• Le monde est fragile. Prenons-en soin !

    Notre nouvelle Présidente de la Confédération helvétique Micheline Calmy-Rey a choisi une œuvre de l’artiste Sylvie Fleury comme carte de vœux. Le message est plein d’engagement « Le monde est fragile. Prenons-en soin ! »

     

    La création artistique est moderne, dynamique, féminine et innovante, avec une pointe d’ironie et d’humour. Enfin, l’image d’une Suisse audacieuse qui réfléchit et qui entreprend. A l’image de Micheline …

     

    Mais, voilà, dans ce pays se refermant derrière un égoïsme poussé à son paroxysme, la créativité devient subversive et les critiques des adeptes du repli pleuvent.

     

    On s’en fout ! Laissons ces larmoiements de frustration sortir, continuons à agir pour ouvrir l’Helvétie sur le monde et utilisons tout le génie créatif de ce beau pays, source de nos plus importants succès. J’ai l’impression que la Suisse a bien d’autres défis à relever qu’à débattre d’un sujet si futile.

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  • C’est à boire qu’il nous faut !

    J’ai bu deux vins remarquables. J’ai envie de partager avec vous mon diagnostique et vous les recommander …

     

    Le Coma Vella : Fin assemblage ibérique de Grenache (40%), de Cabernet Sauvignon (25%), de Carinena (20%) et de Syrah(15%). Le fricard du pinard, Robert Parker, le cote 94/100. Ce n’est pas volé. Ce vin, vieilli une année en fut de chêne, est d’une rondeur exceptionnelle. Vinifié au Mas d’en Gil, son bouquet dégage une foultitude d’épices, des odeurs de fruits rouges et certains y sentent quelques touches balsamiques. En bouche, il est ample et majestueux. Le fruit est d’une présence exceptionnelle. Ce nectar est un grand vin, avec un final tout en douceur.

     

    Le Château Lassègue : Le Château Lassègue, datant du XVIIème siècle, possède des vignes de 30 à 40 ans. Ce vignoble produit un vin ayant des expressions très riches. Ce Saint-Emilion Grand Cru est composé à 60% par du Merlot, 35% par du Cabernet Franc et 5% par du Cabernet Sauvignon. Les arômes floraux et de cassis sont très présents.

     

     

  • Miscellanées du 25 décembre 2010

    Uzès, j’accoure

    Dans « 24 heures », je lis un très intéressant article sur Uzès, joyau du Gard que j’adore. La conclusion de l’article résume à merveille ce que je ressens lorsque j’arpente les rues de cette cité : « La gourmandise du regard rejoint celle du ventre. »

     

    Balade sur le Grand Quai

    Petit dîner en amoureux au « Grand Quai », le restaurant de l’Hôtel Métropole de Genève. Dans un décor lounge, un poil trop chargé, le grand Chef Pascal Lavenu propose une cuisine délicate et originale. Il construit d’ailleurs sa promo sur le mariage de l’Authentique et du Contemporain. Inflexible sur le choix des produits, il nous offre des plats de plaisirs. Nous sélectionnons une entrée végétarienne à base de brocolis. Comme plat principal, nos papilles s’agitent en mangeant du chevreuil, cuisiné avec délicatesse. Pour le choix des vins, nous nous laissons conseiller par le sommelier passionné. Il nous dirige pour l’apéritif sur un Pouilly-Fumé, puis nous prenons la  route du Languedoc pour découvrir un Syrah tout en rondeur.

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    L’Arnacœur

    Comédie immorale, comme je les aime, signée Pascal Chaumeil, avec Romain Duris, grandiose, Héléna Noguerra, Vanessa Paradis et Julie Ferrier. C’est l’histoire d’un mec mandaté et rémunéré pour briser des couples. Votre amie sort avec un connard. Votre fille couche avec un sombre abruti, engagez ce type. Il vous réglera rapidement le problème, à condition que la femme soit malheureuse, seul principe pour accepter une telle mission. Les dialogues sont exceptionnels. La troupe de comédien-ne-s est haute en couleurs.

    Le nom des gens …

    Une belle comédie réalisée par Michel Leclerc en 2009. Sara Forestier déménage, alors que Jacques Gamblin est une nouvelle fois excellent. Zinedine Soualem est aussi à l’affiche, tandis que Lionel Jospin fait ses débuts au cinéma en jouant son propre rôle, avec une dérision trop rare en politique. Ce film est une heure 44 de bonheur. Il était une fois une jeune délurée, Bahia Benmahmoud, très engagée politiquement, s’étant donnée comme mission de coucher avec des mecs de droite pour les convertir au socialisme. Et un jour, croyant croiser un type prudent et réservé, elle pense avoir détecté un bourgeois. Sous des apparences trompeuses, elle découvre finalement l’amour et un Jospiniste admiratif. Ce long métrage est plein de vie et d’utopie. Parsemé de clins d’œil, de générosité et d’humour, il entre très franchement dans le Panthéon des grandes comédies françaises.

     

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    L’idéaliste Bahia rejetant des tourteaux à la mer pour leur sauver la vie après les avoir achetés au marché.

     

    De belles dents pour un beau sourire

    Un dentiste avec un beau sourire pour défendre l’intégration des étrangers, une belle action de la Ville de Genève !

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  • Elections nationales 2011 : Les socialistes genevois présentent leur Dream Team

    http://planetephotos.blog.tdg.ch/archive/2010/12/22/elections-federales-les-socialistes-annoncent-la-couleur.html

     

    Les socialistes genevois présentent leurs candidat-e-s à la candidature aux élections fédérales du 23 octobre 2011. L'élection à l'interne aura lieu lors de l'Assemblée générale du Parti socialiste genevois, le 14 janvier 2011.

     

    Pour le Conseil National

    - Maria Roth-Bernasconi
    - Jean-Charles Rielle
    - Carlo Sommaruga

    - Valérie Boillat
    - Loly Bolay
    - Monique Cahannes
    - Françoise Jolliat
    - Eric Peytremann
    - Jacques Robert
    - Christine Serdaly Morgan
    - Manuel Tornare

     

    Pour le Conseil des Etats

    - Liliane Maury Pasquier

     

    Vous trouverez sur notre site, www.ps-ge.ch, les interventions à la Conférence de presse des candidat-e-s sortant-e-s, à l'adresse:

    http://www.ps-ge.ch/Conference-de-presse-du-22.html

     

    René Longet, président

    Christian Brunier, président du comité de pilotage de la campagne

     

  • Rire de résistance, la suite …

    J’avais adoré le tome I. Le tome II fait du bien dans ce monde surdominé par la bêtise humaine. Jean-Michel Ribes réunit une série de textes et de bons mots pour s’opposer à toutes les hégémonies par un rire aux éclats.

     

    De A à Z, nous cheminons au milieu de l’espièglerie et traversons l’alphabet de l’humour.

     

    A comme Athée. « J’ai failli devenir athée … mais ils n’ont pas assez de jours fériés. », nous dit Henny Youngman.

     

    Sous B, tu retrouves un bel échange entre deux génies de la déconne : Guy Bedos et Pierre Desproges. Et aussi un article délirant sur la Belgitude. Sans oublier une belle citation sur le bordel : « Je préfère le bordel de la pensée aux raisons closes. » Tu dégotes en outre les Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio : « De toute façon tant qu’il y aura des bonnes femmes chez les féministes ça marchera jamais … »

     

    C commence par une citation d’Alphonse Allais sur le calendrier : « Je ne prendrai pas de calendrier cette année, car j’ai été mécontent de celui de l’année dernière. » Les portraits de Chaplin et de Cingria valent le détour, ainsi que le dossier sur la caricature ou celui sur les critiques.

     

    D comme Dac Pierre, le résistant au nazisme à coups de rigolades. D zoomant sur le mouvement Dada, petite folie collective. Sous cette lettre, nous retrouvons Dard Frédéric, agissant pour réduire la fracture intellectuelle ; Daumier Honoré, hissant la caricature au rang des arts ; et Démocrite, penseur du rire matérialiste.

     

    E nous offre un portrait d’Erasme et le rire laïc, signé par Michel Onfray. Etaix Pierre, le clown, n’est pas loin.

     

    F fait une place aux fêlés. « Heureux sont les fêlés car ils laisseront passer la lumière. », dixit Michel Audiard. Dans les fêlés, on trouve Feydeau Georges et Fournier Jean-Louis.

     

    G valorise l’humoriste italien Grillo Beppe, la terreur du monde politique transalpin. On y voit de plus une galerie de photos de grotesques de Berlusconi aux Le Pen, de Sarah Palin à George W. Bush.

     

    Le H consacre une bonne place à l’humour. Max Ernst nous dit : « Le hasard est le maître de l’humour. »

     

    Les Italiens occupent le I, avec un témoignage complaisant de Jean Cocteau : « Les Italiens sont des Français de bonne humeur. » I donne l’occasion de publier plusieurs pages sur les images qui bougent : le cinéma comique.

     

    J et K se partagent le même chapitre. Un reportage nous présente l’insolence au Japon.

     

    Passons à L. Philippe Geluck nous fait une confidence sur le verbe lire : « Je ne lis que mes bouquins. Mais j’en écris tellement que je n’arrive pas à les lire tous. »

     

    M me permet de parler de moi. Alain Dantinne nous explique qu’il a des fins de moi difficiles. M s’axe encore sur les militants : Michael Moore, Morgan Spurlock, lutteur contre la malbouffe et aussi plusieurs associations utilisant la goguenardise pour soutenir leurs causes.

     

    Nous sautons N et O et arrivons chez PQ. Le P ouvre sa porte aux dessins de presse. Kofi Annan les défend : « Les dessins de presse nous font rire. Sans eux, nos vies seraient bien tristes. Mais c’est aussi une chose sérieuse : ils ont le pouvoir d’informer mais aussi d’offenser. »

     

    Dans les pages pleines d’R, Friedrich Nietzsche rappelle : « Le rire est un remède contre la vie. » R nous donne l’occasion de revivre un p’tit bout de chemin avec le dessinateur de génie Reiser et le dompteur de bons mots Jules Renard. Nous y découvrons de plus un article sur le rire jaune, l’humour asiatique.

     

    S laisse George Mikes présenter les Suisses : « Les Suisses ont su construire un très beau pays autour de leurs hôtels. »

     

    C’est l’heure du T. Jean-Luc Godard nous parle théâtre : « Le théâtre, ça m’intéresserait mais ils parlent trop fort. » A travers, un portrait de Mark Twain, on sacralise l’irrévérence et la liberté.

     

    Dans U, Francis Picabia marmonne : « Le seul uniforme supportable est celui du bain de vapeur. »

     

    V nous présente Boris Vian, plus vif que mort.

     

    La fin de l’abécédaire laisse de la place à Mae West, Willem et Jean Yanne criant : « Ni Dieu ni maître, même nageur. » Sans oublier les zinzins suisses : Plonk & Replonk.

     

    Pour tourner le dos aux thématiques déprimantes, il est bon de déguster cette galopade impertinente. Rire de résistance, un beau combat, vaccin contre la connerie humaine.

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