• Les trois jours de Lucerne

    Nous fêtons déjà nos deux ans de mariage. Que le temps passe vite lorsque l’humain est plongé dans le bonheur. Nous passons trois jours de rêve à Lucerne, ce petit écrin au bord du Lac des Quatre-Cantons, porte d’accès à la Suisse centrale, aux pieds de plusieurs prestigieuses montagnes.

     

    Best Western Hôtel Krone  de Lucerne

     

    Nous passons la première nuit d’amour de notre périple lucernois à l’Hôtel Krone. Cet établissement, existant depuis 650 ans, trône sur la place Weinmarkt (tout un programme de dégustation), au centre la vieille-ville, dans la zone piétonne (source d’inspiration pour Genève). Il est hyper bien situé. L’accueil est agréable. Les chambres sont très bien équipées et très spacieuse. Un petit effort sur la déco intérieure ne ferait pas de mal.

    Etape au restaurant « Les Balances »

     

    Nous dînons à l’Hôtel des Balances, avec une vue romantique sur le Lac et son ciel noir annonciateur de pluie. Le resto de cette institution s’est vu attribuer 14 points GaultMillau. L’apéro débute, pour moi, avec Riesling Sylvaner de la région lucernoise, tandis que ma chérie sélectionne un Chardonnay italien. Un melon, jambon, salade ouvre le repas. Cette première étape repose sur d’excellents produits, mais sans grande originalité. L’innovation arrive avec la soupe de parmesan. Un délice ! Ariane embraye avec une sole. Moi, je me concentre sur un émincé de veau tout en finesse. Le dessert surprise est une alliance à trois : sorbet à la fraise, mousse au chocolat et moelleux au chocolat. Pour accompagner ce bon repas, le Rioja Luis Canas Reserva de 2003 est un bon camarade de la balade gourmande. Ce vin est un assemblage de Tempranillo, Graciana et Garnacho.

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    Photo : Christian Brunier

    Kunstmuseum 

     

    Nous visitons le Musée des Beaux-Arts de Lucerne. Le Kunstmuseum, se situe au dernier étage du KKL, le Palais de la Culture et des Congrès, conçu par le brillantissime architecte Jean Nouvel. Le bâtiment est magique. Deux expos composent ce musée. L’une consacrée à Giacometti, Amiet et Hodler, et l’autre axée sur l’art contemporain. La muséographie est à la hauteur de la splendeur du site.

    Museum Sammlung Rosengart

     

    La collection Rosengart est un inventaire d’œuvres exceptionnelles. Un tas de Picasso, mais aussi des Miro, des Klee, des Braque, des Léger, des Matisse, des Chagall, des Bonnard et plein d’autres grands talents. Ce patrimoine est à l’origine la possession d’un marchand d’art novateur et passionné Siegfried Rosengart. Il est souvent l’ami des artistes. Il se lie particulièrement avec Pablo Picasso. Ce musée possède plusieurs toiles de ce géant et des dizaines de dessins, souvent érotiques.

    Grand Hôtel National

     

    La seconde nuit de notre séjour amoureux lucernois nous emmène dans un lieu prestigieux : le Grand Hôtel National. L’établissement, jonchant le long du Lac des Quatre-Cantons,  a été créé en 1870 par César Ritz et Auguste Escoffier. Ce site d’exception rassemble 4 restaurants à vous couper le souffle. Cet hôtel est magnifique.

    Concert au KKL

     

    Retour au KKL après avoir visité le Kunstmuseum. Nous prenons un apéritif au See Bar. Puis, nous entrons dans la salle du concert pour écouter The Cleveland Orchestra, sous la baguette de Franz Welser-Möst. Le concert commence par le « Prélude à l’Après-midi d’un Faune » de Claude Debussy. Créée entre 1892 et 1894, cette œuvre est une illustration sonore de l’érotisme. Poétique et langoureuse, cette mélodie caresse les notes avec sensualité. Sa première interprétation dansée par Vaslav Nijinski provoqua le scandale. Deux autres partitions sont au programme. « Woven Dreams » de Toshio Hosokawa et « Ein Heldenleben » de Richard Strauss. L’œuvre  de Hosokawa est une première mondiale. Le compositeur, un petit Japonais au génie hyper inventif, est assis juste à côté de nous. Sa partoche est mystérieuse et prenante. C’est très émouvant de découvrir une création pour la première fois. L’acoustique du lieu est innommable. Nous avons l’impression d’être assis aux côtés de chaque musicien-ne. Génialissime !

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    Photo : Christian Brunier

    L’Olivo

     

    Au cœur du Grand Casino de Lucerne, dans un magnifique bâtiment néobaroque,  l’Olivo est un resto réputé, offrant un périple gastronomique autour de la Méditerranée. Nous y dînons avec délice et buvons un assemblage valaisan d’une belle finesse.

    Musée Hans Erni

     

    Impossible de zoner à Lucerne, sans avoir la tentation d’aller voir les œuvres d’Hans Erni dans le Musée dédié à cet artiste local, voisinant avec le Musée des transports. Depuis 1979, près de 300 œuvres (peintures, poteries, affiches, sculptures) composent un parcours à travers la carrière de cet artiste d’exception. Le patrimoine est riche, même si la muséographie devient vieillotte. L’éclairage des tableaux est horrible, valorisant davantage les reflets que les œuvres. J’apprécie chez Hans Erni évidemment le créateur artistique, mais aussi le militant de gauche, le pacifiste, l’écologiste, le révolté, l’humaniste et l’amoureux des bons plaisirs de l’existence.

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  • De l'amour et de l'humour ...

    J’ai écouté hier une émission passionnante, sur les ondes de la Radio Suisse Romande, consacrée principalement aux séries et films violents. Selon l’intervenant, dont je n’ai pas compris le nom, plusieurs études ont démontré l’influence de ses diffusions, non pas sur la génération de comportements violents, mais surtout sur la progression fulgurante du sentiment d’insécurité.

     

    Les téléspectatrices et téléspectateurs ingurgitant des séries de meurtres et de tueries derrière leur petit écran ont la trouille grimpante. Interdisons et boycottons ces scènes d’assassinats et de bagarres, et remplaçons-les par de belles histoires d’amour ou de franche rigolade.

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  • 4 bons candidats, mais un satisfecit pour Jean-Charles

    Pour devenir Conseillère administrative ou Conseiller administratif, les exigences sont extrêmement dures. Il leur est demandé d’être des bons politiques, des défenseurs acharnés du programme du parti, des supers communicateurs, des grands visionnaires, des fins stratèges et des excellents gestionnaires.

     

    Nous avons la chance d’avoir, au Parti socialiste de la Ville de Genève, 4 bons candidats (Jean-Charles Rielle, Sami Kanaan, Gérard Deshusses, Thierry Piguet) couvrant une grande partie de ces qualités multiples, pour accompagner Sandrine Salerno sur le ticket socialiste. Difficile donc de choisir pour les primaires du PSVG, cette sélection se compliquant encore vu les liens d’amitiés tissés avec plusieurs de ces candidats.

     

    Pour moi, les objectifs de maintenir deux sièges socialistes au gouvernement de la Ville et de conserver une majorité de gauche tant au Législatif qu’à l’Exécutif sont des priorités. Conserver deux sièges sur 5 pour les socialistes est un énorme défi, alors que la locomotive Manuel Tornare arrive en fin de mandat. Si le siège de Sandrine semble acquis, le second  siège sera difficile à gagner. Pour réussir ce pari ambitieux, deux ingrédients sont essentiels : avoir des candidats compétents, mission accomplie ; présenter un candidat possédant un grand capital électoral. Sur cet axe, Jean-Charles Rielle est le meilleur. En 1999, Jean-Charles est arrivé, pour sa première élection au Conseil municipal, second, derrière Manuel. En 2003, il confirma cet excellent score, occupant toujours la seconde place entre Manu et Sandrine. En 2007, il termina troisième, derrière Manu et Sandrine, cette fois-ci tous deux candidats au Conseil administratif. Son score au Conseil national fut illustratif de son potentiel électoral énorme détenu. Cet important soutien populaire ne tombe pas du ciel. Il est le fruit d’un militantisme sans faille au sein du PS, mais aussi dans le monde associatif, où il est omniprésent et hyperactif dans une foultitude de domaines conformes aux idéaux socialistes.

     

    Finalement, Jean-Charles a encore une tête d’avance dans le contact avec la population. J’ai toujours défendu un socialisme axé sur les plaisirs de la vie. Cet esprit de convivialité et de proximité, Jean-Charles le partage. Et cette qualité est un atout différenciateur pour un Conseiller administratif, au moment-même où la population a l’impression d’un éloignement excessif des politiques par rapport à ses préoccupations et ses désirs. C’est pourquoi, je voterai et recommande de voter en faveur de Jean-Charles lors de l’Assemblée générale du PS Ville de Genève, agendée le 1er septembre prochain.

     

    Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois et député

  • Les droits humains sont aussi pour les Roms

    Les Roms sont chassés de partout. On les rend responsables de tous les maux rencontrés par les populations européennes. Nicolas Sarkozy les stigmatise, assimilant les Roms à l’insécurité. Belle excuse pour un homme incapable de résoudre ce problème, monté en épingles par lui-même à des fins électorales perverses. Bon moyen pour détourner les regards de la presse sur ses affaires nauséabondes.

     

    Les grands problèmes d’insécurité existent et il faut les combattre avec détermination, mais sans les exagérer et en les traitant dans leur complexité.

     

    La grande majorité des Roms sont des gens  honnêtes, dérangeant les bien-pensants par leur mode de vie itinérant et atypique. Certains peuvent certes déranger, tendant la main pour obtenir une pièce, lavant avec insistance un pare-brise ou organisant les jeux dans la rue. Ces actions sont parfois chiantes. Mais, on est  bien loin des grands problèmes de sécurité. Les expulser ne baisse pas les trafics, les agressions, les viols, les meurtres ou le blanchiment d’argent sale.

     

    Par contre, une bonne partie des Roms sont pauvres, persécutés et méprisés. L’extrême-droite italienne, la Ligue du Nord en tête, sacralise aujourd’hui les thèses sarkozyennes. Quelle honte pour le Président du pays créateur de la Charte des droits de l’homme.

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    Les Roms doivent pouvoir bénéficier des droits humains

     

  • Les nouvelles de la journée : 21 août

    La bonne nouvelle du jour :

    La Mauritanie plante 200'000 arbustes, durant la journée, pour freiner l’avancée du désert.

     

    A consommer avec modération

    Le porte-parole de l’UMP, le chevelu Frédéric Lefebvre, a toujours le sens de la modération (???) : « Ce que les médias font subir au couple Woerth s’apparente à un viol collectif. » (Source : Libération)

     

    Respect des droits humains en Corse

    L’Association corse Sulidarità (Solidarité) mène toute une série d’actions de blocage de touristes pour protester contre le gouvernement français refusant de transférer les prisonniers politiques corses sur l’Île de Beauté, à proximité de leurs familles. A Porto-Vecchio, j’ai signé une pétition sur cette thématique, les droits humains étant inaliénables.

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    Après Dany le rouge, voici Dany le bleu

    La leader verte Cécile Duflot parle du leader d’Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit : « Dany, c’est comme le Schtroumpf grognon. »

     

    Une bonne adresse : l’Auberge de Groisy

    C’est nos amis, les Charbonnier Martine et Alain, qui nous ont fait découvrir ce lieu gastronomique de Haute-Savoie. Philippe Noël, se qualifiant d’artisan cuisinier, réalise, au milieu de la campagne, des mets succulents et originaux. Tout commence par une émulsion de reblochon avec des lardons. Ensuite, la carte est riche. Deux seules permanences : la qualité et l’authenticité. La liste des vins et des alcools est tout aussi intéressante. Ne loupez pas l’apéro maison : une subtile mixtion de Kirsch et de Champagne.