• Décès de Georges Haldas, Une sacrée page se tourne

    Jeune, je jouais de la musique dans un sous-sol du Boulevard Carl-Vogt. Dans le même coin, je fréquentais les bistrots avec mes potes. À 21 ans, je m’établis sur ce boulevard de Genève, au-dessus du resto de la « Boule d’Or ».

     

    C’est dans ce quartier populaire et animé que je rencontrai à de multiples reprises l’écrivain Georges Haldas. Il noircissait des feuilles de papier au café « Chez Saïd », en zyeutant le papelard de tout prêt, vu ses problèmes de vue. Je le croisais aussi fréquemment dans le parc du Musée d’ethnographie, sis dans la même rue. Il flânait et méditait sur les bancs, pensant certainement à ses prochains écrits.

     

    Ce poète relatait les histoires simples de la vie, témoin de son époque et de son environnement. Avec beaucoup d’humour et de bon sens, il s’intéressait aux êtres humains et à leurs histoires. C’est certainement grâce à cette humanité, qu’Haldas s’engagea humblement pour la paix et pour l’autodétermination des peuples, dont particulièrement celui de Palestine.

     

    « Les morts, quand vous les oubliez, vous les tuez une deuxième fois. », disait-il. Vu son œuvre, la récidive n’est pas à l’ordre du jour.

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  • Nîmes réconciliée avec le taureau

    Je signe le manifeste « Pour Nîmes réconciliée avec le taureau, la nouvelle ère de Nemausus ». Nous nous rendons souvent dans cette ville magnifique, fleurant bon l’esprit occitan provençal.

     

    La nouvelle ère de Nîmes ne se conçoit qu’à l’échelon de grands défis de la planète. Comme celui de trouver une alternative au modèle de prédation aveugle à l’origine de la crise écologique, financière, économique, alimentaire, énergétique, morale, sociale …

     

    L’humain doit développer une éthique dans sa relation au vivant, c’est une question de survie.

     

    La tauromachie va à l’inverse de cette humanisation de nos pratiques et de la nécessaire éducation à la non-violence de nos enfants.

     

    Le sang ne doit plus assombrir les arènes de Nîmes.

     

    Nîmes doit devenir un des foyers de la civilisation du XXIème siècle où la réconciliation de l’homme avec la nature est un passage obligé vers une terre apaisée. La cité possède toutes les intelligences et les énergies, toute la créativité, pour entrer dans une nouvelle ère.

     

    Elle peut rejoindre les forces vives du renouveau mondial.

     

    Il est urgent pour Nîmes de se réconcilier avec le taureau. Un taureau né pour une vie paisible au sein de son troupeau, et non pour le « combat ».

     

    Mettre fin à la tauromachie, c’est une nouvelle façon d’habiter la ville, de la magnifier en retrouvant son identité racine. Ne s’est-elle pas bâtie autour d’un symbole de vie ? La source du sanctuaire celtique, le nemeton, et d’où le nom de Nemausus tire son origine ?

     

    Nîmes peut maintenir la feria en se passant de la corrida. Avec son dieu de la source, Nîmes est vouée à devenir une cité engagée dans la protection de ce trésor menacé sur toute la planète : l’eau.

     

    Il existe une alternative à la tauromachie. C’est le « Festival de l’eau ».

     

    La brillance de la civilisation, voilà l’habit de lumière de Nîmes.

     

    Ré-enchantons Nemausus ! Absolument.

     

    http://www.anticorrida.com/manifestation/cercle-de-silence-a-nimes-le-17

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  • Le monde en délire : 29 octobre 2010

    Lausanne, banlieue de Genève

     

    Sur Facebook Christian Levrat (Président du Parti Socialiste Suisse) écrit : En route vers Lausanne pour le congrès du PS : discussion et adoption du programme du parti, débat sur l'initiative pour la justice fiscale, mot d'ordre sur l'initiative UDC, Micheline (Calmy-Rey) sur ses terres ou presque, premier discours de Simonetta (Sommaruga) en tant que Conseillère fédéral. Un programme parfait pour un week-end pluvieux (…)

     

    Je lui poste le commentaire suivant : Sympa de refiler du terrain aux Genevois-es. Nous allons enfin avoir de la place pour construire du logement.

     

     

    Faites l’amour, pas les magasins :

    Non à l’extension des horaires d’ouverture des magasins à Genève

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    Le vengeur mosquée

     

    Oussama Ben Laden demande à ses amis de le tuer si les Américains lui mettent la main dessus.. Pour une fois, il ne veut pas tuer des innocents.

     

  • Le monde en délire : 25 octobre 2010

    Mohammed VI n’aime pas rire

    On le savait, le Roi du Maroc n’est pas un rigolo et n’aime pas l’opposition. Etouffé par la censure et le boycott financier, notamment publicitaire, le magazine libre et critique marocain « Nichane » est mort.  Son rédac en chef avait d’ailleurs été condamné pour avoir écrit un article sur la thématique « Comment les Marocains rient de la religion, du sexe et de la politique. » Dans le si beau pays de Mohammed VI, il ne fait pas bon vivre pour celles et ceux qui veulent ouvrir leur gueule.

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    T’ Iran

    « Nous n’avons aucun homosexuel. Ça n’existe pas dans notre pays. », dixit Mahmoud Ahmadinejad, le tyran de Téhéran. Par contre, au niveau des enfoirés immondes, il y a au moins un en Iran.

     

    Contre la pénibilité au travail !

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    A gauche de l’extrême-droite, de quoi perdre le nord

    Le 4 novembre 2009, dans la Julie, l’ancien fondateur de l’UDC genevoise Soli Pardo critiquait le Mouvement Citoyens Genevois (MCG), le jugeant : « trop à gauche ». Etonnant pour un parti d’extrême-droite. En octobre 2010, le même Pardo adhère au MCG. De là à croire que Pardo se gauchise ??? Il faut reconnaître que c’est difficile d’être plus à droite que Soli Pardo.

  • Censure en Sarkozie : Banier de crabes

    La RATP, à la botte du régime Sarkozy, censure dans ses sites l’affiche du nouveau spectacle des Deux-Anes, à Paris : « Banier de crabes », faisant allusion à Jean-Marie Banier, l’un des protagonistes de l’affaire Bétancourt, source de financement abusif de l’UMP.

     

    Les Deux-Anes sont connus pour ses spectacles bon enfant. Légèrement irrévérencieux, c’est déjà trop pour les culs-pincés dirigeants aujourd’hui la France. Quel gâchis au pays historique de la liberté.

     

    Hier, Coluche, Reiser ou le Professeur Choron défiaient la censure française. Désormais, mêmes les Jacques Mailhot et les Pierre Douglas subissent la répression, alors que leur humour est gentillet.

     

    Espérons que Voltaire aura raison : « C’est le propre de la censure violente d’accréditer les opinions qu’elle attaque. »

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