• Miscellanées du 31 juillet 2011

    « Le bonheur peut se définir comme l'équilibre entre touts nos facultés :

    corps, sens, cœur, cerveau. »

    Toots Thielemans, jazzman

     

    Je signe une missive adressée au Président de Russie Dmitri Medvedev et au Président du Comité d'enquête sur l'assassinat de Natalia Estemirova : Monsieur le Président, Monsieur le Président du Comité d'enquête, Je m'adresse à vous pour vous faire part de ma préoccupation quant au fait que deux ans après l'assassinat de la militante des droits humains Natalia Estemirova, les autorités russes n'ont toujours pas mené de véritable enquête sur le meurtre et que personne n'a encore été déféré à la justice. Je constate avec inquiétude que les enquêteurs ont manifestement négligé les pistes conduisant à la possible implication dans cet assassinat de responsables de l'application des lois tchétchènes, désignant en revanche comme principal suspect un combattant tchétchène. La crédibilité de cette thèse est pourtant remise en cause par des incohérences existant dans les éléments censés prouver l'implication d'activistes dans le meurtre, par l'absence de mobile et par le refus d'exploiter des pistes pertinentes et de recueillir des éléments de preuve potentiellement capitaux. Je suis également profondément inquiet de constater que, deux ans après le meurtre de Natalia Estemirova, la situation des militants des droits humains en Tchétchénie ne montre pas de signe d'amélioration. Les défenseurs des droits humains qui travaillent sur place sont toujours régulièrement la cible de menaces et d'actes d'harcèlement. Je vous prie instamment de : - faire en sorte qu'une enquête indépendante, impartiale et exhaustive soit menée sur le meurtre de Natalia Estemirova, et envisage y compris l'implication possible de responsables des pouvoirs publics et de membres d'organes chargés de l'application des lois ; - veiller à ce que tous les responsables présumés soient déférés à la justice ; - garantir que les militants des droits humains puissent travailler en Tchétchénie librement et sans craintes de représailles.

     

    Les Egyptiennes ont grandement contribué à façonner les mouvements de protestation contre le pouvoir dictatorial et pour promouvoir les idées de liberté de la révolution. Elles se trouvent toutefois privées du fruit de leur travail. Aucune femme n'est représentée au Comité pour la réforme de la Constitution. Je signe une pétition au Premier ministre égyptien par intérim lui demandant que les femmes soient considérées comme des partenaires égales dans le processus de réforme démocratique. C'est seulement sur la base de l'égalité des sexes et de la non-discrimination que l'Egypte peut saisir cette occasion historique de devenir une nation libre et ouverte.

     

    Une terrible sécheresse frappe la corne de l'Afrique. La famine se propage dans ces régions et 10 millions de personnes sont déjà en danger de mort. Pendant ce temps, au lieu d'investir pour sauver des vies humaines, les USA annoncent le lancement d'un gigantesque programme pour se rendre sur Mars. On peut vouloir se poser sur Mars et être con comme la Lune !

  • Déménagement des citernes de Vernier : une série de longs épisodes !

    Pour améliorer la sécurité et la qualité de vie de ses habitant-e-s, les Autorités de Vernier encouragent le déménagement des citernes des pétroliers de leur territoire. Cette belle ambition n'est malheureusement pas nouvelle, je retrouve un article de juin 1992 que j'avais publié dans le journal « L'Orpailleur » :

     

    Après la nuit du kérosène : Vernier ne doit plus être la poubelle du canton ! Le 25 janvier 1992, alors que le soleil se couchait, 500'000 litres de kérosène s'échappaient d'une citerne à Vernier. On évitait de peu une désastreuse catastrophe. Aujourd'hui, le Parti du Travail riposte en dénonçant certains faits : alarme intentionnellement mise hors-service, pompes aspirantes de carburant pas mises en place, négligences multiples. Le PDT verniolan las de « vivre sur une poudrière » accuse : « La vie du millier d'habitants du secteur prime sur la présence de ces réservoirs ... Aucune garantie n'existe que ce genre d'accidents ne se reproduira plus jamais ! » Le Parti du Travail exige le déplacement des réserves pétrolières dans un site inhabité et la mise en place d'une sécurité digne de ce nom. Certains taxeront cette proposition d'utopiste. Pourtant déjà plusieurs villes ont réalisé une telle démarche. Il suffit d'un peu de courage et de dynamisme politique. Ce déménagement provoquerait une lourde perte financière pour notre commune. Faux ! Le revenu de telles installations est moindre. La langue de bois de l'ancien chef des finances communales, M. François Satin, illustre cette réalité. A une question d'un Conseiller municipal, M.Satin répondait que les pétroliers rapportaient à Vernier entre 0 et cent millions de francs. Sans commentaire. Envahie par les nuisances, aussi nombreuses que diverses, il est peut-être temps que notre commune cesse d'être la poubelle du canton. »

  • La liberté contre la propagation de la haine …

    Je réagis à ce commentaire du journaliste Pascal Décaillet rédigé sur son blog : « La Norvège est en deuil, nous sommes tous en pensée avec elle. L'attentat d'Oslo est inqualifiable, les motivations de son auteur, aussi. À partir de là, que dire de plus, qui soit sensé, éclairant sur cette horreur, ne relève pas du remplissage, ni du traditionnel cortège « d'experts », l'un sur l'extrême droite en Europe, l'autre sur les néo-nazis en Scandinavie, un troisième sur le « fondamentalisme chrétien » ? Cette volonté de remplir, tout de suite étiqueter, révèle notre ignorance. En quoi les métastases fantasmatiques d'un Norvégien isolé doivent-elles nous interroger sur autre chose que sa propre folie ? Le malheur fait partie de l'Histoire humaine, le tragique aussi. Jamais nous ne pourrons les éradiquer. (...) »

     

    Pascal, si le tueur avait été musulman, seriez-vous aussi prudent pour ne pas attaquer l'intégrisme islamique ? Certes, le tireur norvégien est taré. Mais, il est aussi lucide et politisé. Politisé, à l'extrême-droite. Les thèses des néo-fachos emballés dans leurs costards de « respectabilité » excitent la haine des extrémistes les plus violents. Il faut donc condamner, sans concession, tous les extrémismes sous toutes leurs formes : religieuses, politiques ou autres. La défense des libertés ne doit pas laisser de place à la propagation de la haine.

  • Non Hani Ramadan, la religion musulmane ne limite pas le plaisir …

    Hani Ramadan, Directeur du Centre islamique de Genève, écrit sur son blog : « Notre ego aime le désir et la passion. Sans frein, livré à ses pulsions et ses instincts, il nous entraîne vers l'animalité, vers des plaisirs qui une fois assouvis réclament d'autres plaisirs. Une insatisfaction perpétuelle que perpétuent les sociétés de consommation. Pour éviter cette dérive, il n'existe qu'une seule voie : lui imposer les limites que nous dicte la loi divine. Nous écarter de ce qui est illicite, et éviter les excès. Refuser cette prétendue libération des mœurs qui fait de la femme un objet, et retrouver notre liberté par la pleine maîtrise de nous-mêmes. »

     

    En voulant limiter nos plaisirs, Hani Ramadan renie les origines de la religion musulmane.

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  • Simplement de l’humanité pour lutter contre l’insécurité

    En sortant de table, à Ostende, sur la côte flamande, nous voyons au loin deux jeunes se bagarrant sauvagement. La foule regarde béatement. Cette lâcheté, mêlée à un égoïsme poussé à son paroxysme, me scandalise.

     

    Je coure à travers la route, saute le mur, et vais séparer, avec un jeune black, les deux combattants. L'un d'eux est bien esquinté. Dès notre intervention, la violence se calme. L'un se barre rapidement. L'autre est blessé. A vrai dire, il s'est fait agresser à coups de chaînes. Des marques le prouvent aisément. Un autre individu a aussi participé à ce cassage de gueule, mais a fui avant mon arrivée.

     

    Nous appelons les flics. Nous attendons et réconfortons l'agressé et sa petite amie. Les policiers n'arrivent pas. J'arrête un véhicule des douanes. Les deux douaniers, à moitié abrutis, me répondent que cette affaire n'est pas de leur « compétence » et qu'ils ne peuvent pas alerter la police. Voyant un motard de la police sur la route, je fonce pour l'interpeller. L'agent a l'air de s'en foutre. Je demande un apport de soins au blessé, celui-ci ayant plusieurs plaies et ecchymoses. Le flic est à moitié à l'ouest. Motivation au-dessous de zéro. Il a de la peine à prendre le signalement des voyous, se bornant à nous conseiller d'aller déposer plainte à un kilomètre et demi d'ici.

     

    Nous embarquons le jeune agressé et sa copine, et les amenons au poste. On nous oblige à faire la queue, alors que le jeunet a ses habits en lambeaux. Je demande une prise en charge du jeune. Personne ne bouge. Inefficacité totale de la police. Je proteste contre cette incapacité et souligne que la police semblait plus vigousse pour me coller, avant-hier, pour un mauvais stationnement. La police belge est lamentable, me faisant même regretter la police genevoise.

     

    Si la population était plus solidaire, si la police était plus efficiente, l'insécurité baisserait sensiblement. Davantage d'humanité et d'intérêt pour les autres génèrent de la sécurité et améliorent la vie de chacune et chacun.