• Culture club …

    L'Unesco, avec goût, classe le fado comme patrimoine de l'humanité. Dès que la nuit s'installe, les Portugais accordent les guitares, chauffent les voix pour entonner un fado. Chant et danse populaires portugais, souvent sensuels et dédiés principalement à l'amour. La musique de la Cour du Portugal, des rythmes syncopés africains, des airs maures et des harmonies arabo-andalouses ont été passés au shaker pour donner naissance au fado. Ce genre musical a été forgé dans les quartiers historiques de Lisbonne : Mouraria, Madragoa, Alfama et Bairro Alto. En 1939, lors de la prise du pouvoir du dictateur Salazar, le fado fut interdit, jugé trop libre et subversif. Puis, réhabilité sous la pression populaire, il fut manipulé pour promouvoir le régime fasciste en place. Mais, comme dit Mahado Soarés, chef de file de l'école de Coimbra (l'école de fado alliant la poésie au folk campagnard), le fado, hymne de liberté, « a préparé la Révolution d'avril 1974 » (la révolution socialiste et démocratique des Œillets). Chanté, te prenant aux tripes, il raconte fréquemment la vie des quartiers, les histoires de fête, les aventures de la vie nocturne et les amours tumultueux, scènes que José Malhoa, le peintre du fado, a immortalisées sur ses toiles.

     

    Vu au ciné : « Mon pire cauchemar ». Cette comédie, signée Anne Fontaine, est l'histoire d'une rencontre improbable d'une intello coincée et chiante avec un largué de la vie, complètement allumé. Chacun va trouver de l'équilibre dans l'échange avec l'autre. Elle - Isabelle Huppert - va se détendre, profiter des plaisirs, rire et recommencer à baiser. Lui - Benoît Poelwoorde - va empocher un brin de responsabilité. En parallèle, le père de l'enfant d'Isabelle Huppert - joué par André Dussollier - retrouve, lui aussi, de la liberté, après des années d'enfer aux côtés de sa sorcière. Il rencontre une jeune femme - Virginie Efira - génératrice d'énergie et surtout d'amour. Romance rieuse, ce film est une réussite.

  • Mur d’insultes …

    Sur mon blog, je condamne le mur qui enferme le peuple palestinien et aussi le peuple israélien. Dans le même texte, je plaide pour la paix entre ces deux peuples.

     

    Sous le pseudo « Corto », un anonyme tente de me donner une leçon : « Cher Monsieur, vous avez dû vous égarer, Ramalah est à 100 km de la route Jérusalem-Tel-Aviv, vous avez dû confondre Ramalah et Ramlah, qui lui borde bien la route citée, néanmoins Ramlah n'est pas entourée de barrières comme vous le dites !!!! »

     

    L'encyclopédie Wikipédia vient à mon aide : Ramallah est la capitale administrative provisoire de l'Autorité palestinienne, située dans la zone de collines du centre de la Cisjordanie à environ 15 km au nord de Jérusalem. L'altitude moyenne de la ville est de 900 mètres. (...)

     

    « Corto » insiste, toujours avec beaucoup de mesure : « Il est impossible de voir Ramalah depuis la route Jérusalem - Tel-Aviv, car cette route passe dans le creux des vallons dont les versants nord sont également en territoires israéliens, de plus tout au long de cette route il n'y a aucune barrière comme vous le prétendez, vous auriez parlé de la route Jérusalem - Jéricho d'accord, sur cette route vous auriez pu vous arracher les tripes, car il y a bien 10 km de route avec vue sur les murs de la barrière, mais sur la route qui mène à Tel-Aviv, tout faux, ni Ramala, ni barrières !!! Si vous faite la politique comme vous commentez vos ballades, c'est pas demain, mais vous trouverez certainement une place auprès des propagandistes du Fatah ! »

     

    Un autre grand courageux anonyme m'insulte sous l'appellation Platon (le philosophe grec méritait mieux) : « Débile je connais beaucoup mieux Jérusalem que ce pseudo touriste et qui fait la part trop belle à la vielle partie arabe de Jérusalem...rien d'étonnant sous le soleil ..!!. Comme parti pris de ces Européens et notamment ces Suisses qui ont brillé comme chacun le sait... par leur courage et leur couardise en 1939...en se voilant la face.... »

     

    Je rappelle juste à ce monsieur que mes grands-parents ont été assassinés par les Nazis et que les conflits commencent généralement par le non-respect des idées des autres. Le ton du message de cet individu est un tissu de haine, inconvenable sur les blogs qui devraient être des outils de défense des libertés.

     

    A son tour, le fameux « Corto » devient menaçant et très malhonnête : « C'est bon, vous avez vérifié sur une carte et vous censurer mon commentaire ? Je vais vous soignez, il y a plein d'autre blog TDG, ne vous en faite pas, carpe diem engagé et resté antisémite ! Ramlah est une ville israélienne en Israël, les barrières, vous les avez imaginées comme un gros porc que vous êtes ! »

     

    Et mon bonhomme, il faut vérifier. Votre premier message est publié sur mon blog. Le second ne le sera pas, les blogs ne devant pas être promoteurs d'insultes. Concernant les barrières que j'ai « imaginées », les voici photographiées depuis mon taxi :

    mur Rammalah.jpg
  • Le social, antidote des extrémismes !

    Dans son ouvrage « Le Prophète de l'Islam et ses Califes », Khaled Ridha met en lumière le sens de la solidarité coulant dans les veines de la religion musulmane : « Son caractère social prononcé fait de lui (l'Islam) un vecteur d'espérance et de mobilisation pour  les opprimés et les laissés pour compte des politiques officielles. » Les plus intégristes exploitent ce filon au maximum pour recruter leurs fidèles parmi les « sans-espoir ».

     

    En Israël, une étude sérieuse prouve qu'un Israélien sur trois vit au-dessous du seuil de pauvreté. Ce chiffre catastrophique s'aggrave chez les enfants, puisqu'un gosse sur trois est concerné par ce manque de ressources. Là aussi, les Juifs ultra-orthodoxe attirent ces personnes en rupture sociale. Lors du Shabbat  et des Fêtes juives, les mouvements religieux les plus durs offrent des repas aux pauvres et les intègrent, pour mieux les manipuler. Par leurs contacts, ils leur permettent de renouer des lieux sociaux. Mais, à quel prix ?

     

    Les sectes, les mafias et les mouvements populistes agissent de la même façon ; « chassant » les « mal dans leur peau » et les fragilisés de l'existence pour soi-disant les soutenir.

     

    Le désespoir social est le terreau de l'endoctrinement. Les extrémistes de tout poil, les fous de Dieu, l'ont bien compris.

     

    Le terrain gigantesque laissé libre par l'Etat est conquis par les pires mouvements. Le libéralisme économique à tous crins, coincé dans l'engrenage du profit à court terme, a asphyxié le social. La solidarité est montrée du doigt comme un luxe inutile. On fustige les défavorisés. On les marginalise. On les culpabilise. On les stigmatise en les assimilant aux profiteurs, aux tricheurs et aux bons à rien. Quelle horreur ! Quelle erreur ! Cette politique de délabrement du tissu social se paie cache et fait le lit de la résurgence des extrémismes.

     

    Reprendre le flambeau du social, retisser des liens humains, doit devenir une priorité des politiques. Cet engagement en faveur de la solidarité redonnera de la dignité et de l'espoir aux plus humbles. La rupture sociale n'est profitable à personne. Un meilleur investissement dans le social sera un antidote efficace contre les extrémismes religieux et politiques.

     

    Christian Brunier, ancien député socialiste

    Genève

  • Quelques jours de bonheur en Israël …

    Voici quelques souvenirs après 5 jours passés en Israël ...

     

    Le drapeau israélien flottant fraternellement à côté d'une Mosquée ... C'est ainsi que j'aime Israël.

     

    Drapeau israélien.jpg
    Photo : Christian Brunier

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  • Salut Tatie Danielle,

    Une sacrée indignée nous dit salut ! Danielle Mitterrand, la résistante contre le nazisme, puis contre toutes les formes d'inégalités a quitté ce monde. Femme de gauche, militante inlassable de la défense des droits humains, cette mère courage était admirable.

     

    Elle était venue à la rencontre d'une délégation parlementaire genevoise pour évoquer avec nous, et l'ancien Président socialiste portugais Mario Soares, le droit à l'eau pour chacune et chacun. Elle militait avec générosité pour que l'eau devienne, partout, un bien commun de l'humanité, et pas un simple produit de consommation comme un autre. Cette rencontre était un cadeau !

     

    Il y quelques temps, je l'avais invité pour parler publiquement, à Genève, de cette belle cause. Elle avait, à mon grand dam, décliné mon invitation pour des raisons de santé.

     

    Elle reste, pour moi, un modèle d'authenticité et d'obstination pour le bien commun. En tant que première Dame de France, elle s'est sans cesse engagée pour que la France soit un modèle de démocratie, en conformité avec les valeurs de la République. Tirant son mari sur la gauche, elle le rappelait souvent à l'ordre pour respecter les engagements de justice sociale du mouvement qui l'avait amené au pouvoir.

     

     A la tête de France Libertés, elle a déployé toute une série d'actions très concrètes pour améliorer le sort de plusieurs humains à travers le monde. Sa vie a été dédiée aux autres et tout spécialement aux plus défavorisés.

     

    Aujourd'hui, nous ne pouvons qu'éprouver de la reconnaissance envers cette femme exceptionnelle. La grande famille de la gauche vient de perdre l'une  de ses membres les plus lumineuses. Que cette sincérité soit un modèle quotidien de nos luttes.

     

    Christian Brunier, anc. député PS