamy, Sylvie Testud et le pénible Michaël Youn pour porter « Lucky Luke » en film. Beaucoup de talents pour un maigre résultat. Les gags sont dégainés moins vite que leur ombre. Seule la beauté des images nous fait patienter, l’histoire étant sans relief. Lucky Luke tire … en longueur dans ce film. Je n’étais pas venu pour voir une mise en image fidèle de la BD, ce qui n’était pas la vocation de ce long métrage. Simplement, je voulais voir une bonne rigolade. Je ressors du cinéma déçu. Dujardin était pour moi, un label de qualité, capable de sauver un film à lui tout seul. Là, il n’y est malheureusement pas arrivé.

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    Le Petit Nicolas … Non, pas celui qui traumatise la France

     

    Le cinéaste Laurent Tirard a conçu une belle réussite avec son film « Le Petit Nicolas ». Celles et ceux qui veulent voir sur grand écran le reflet des livres de Goscinny et Sempé risquent de ne pas s’y retrouver, quoi que. Par contre, celles et ceux qui souhaitent simplement passer un bon moment avec une délicieuse comédie seront satisfaits.

     

    Le petit Maxime Godard, qui joue le Petit Nicolas, est excellent et a tout pour devenir un grand comédien, même s’il est parfois un peu trop sage pour le rôle. Les parents, interprétés brillamment par le duo Valérie Lemercier et Kad Merad, ont reçu des coups de plusieurs critiques, les jugeant trop présents dans le film. Personnellement, je n’ai pas été perturbé par ces éclats de talents. Ces deux acteurs ont un jeu d’humour exceptionnel. D’autres comédien-ne-s tiennent bien leurs rôles : Sandrine Kiberlain, la maîtresse d’école ; Michel Duchaussoy, le Dirlo de l’école ; François-Xavier Demainson, le pion le Bouillon ; le sacré Michel Galabru, le Ministre visitant l’établissement scolaire ; Anémone, la vieille remplaçante Mademoiselle  Navarrin et Daniel Prévost dans le personnage de Monsieur Moucheboume.

     

    L’histoire est toute simple, mais les multiplications de gags, de comique de situations et de bons mots portent le récit avec dynamisme : Le Petit Nicolas vit une existence harmonieuse, avec des parents aimants et des copains vachement sympas. Jusqu’au jour, où le Petit Nicolas surprend un bout de discussion de ses parents, le laissant imaginer que sa maman est enceinte. Il imagine le pire : rejet, abandon. Panique à bord ! Rire à la pelle !

     

    La critique de « Charlie hebdo » (pourtant l’une de mes références médiatiques) amalgamant ce film à l’apologie de l’éducation de grand-papa est totalement à côté de la plaque. La seule similitude est l’époque durant laquelle se passe le récit, et rien de plus.

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  • Salut Jeannette et merci …

    « L’Internationale » version jazzy clôture la cérémonie en hommage à Jeannette Schneider-Rime qui nous a quittés après 87 ans passés sur cette terre au service des autres. Cet air révolutionnaire, interprété sur un rythme de blues, avec des envolées lyriques d’un sax soprano, remplit la salle d’émotion, mais aussi de joie d’avoir côtoyé une femme si formidable. Cette musique lui ressemble parce qu’elle incarne la lutte menée au quotidien pour un monde plus juste. Le jazz, hymne à la liberté et à l’insoumission, incarne les valeurs qu’elle a toujours défendues avec acharnement.

     

    Roman Juon, son camarade de lutte, lance : « Jeannette, c’était un Cœur, un immense Cœur. »  Comme il a raison. Jean-Louis Fazio, l’ami fidèle, met en évidence, à travers une belle déclaration, la jeunesse conservée par Jeannette jusqu’à ses derniers jours. Jeunesse incarnée par une ouverture d’esprit remarquable et une coquetterie constante. Moment intense de fraternité, lorsque le couple Falquet se lève, avance main dans la main, et témoigne de 50 ans d’amitié intense avec Jeannette. Déclaration de ses petits-enfants, prouvant l’amour de Jeannette pour sa famille et spécialement pour sa fille Ariane, une activiste de terrain soutenant les jeunes en rupture. Quelles séries de bels hommages.

     

    Jeannette, la fille de petits paysans fribourgeois modestes, est venue à Genève, où elle a plongé dans le monde ouvrier qu’elle aimait et soutenait tant. Toute son existence a été dédiée à la défense des plus faibles, dans le respect de ses adversaires politiques. Acharnée, révoltée, elle voulait améliorer la vie de la population. Alors que trop de personnes s’impliquent en politique par carriérisme, elle, elle vivait le socialisme. Le pratiquait avec une cohérence et une exemplarité admirables. Genève lui doit toute une série d’apports positifs pour la population. Discrètement, sans faire de pub, elle favorisait l’implantation de jeux d’enfants à un endroit, préservait une maison pour des défavorisés, calmait un conflit dans un autre quartier avec ses talents naturels de médiatrice, recueillait chez elle un jeune n’ayant pas d’endroit où passer la nuit ou récoltait de l’argent pour une institution sociale. Une seule raison la poussait en avant : celle de propager du bonheur !

     

    Militante de terrain, membre d’association, députée, Présidente du Conseil municipal de la Ville de Genève, membre du Conseil d’administration de l’Hospice général ou simple citoyenne, elle gardait la ligne : défendre les êtres humains contre l’injustice. La femme, entrée en politique à une époque où certains machos ne reconnaissaient même pas son droit de voter, savait ce que voulait dire défendre une cause.

     

    Aimant les gens, elle vénérait la vie. Bonne vivante, tous ses proches entendent encore ses éclats de rire, voient ses gestes d’amitié et de tendresse. Elle affectionnait la fête et adorait s’amuser, danser. Elle était bien sûr une amoureuse passionnée et fusionnelle avec son mari : Joseph, parti trop tôt.

     

    Quelques semaines après le décès d’Emilio Luisoni, Jeannette, la cousine de ma grand-mère maternelle,  nous quitte. Ce sont des racines importantes du socialisme genevois qui s’en vont. Revendiquons fièrement leur héritage et battons-nous pour contribuer modestement à offrir une vie plus heureuse et plus drôle aux citoyennes et citoyens de notre belle République, à l’heure où le populisme haineux et vulgaire nous menace.

  • La vie, une belle palette de couleurs !

    Vive la Suisse multicolore !

     

    Aimant la vie, aimant les gens, je signe l’appel des Moutons de garde :

    Parce que le monde n'est ni tout blanc ni tout noir ;

    Parce que chacun-e doit pouvoir s'exprimer dans le respect de l'autre ;

    Parce qu'aucune solution ne trouve ses racines dans la haine ou le rejet de l'autre et de ses différences ;

    Nous, habitantes et habitants de Suisse, appelons les partis politiques, les lobbies et les médias du pays à refuser et condamner sans relâche toute démarche attisant la haine, la peur, le racisme ou la xénophobie.

     

    A vous de signer :

    http://www.moutonsdegarde.ch/mdg/view.php?p=3&lang=fr

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    Fort comme un rock !

    En 1956, Asa Carter, Secrétaire du Concile des Citoyens blancs de l’Alabama du Nord condamnait publiquement le rock en vomissant : « Le rock est encouragé comme moyen de rabaisser l’homme blanc au niveau du Noir. Il est sexuel, immoral, et constitue le meilleur moyen de réunir les membres des deux races. » C’est pour ça que j’aime le rock. Parce qu’il unit toutes les couleurs, tous les humains, qu’il est sexuel et qu’il est immoral.