• A bicyclette … Y avait Liliane et Robert …

    « Quand on partait de bon matin
    Quand on partait sur les chemins
    A bicyclette
    Nous étions quelques bons copains
    Y avait Fernand y avait Firmin
    Y avait Francis et Sébastien
    Et puis Paulette ... »

    Yves Montand

     

    Pour aller à la rencontre des citoyennes et citoyens, nous parcourons, en vélo, une partie de notre beau canton, avec Liliane Maury Pasquier et Robert Cramer, candidat-e-s genevois-es au Conseil des Etats.

     

    A chaque halte, nous sommes accueillis, très chaleureusement, par une foultitude de militant-e-s PS, Vert-e-s, d'Ensemble à Gauche et des mouvements sociaux. La gauche est unie, dans la richesse de sa diversité, condition indispensable pour gagner cette élection essentielle pour Genève.

     

    Sur plusieurs stands, des groupes musicaux renforcent ce climat de convivialité.

     

    La population est très réceptive. Porté-e-s par l'été indien, un grand nombre d'habitant-e-s  sont très reconnaissant-e-s du bilan de ce duo se battant pour Genève. Normal ! Les Genevoises et les Genevois, sur tous les votes fédéraux d'importance de cette législature, ont voté comme Liliane et Robert. Ils se retrouvent dans ces personnalités tant pour leurs idées que par la qualité de leurs rapports avec les gens. Liliane et Robert aiment les êtres humains et ça se sent dans leurs idéaux et surtout dans leurs contacts avec les électeur-trice-s.

     

    Mélange de militantisme et d'amitié, dans le respect de la mobilité douce, ce parcours en vélocipède et ses différentes étapes offrent une bonne plateforme d'écoute, de discussion et d'échange de propositions avec la population.

     

    Nous sommes bien loin de la politique technocratique et arrogante.

     

    C'est cette politique que j'aime. Ce contact de proximité, cet activisme de terrain, aux côtés de celles et ceux qui ont besoin de la gauche pour soutenir leurs revendications, dans un monde spéculatif qui licencie et humilie la grande majorité de la société.

     

    Dans la dynamique du développement équitable et durable, il faut reconstruire une politique éthique au service des causes collectives, des humains, et non pas en se prosternant pour favoriser quelques privilégiés recherchant le profit à n'importe quel prix.

     

    Pour toutes et tous sans privilèges !

     

    Christian Brunier,

    responsable de la campagne des élections fédérales du Parti socialiste genevois

     

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  • Miscellanées du 24 septembre 2011 :

    Une bonne nouvelle : En 1975, on ne comptait plus que 600 rhinocéros indiens. Avec des mesures de protection renforcées et davantage de sévérité contre le braconnage, on en dénombre maintenant 2'575.

     

    J'écris à « Riposte laïque » : Je ne veux plus recevoir vos mails de "Riposte laïque". Vous avez malheureusement passé de la laïcité, valeur magnifique, à l'islamophobie, valeur haineuse. Je ne peux cautionner cette regrettable dérive, l'amour entre les humains étant à la base même de mes engagements.

     

    Réponds à un sondage de la Tribune de Genève : La Suisse doit-elle reconnaître la Palestine ? Oui, évidemment, l'autodétermination des peuples étant un gage de liberté !

     

    Je vote pour le Romand du siècle, concours organisé par « L'Illustré ». Dans une liste où l'on trouve à boire et à manger, et même Lolita Morena et Alain Morisod, je vote pour Edmond Kaiser. Cet indigné, fondateur de Terre des Hommes et de Sentinelles, s'est toujours battu pour défendre les enfants victimes de la pauvreté, de la violence et des injustices. Il mérite nos scrutins.

     

    Le Parti socialiste neuchâtelois dépose 6'300 signatures en faveur des allocations familiales équitables. Bravo !

     

    Venez toutes et tous à la Fête de la Rose, le 8 octobre prochain :

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  • Liberté pour les journalistes de Voice of Burma

    Défenseur des droits humains, j'envoie une lettre au Secrétaire général de l'ASEAN, Association des nations de l'Asie du Sud-Est :

     

    Je vous demande de faire pression sur le gouvernement birman afin qu'il libère les dix-sept journalistes de la Democratic Voice of Burma (DVB), dont la plupart ont été torturés et condamnés à de longues peines de prison. Malgré les récentes élections, plus de 2'100 prisonniers politiques demeurent toujours derrière les barreaux, et le gouvernement n'a, jusqu'à présent, fait aucun geste pour les libérer.

     

    Une presse libre de tout contrôle gouvernemental est le fondement d'une véritable démocratie. Le traitement que réserve la Birmanie aux journalistes indépendants prouve que la démocratie reste une lointaine perspective. Une organisation régionale aussi importante que l'ASEAN, bénéficiant d'un poids politique conséquent et d'une reconnaissance de la part de ses communautés, devrait saisir l'opportunité de cette prétendue transition vers un gouvernement civil, pour exiger de réels changements.

     

    Je vous demande d'utiliser votre influence régionale pour mobiliser les efforts de la communauté internationale afin de libérer les journalistes de la DVB, et tous les prisonniers politiques. Je demande également à l'ASEAN de promulguer une résolution qui lui donnerait un mandat de poids afin de persuader les dirigeants birmans d'entamer un véritable dialogue. Je vous prie d'agréer, Monsieur le Secrétaire général, l'expression de notre haute considération.

  • Le Grand Conseil genevois balaie l’idée d’un Tribunal de la famille. Dommage !

    J'apprends que le Grand Conseil genevois a refusé la motion que nous avons rédigée, Alain Charbonnier et moi-même, en liaison avec les associations. Seuls les socialistes et le MCG ont soutenu ce projet élaboré pour le bien-être des enfants et des parents !

     

    La société a changé profondément durant ces dernières décennies. Les êtres humains étant plus libres de leur destin et la longévité étant beaucoup plus longue, il est fréquent de voir des couples se séparer et divorcer, choisissant un nouveau parcours de vie davantage en accord avec leurs envies, leurs aspirations et leurs amours. Entre 1969 et 2006, le nombre de mariages pour 1'000 habitants a passé de 8,2 à 6,2 dans le canton de Genève. Dans le même temps, le nombre de divorces pour 1'000 habitants a passé de 1,8 à 3,0. Pourtant, les procédures de séparation et de divorce ne tiennent pas suffisamment compte de cette évolution de la société. Elles  restent très juridiques, engendrent beaucoup d'affrontements et de tensions dans les familles concernées et sont très douloureuses, particulièrement pour les enfants.

     

    Trop souvent, les avocats s'affrontent, les parents se disputent et les juges tranchent. Les décisions aboutissent fréquemment à des situations déséquilibrées pour les enfants et les parents, et coûteuses pour l'ensemble de la société.

     

    En Suisse, près de 18'000 enfants n'ont plus aucun contact avec leur père ou parfois leur mère. A ceci s'ajoute près de 80'000 enfants n'ayant plus un contact régulier avec l'un de leurs parents  Or des solutions existent pour instaurer une pratique focalisée sur le bien-être et l'intérêt des familles et des enfants.

     

    Des bonnes pratiques ont été testées en Suisse, en Europe et dans le monde. Il suffirait de s'en inspirer pour les rendre contagieuses. Depuis plus de 15 ans, une coopération a été créée dans l'arrondissement de Cochem (Allemagne) entre les Autorités judiciaires, l'Ordre de avocats, les Services de la protection des mineurs et les services spécialisés dans l'aide aux familles pour amener les parents en conflit à trouver des solutions à l'amiable, répondant aux besoins des enfants. L'utilisation des méthodes de résolution des conflits et la médiation sont les clés de ces procédures plus souples, beaucoup plus rapides et axées sur le bon sens et l'humain. Les institutions ne sont là que pour encourager les parents à assumer pleinement leur responsabilité parentale conjointe. Dans cette région allemande, le tribunal axé sur la famille agit très rapidement, le temps pourrissant souvent les conflits et générant de graves incertitudes, spécialement pour les enfants. Dès qu'une séparation ou un divorce est demandé, une audience a lieu dans les 3 à 4 semaines, pour adopter les premières mesures protégeant les enfants et évitant les ruptures de dialogue entre la mère et le père. Un-e travailleur-euse social-e assiste à cette rencontre et prend en charge le dossier pour faciliter les contacts et les prises de décision. Grâce à ce travail interdisciplinaire, le destin des enfants est mieux protégé et les heurts entre les parents diminuent de façon spectaculaire. On trouve dans de ce réseau de compétences spécialisées, à disposition des parents, des juristes, des psychologues, des travailleur-euse-s sociaux-ales et des médiateur-trice-s. Si les parents ne trouvent pas rapidement un accord, les juges peuvent imposer l'intervention d'un-e de ces facilitateur-trice-s. Ils fixent aussi des délais très serrés pour arriver à une convergence de vue. Dans la majorité des cas, cette pratique permet aux parents de trouver un accord à l'amiable déjà lors de la première  audience. L'appel à un réseau d'expertise multidisciplinaire stimule, dans quasiment tous les autres cas, l'élaboration d'une solution harmonieuse pour l'ensemble des parties. Les enfants évoluent dans un cadre largement apaisé, malgré la séparation de leurs parents. Ils gardent le contact avec leurs deux parents et sont associés au réaménagement de leur nouveau cadre de vie. Les parents coopèrent aux tâches éducatives et se séparent dans un climat plus sain. Les parents consacrent leur énergie à la mise en œuvre de leur nouvelle existence et à leurs missions de parents, plutôt qu'à s'épuiser dans des luttes néfastes pour tout le monde.

     

    D'autres exemples existent. Le Conseil d'Etat fribourgeois a déposé un projet de loi créant un Tribunal de la famille. Il appuie ses réflexions sur les mêmes orientations que celles en vigueur à Cochem. Malheureusement, sous pression de lobbys, le parlement ne l'a pas suivi. En Suisse, la juridiction de Bülach a tenté une expérience de médiation ordonnée qui a été jugée positive.  La Coordination romande des organisations paternelles a récemment calculé que des mesures de médiation ordonnée coûteraient 16 millions de francs suisses à notre pays, mais généreraient des économies de procédures judiciaires à hauteur de 300 millions. La défenseure des enfants de la République française dans un rapport stipule : « La médiation familiale favorise l'exercice en commun de l'autorité parentale et l'affirmation d'une responsabilité durable des parents quelle que soit l'histoire de leur couple. » En Norvège, la médiation pour les questions touchant à la famille est obligatoire lorsque des enfants de moins de 16 ans sont concernés. 80% de ces médiations mènent au succès. Un essai en Hollande a montré qu'un accord avait été trouvé dans 61% des cas par une médiation ordonnée.  En Amérique du Nord, une compilation d'études a démontré que, durant les 20 dernières années, 50 à 75 % des procédures de médiation ont permis de trouver une entente entre les parents en rupture, alors que les procédures juridiques les avaient conduites dans l'impasse et le conflit. Le rôle du monde politique est de viser au bien-être de la population.

     

    Une mise en œuvre de ce Tribunal de la famille, basée sur l'activation d'un réseau multidisciplinaire de compétences en la matière et une meilleure intégration des structures existantes, aurait amélioré le déroulement des nombreuses séparations et nombreux divorces vécus par  les familles de notre République de Genève. Cette mesure simple aurait été un acte d'amélioration du droit des enfants.

     

    Dommage que le parlement cantonal ne juge pas souhaitable de concrétiser cette idée basée sur le bon sens, conjuguant la satisfaction des familles avec la diminution des surcharges de travail des tribunaux et des institutions sociales.

     

    Christian Brunier, ancien député PS

  • Le Printemps arabe n’a pas encore eu lieu à Genève

    L'imam de la Mosquée de Genève, Rachid Farhat, s'est fait viré. Son crime : avoir évoqué, à mi-mots, les révoltes du Printemps arabe et partagé ses aspirations démocratiques. Cette liberté de ton n'a pas plu aux dirigeants de ce lieu saint, maqués avec la dictature d'Arabie saoudite.

     

    Genève, ville de liberté et capitale des droits humains, ne peut pas accepter une telle attitude provenant de l'un des Etats les plus tyranniques de la planète. Les pétrodollars de ce pays ne peuvent pas être un blanc-saint à n'importe quelle attitude. Ce licenciement abrupt, contraire au droit du travail, n'est pas le premier abus d'autorité des patrons de la Mosquée provenant de la Ligue islamique mondiale. En 2007, quatre collaborateurs avaient déjà pris la porte abusivement, dont le porte-parole progressiste Hafid Ouardiri.

     

    En promouvant le wahhabisme, l'Arabie saoudite impose la version la plus réactionnaire de la religion musulmane. Un Islam gravé dans le marbre, rigide, n'évoluant pas avec la société. Une antithèse des sources de cette religion, à l'époque la plus progressiste des religions monothéistes.

     

    Genève est une démocratie libre. La religion musulmane prônée ici doit s'intégrer dans cette dynamique de libertés, émancipatrice pour l'humanité.  « Nulle contrainte en religion », dit le Coran, dans la Sourate 2, au Verset 256. Les dirigeants réactionnaires de la Mosquée de Genève devraient méditer cette sagesse, signée Mahomet.

     

    Christian Brunier, anc. député genevois