• Hop Hopper !

    Vu à Lausanne, au Musée de l’Hermitage, l’expo d’Edward Hopper. Je n’aime pas trop le personnage introverti, repoussant le modernisme artistique, avec comme cerise sur le gâteau une éducation psychorigide, heureusement démontée un peu par ses visites parisiennes et ses conquêtes amoureuses.

     

    Mon admiration par rapport à son œuvre tourne autour de deux aspects. Tout d’abord, sa lumière. Il est le peintre de la lumière. Ses rouges-roses et ses verts sont remarquables. Des rayons de soleil baignent ses toiles. Peu d’artistes ont illustré avec autant de talent la palette complexe et multiple de la lumière. Secundo, son érotisme. Cassant son enseignement religieux sectaire, il a peint des corps de femmes avec une grande sensualité. Ses traits et courbes blasphématoires sont aussi un retour dans la lumière des plaisirs de la vie.

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  • Daniel Vaillant, croyant et pratiquant en humour !

    Député de Paris, ancien Ministre français et peut-être futur, Daniel Vaillant est un socialiste convaincu et convainquant, mais aussi un bon vivant. Militant pour l’amélioration de la qualité de vie des gens, il les aime. C’est ainsi que j’idéalise la politique. Il me fait le plaisir de répondre à mes questions sur l’humour, sachant concilier travail sérieux tout en ne prenant pas toujours au sérieux. Un modèle à suivre …

     

    Daniel Vaillant : Tout d’abord, c’est avec plaisir que je réponds à tes questions.

     

    Quelle est ta définition de l’humour ?

     

    Pour moi l'humour c'est avant tout le témoignage de l'intérêt que l'on porte à autrui : quelle plus belle preuve d'amour que de vouloir faire rire quelqu'un ?


    Utilises-tu l’humour pour promouvoir ton idéal politique ?

     

    Oui ! Je suis croyant et pratiquant. Si la politique est une chose sérieuse, on peut tout à fait être sérieux sans se prendre au sérieux.


    Pierre Desproges disait : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ». Est-ce vrai en politique ?

     

    Oui aussi et pas avec Le Pen.

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  • Le monde en délire : 24 septembre 2010

    Fils de but

     

    Gérard Longuet, chef du groupe UMP au Sénat français, milite pour un changement à la tête de l’Etat français : « Je voudrais que le régime présidentiel  échappe à la solitude du gardien de but. » A force de prendre des goals et des autogoals, Sarko ne doit pas se sentir trop seul.

     

    Moment de lucidité …

     

    du leader de l’UMP Jean-François Copé : « Pour moi, il n’y a pas de problème rom» (Journal Le Parisien). Il devrait en parler à son p’tit gourou à talonnettes.

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    L’Âge de la pierre !

     

    Sakineh Mohammadi Ashtiani est condamnée à mort par lapidation, en Iran, pour avoir trompé son mari. Commentant cette sentence abjecte, le Directeur de Centre islamique de Genève Hani Ramadan lâche son venin : « La condamnation à la lapidation a un but avant tout dissuasif. » Encore un n’étant pas prêt à sortir de l’Âge de la pierre.

    À en perdre son latin

     

    En 1963, le Vatican, toujours coincé avec les nouveautés, traduisit une série de nouveaux mots en latin, sous la direction du Cardinal Bacci. « Jazz » fut converti en « absurda symphonia »,  tandis que le rock’n roll devint « barbara saltatio » (la danse barbare). « Ouverture d’esprit » n’est toujours pas traduite.

     

  • L’Ecosocialisme positif

    Une partie de l’opinion publique voit l’écologie comme une série d’interdictions et de privations de confort, considérant ce courant de pensées comme catastrophiste.

     

    Pourtant, s’il existe quelques rares rabat-joies rêvant à un retour au Moyen-âge, face à l’état objectif de la planète, l’écologie est la seule voie positive possible pour les générations futures. Personnellement,  je vois dans l’écologie l’espoir de construire une société durable et plus équilibrée.

     

    Naturellement bon

     

    L’écologie est naturellement (le mot est bien choisi) un bon remède pour l’Homme et son environnement. Sans se priver de confort, grâce aux nouvelles technologies et en vivant avec davantage de bon sens, nous pouvons aisément conjuguer l’action humaine avec la protection de la nature. Voici quelques exemples faciles à mettre en place. Remplacer toutes les ampoules incandescentes par des ampoules économiques en Suisse ; cette seule mesure permettrait de fermer immédiatement la moitié d’une centrale nucléaire du type de Gösgen. Favoriser la consommation de produits du terroir local plutôt que l’achat de fraises en hiver ou du vin produits de l’autre côté de la planète par du personnel exploité. Consommer l’eau du robinet plutôt que de l’eau en bouteille, généralement de meilleure qualité (n’ayant pas stagnée dans des bouteilles stockées dans du plastique durant un laps de temps conséquent) 1000 fois moins cher, nous évitons notamment d’importants déplacements, souvent par camions. 

     

    Pour les déplacements de distances raisonnables, prendre le train plutôt que l’avion, diminue fortement la pollution, évite de fréquents retards et les temps d’attente, ainsi que les déplacements supplémentaires, les aéroports étant souvent excentrés.

     

    L’écosocialisme, pas le capitalisme vert

     

    Economiquement, l’écologie est aussi positive. Une forte partie de la valeur créée par notre économie va résulter des nouveaux procédés protégeant l’environnement et des produits provenant de la nature.

     

    L’émergence du bio et de l’économie verte est considérable ces dernières années. A titre d’exemples, il faut savoir que le « Grenelle de l’environnement », administré par le gouvernement français, devrait générer, si les engagements sont tenus, 450 milliards d’euros de revenus et créer près de 600'000 emplois d’ici à 2020. L’étude internationale « Pour un travail décent dans un monde durable, à faibles émissions de carbone », menée en 2008, estime le revenu du marché mondial des produits et services liés directement à l’environnement à 2'740 milliards de dollars en 2020, soit le doublement des recettes actuelles.

     

    Nos amis allemands prévoient de quadrupler les revenus des technologies vertes d’ici 2030. Ils devaient représenter 16% de la production industrielle de ce pays à cette date. Aux Etats-Unis, les investissements environnementaux représentent le troisième flux d’engagement financier après les technologies de l’information et les biotechnologies. Le développement des nouvelles énergies renouvelables a déjà généré la création de 2,3 millions d’emplois dans le monde. D’ici 2030, on prévoit 20 millions d’emplois supplémentaires dans les énergies alternatives.

     

    Le capitalisme vert, comme les piranhas végétariens, ça n’existe pas ! Nous ne pouvons pas courir après le profit à court terme et parallèlement être sensible à la protection environnementale. Pour préserver notre espace naturel, il est important de penser sur le long terme et d’inventer une nouvelle économie sociale et écologique.

     

    L’humain et son environnement plutôt que le fric roi

     

    Socialement, l’écologie doit s’unir au socialisme démocratique un peu essoufflé pour donner une place primordiale à l’humain et à son environnement.

     

    La plupart des progrès sociaux sont nés des combats de la gauche et du mouvement syndical. Evidemment, la lutte pour la solidarité sociale est, malheureusement, toujours d’actualité, dans une économie ultracapitaliste arrogante et excessive. La crise économique que nous venons de traverser en est une preuve irréfutable.

     

    Mais, les menaces liées à un environnement malmené ont des conséquences dramatiques sur les humains et leur existence. Déforestation, dérèglement climatique, désertification, pollutions multiples, accidents chimiques, incidents nucléaires, fuites de pétrole, toutes ces catastrophes quotidiennes composent la une de nos journaux. Les études de risques mondiaux placent en première position les catastrophes écologiques, bien avant les mouvements migratoires, les actes de terrorisme ou les conflits armés.

     

    Promouvoir les droits humains s’inscrit désormais dans cette synergie entre la solidarité et la protection de l’environnement. L’un de va pas sans l’autre !

     

    Un idéal d’aujourd’hui pour demain

     

    L’écosocialisme est l’idéal d’aujourd’hui pour demain. Il est donc positif et porteur d’avenir dans cette société à bout de souffle, asphyxiée par les excès du libéralisme financier et les crises spéculatives récurrentes. L’écosocialisme, nouvelle philosophie politique construite sur les bases des bonnes pratiques du passé  et des innovations de demain, donne une perspective optimiste à une humanité fonçant, sans cela,  tout droit au suicide.

     

    Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois

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  • Jazzmaniaque

    Lu « Jazzmaniaque » de l’insoumis Siné. Il aime la provoc, l’humour corrosif, la polémique, le bon pinard, les femmes, le plaisir sous toutes ses formes … et forcément le jazz.

     

    Dessinateur et scribe, il a collaboré à un tas de revues humoristiques et à plusieurs revues de jazz : Jazz Magazine et Jazz Hot. « Jazzmaniaque » est le regroupement de plusieurs textes, illustrations, pamphlets, chroniques, dessins, affiches, pochettes de disques élaborés par Siné dans le registre du jazz.

     

    Il aime cette musique car elle symbolise le mouvement et la liberté : « Moi j’aime bien prendre tout dans la gueule. Le jazz, c’est de la musique populaire, pas la messe. C’est là pour foutre le bordel, sinon à quoi bon. » Le révolté Siné lie  le jazz à l’érotisme, nouvelle preuve irréfutable de l’esprit libre de cette musique : « J’ai découvert le jazz à l’adolescence, à l’âge où l’on ne pense qu’à ça. C’est probablement pourquoi j’associe inévitablement, depuis lors, cette musique au libertinage. » Un livre ressemblant à un chorus, libre, imprévisible, rythmé et tellement surprenant.

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