• Michel Legrand, le mélodiste du bonheur

    Qu’est-ce que c’est beau !

     

    Nous sommes scotchés dans nos fauteuils, au BFM de Genève, par le mélodiste du bonheur : Michel Legrand. Du haut de ses 78 années, fringant, ce musicien de génie est entouré d’un bon big band et des jeunes musicien-ne-s de l’Orchestre symphonique de la Haute Ecole de musique de Lausanne.

     

    Celui que le cinéaste Jacques Demy qualifiait de « fontaine à musique » est un compositeur prolifique, auteur de plusieurs bandes-sons de grands films, sculpteur de jazz et pianiste virtuose.

     

    Cet adepte de l’humour noir a travaillé avec les stars mythiques du jazz : Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Frank Sinatra, Claude Nougaro, Phil Woods, Stan Getz, John Coltrane, Dizzy Gillespie, Miles Davis ou Bill Evans.

     

    Ne jamais se départir de sa  bonne humeur est l’hygiène de vie de ce détenteur de trois Oscars pour ses belles mélodies. La musique est son médicament dopant.

     

    Je reste abasourdi par le duo qu’il interprète avec le saxophoniste Georges Robert, un air hyper technique et d’une beauté exceptionnelle écrit par Michel Legrand pour son ami Phil Woods. De la grande, très grande musique !

     

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  • Le monde dans tous ses états : 27 juin 2010

    PS : Par ici la Sortie

     

    Le 22 juin dernier, le Bureau national du Parti socialiste français a retardé sa séance pour permettre aux éléphants du PS de suivre à la téloche le match de foot Afrique du Sud-France, se soldant par une défaite française par 2 à 1 et son éviction de la Coupe du monde. Les socialistes français poursuivent le culte de la défaite …

     

    La  philosophie de la censure

     

    Le donneur de leçons à la pelle Alain Finkielkraut approuve le renvoi des humoristes Stéphane Guillon et Didier Porte de France Inter. Il argumente. Selon lui, le boss de cette radio, Jean-Luc Hees, n’est pas « Domenech. Il ne se  laisse pas insulter », confondant humour caustique avec grossièreté. La sanction tombe et le philosophe qualifie les deux bouffons de « petits tyrans qui se croient drôles ». Et ceux faisant du populisme sous le couvert de la philosophie, on les appelle comment ?

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    Bâillon net !

     

    Le Duce en costume deux pièces – Silvio Berlusconi – prépare une nouvelle loi de censure interdisant aux médias de faire état d’informations résultant d’écoutes téléphoniques recueillies lors d’enquêtes judiciaires. Encore un n’aimant  pas entendre sa voix …

     

    Anglophobie

    Les tabloïds britanniques traitent Barack Obama « d’anglophobe ». Son crime : Avoir osé critiquer les dirigeants de British Petroleum BP, salopant le Golfe du Mexique avec une pollution gigantesque suite à une fuite de pétrole. Vouloir le jugement de ceux gérant mal  les risques pour accroître les profits n’est pas de l’anglophobie, mais bien un acte de salubrité publique.

     

     

  • Le monde dans tous ses états : 25 juin 2010

    La répression d’expression

     

    En pleine période électorale, le candidat Nicolas Sarkozy déclamait « Je préfère un excès de caricature plutôt que pas de caricature du tout. » Aujourd’hui, le clan Sarko a fait virer les humoristes Didier Porte et Stéphane Guillon de l’antenne de  France Inter.  Méprisant la liberté d’expression, censurant le rire, les anciens gauchistes Jean-Luc Hees et l’ancien patron du journal libertaire « Charlie Hebdo » Philippe Val, totalement vendus à la Sarkozie, ont accompli les basses besognes en vidant les deux polémistes.

     

    Comment peut-on avoir défendu l’humour irrévérencieux à « Charle Hebdo » et devenir ensuite un censeur, adepte de la répression d’expression ? Philippe Val et Jean-Luc Hees ont trahi la liberté et toutes les valeurs qu’ils ont prônées durant des années.

     

    « Le Roi passe, les  bouffons restent » disait un dicton des temps anciens. Espérons que le départ du Roi sera planifié pour 2012.

     

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    Les pères fouettards

     

    Pour avoir réalisé un beau graffiti, un Suisse est condamné à Singapour à 5 mois de prison et à des coups de bâtons. Singapour est habituellement bien plus clémente du moins avec les spéculateurs coresponsables de la crise financière mondiale …

  • Pour un parti ouvert, guidé par la liberté

    Le Comité directeur du Parti socialiste genevois veut transformer l’Assemblée générale, rassemblant  tous ses membres, en Assemblée des délégués, aréopage sélectif favorisant les apparatchiks.

     

    Pourquoi vouloir refermer le parti sur lui-même ? L’heure du clan regardant son nombril me semble révolue. Un parti doit « casser » sa structure pour s’ouvrir sur les autres, sur la population. Réunir une caste va à l’encontre de la rénovation de la politique. Se replier sur un groupuscule de délégués est l’antithèse de l’expression de la liberté, valeur si primordiale pour la gauche.

     

    Je suis personnellement pour un « parti » (terme et organisation à faire évoluer) hors des carcans, participatif, travaillant en réseaux avec le monde associatif et les mouvements sociaux, proche de la population sans tomber dans le populisme.  Jean-Paul Sartre nous disait « Je ne suis à l’aise que dans la liberté … » Avec l’Assemblée des délégués, on est bien loin de ce souffle de démocratie.

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    Photo : Christian Brunier

     

  • Seul debout

    Vu le spectacle de Patrick Timsit « Seul debout ». Après une pause de 13 ans, le corrosif Timsit est revenu en solitaire sur scène avec un show tonitruant. J’aime cet humour sans concession, dynamitant le bien-pensant et le politiquement correct hypocrite actuel.

    Il déménage sur les planches, ne ménageant personne. La gauche, la droite, les religions, les handicapés, les différentes nationalités, les femmes, les hommes, Sarko, les p’tits, les gosses ... tout le monde passe au crible de ce clown.

    Dur, mais jamais méchant, il a le verbe aussi facile que le geste. « Seul debout » tourne depuis près de 2 ans et remplit les salles. Il faut dire qu’il sait s’entourer le bougre. Pour l’aider à tenir la plume, il a recruté le grinçant Bruno Gaccio des Guignols et l’acerbe Jean-François Halin, écrivant pour les Guignols, mais aussi Groland ou OSS 117. Un magnifique spectacle pour celles et ceux n’économisant pas leur rire.

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