• Ne pas céder lors de violations des droits humains

    « Nous devons nous engager à ce que la France soit exemplaire dans le domaine du respect des libertés individuelles et collectives dans les termes voulus

    par la Constitution et la Charte Européenne des Droits Fondamentaux. »

    François Hollande

     

    « J'aime beaucoup le football, mais ce qui se passe en Ukraine est un problème », dixit François Hollande.

     

    Fidèle à la tradition humaniste du mouvement socialiste, le nouveau Président français a montré sa fermeté face aux multiples violations des droits humains perpétrées par le régime autocratique à la tête de l'Ukraine.

     

    François Hollande est prêt à boycotter l'Euro de football, qui se déroulera, dès le 8 juin 2012, en partie en Ukraine. Il condamne, par cet acte, le traitement inhumain infligé à l'ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko et à de nombreux opposantes et opposants politiques.

     

    L'ancienne dirigeante charismatique de la Révolution de velours, qui avait marqué pacifiquement  la fin du  stalinisme dans ce pays d'Europe de l'Est, est condamnée à sept ans de prison pour un pseudo abus de pouvoir. La justice corrompue, vendue au pouvoir en place, enferme plusieurs personnes contestataires, sur la base de parodies de procès.

     

    Dans son rapport annuel, Amnesty international place sous les projecteurs l'Ukraine. La torture, les sévices physiques, ainsi que le manque d'indépendance de la justice inquiètent cette association de lutte en faveur des droits de l'homme.

     

    Ioulia Timochenko est, actuellement, détenue à Kharkiv, dans des conditions inhumaines. Même sa salle d'eau est placée sous caméra, ne respectant aucune intimité. L'humiliation est constante. Sa santé se dégrade gravement et son hernie discale est mal soignée. L'Union européenne, sous l'impulsion d'Angela Merkel et de François Hollande, s'indigne du traitement de l'ancienne Première ministre et de ses conditions d'incarcération inacceptables.

     

    Hollande a raison de s'offusquer contre les dérapages démocratiques graves du pouvoir autoritaire ukrainien. Il accomplit ce geste sans donner de leçons. Le boycott est un moyen de combattre l'oppression, mais d'autres recettes existent. Les autres gouvernants peuvent se rendre à cet événement sportif en demandant de pouvoir visiter des prisonniers d'opinion. Des événements médiatiques critiques contre ce pouvoir dur peuvent être organisés pour mobiliser l'opinion internationale contre ces fractures aux droits humains. D'autres actions de sensibilisation peuvent s'avérer très efficaces. L'important est de montrer de la fermeté contre toute violation des droits humains.

     

    Soucieux des libertés, sans arrogance, le Président français a su donner le ton, en laissant chacune et chacun jouer sa partition. Encore un bel exemple du « gouverner autrement ».

  • Hollande in America

    « Nous devons être fidèles au rêve de ceux qui ont voulu le progrès social.

    Faites ce rêve avec moi ! Ce sera la réalité de demain ! »

    François Hollande

     

    François Hollande avait commencé sa carrière internationale de Président en allant dîner avec la Chancelière allemande, dès le soir de son intronisation.

     

    La suite se passe aux USA, avec une rencontre avec Barack Obama dans son bureau ovale de la Maison-Blanche, une autre avec Hilary Clinton, une séance du G8 à Camp David, un G20, puis un sommet de l'OTAN à Chicago, et une bonne dizaine de bilatérales avec des  influents de la planète.

     

    L'examen est un succès pour le nouveau Président Hollande sur différents axes cruciaux pour l'évolution de la planète.

     

    Certains prétendaient que les dirigeants mondiaux voyaient d'un mauvais œil l'élection d'un socialiste à la tête de l'Hexagone. L'accueil a été au contraire chaleureux. Par son humour et son intelligence, Hollande a su créer rapidement du lien avec ces figures du pouvoir mondial. Evoquant la première rencontre entre Hollande et Obama, Aquilino Morelle, le Conseiller politique du Président français, a déclaré : « Le courant est passé tout de suite. »

    Le tutoiement entre les deux hommes a été immédiat. Les bons mots ont fusé entre ces deux esprits vifs et drôles.

     

    François Hollande a su imposer sa vision pour combattre la crise économique mondiale. Englués dans l'austérité, les dirigeants du monde ne voyaient pas d'issue à cette problématique. La croissance par la relance est la recette du socialiste français, repris en cœur par les grands du monde. Barack Obama a adopté une posture à la Hollande : « Nous devons trouver une approche responsable combinant consolidation budgétaire et soutien fort à la croissance. » Une thématique qu'il compte bien reprendre à son compte dans sa course à la réélection.

     

    Face au géant chinois, François Hollande ne s'est pas dégonflé. Il a demandé des relations plus équilibrées et des échanges commerciaux basés sur la réciprocité. Il a insisté aussi pour que le Yuan devienne enfin une monnaie convertible.

     

    Ils voulaient tous faire plier le petit nouveau sur l'Afghanistan. Là encore, Hollande a tenu le cap et est resté fidèle à ses promesses. La France a confirmé son retrait militaire anticipé du bourbier afghan. François Hollande a osé dire aux grands de ce monde que le retrait d'Afghanistan n'était pas négociable pour la République française.

     

    Les avis sont unanimes. François Hollande a réussi son bizutage parmi les dirigeant-e-s de la planète et a démontré qu'il fallait compter avec la France. Il a imposé son style : décontracté sur la forme, fermeté de conviction sur les dossiers.

     

    Le dernier mot revient à la journaliste Laure Bretton, qui dans « Libération » résumait si bien  le déplacement US de François Hollande : « Le Président français a voulu donner une triple image : le dirigeant au travail sans perdre une minute, le président tenant ses promesses de candidat et celui par qui pouvait venir le changement. » Yes we can !

  • Au revoir Kaboul, mais pas adieu

    «  J'engagerai un retrait immédiat de nos troupes d'Afghanistan :

    il n'y aura plus de troupes françaises dans ce pays à la fin de l'année 2012. »

    François Hollande

     

    Pour l'opinion publique, les forces internationales étaient parties motivées pour chasser les Talibans du pouvoir en Afghanistan et promulguer le respect des droits humains. C'était tentant, les Talibans maltraitaient leur population, humiliaient les femmes, violaient les règles démocratiques et interdisaient même la musique. L'Occident allait chasser les méchants intégristes islamiques. Qui pouvait être contre ?

     

    Mais voilà, au-delà des sornettes racontées aux populations occidentales, la vérité n'est pas si simpliste.

     

    Après plus de onze années de guerre, le bilan est catastrophique. Le quotidien des Afghans est toujours empoisonné par la guerre. Les attentats, les affrontements et les actes de violence s'égrainent en continue. La haine et la vengeance gangrènent ce pays, qui se sent occupé. Plus les armées étrangères restent, plus les Afghans se réfugient dans les bras dangereux des Talibans. Ils étaient le diable. L'Occident les a transformés en symbole de résistance contre les armées étrangères envahisseuses.

     

    Les actes barbares impulsés par les Talibans restent la règle. Les violences conjugales, les lapidations, le port de burqas et autres pratiques néfastes à l'épanouissement des femmes perdurent malgré la volonté de changement du Président Hamid Karsai.

     

    Les forces internationales, qui voulaient substituer ces usages par des traditions bien occidentales, ont choqué. Impossible d'instaurer nos us en remplacement de ces coutumes arriérées, par l'obligation. Le changement doit passer par l'éducation et l'ouverture sur le monde, non par les armes et l'invasion. Ceci d'autant plus que ces traditions bien ancrées proviennent du passé tribal de cette région, consolidées par des préceptes délirants provenant de pseudo-religieux ayant lu quelque peu rapidement le Coran.

     

    L'occupation étrangère devient insupportable pour le peuple afghan, même pour celles et ceux qui combattent les délires des Talibans depuis longtemps. Cette présence militaire doit, par contre, être compensée par de forts soutiens afin que ce pays ait les moyens de promouvoir l'instruction publique, de mener une politique sociale efficace et de stimuler l'économie locale. Les moyens gigantesques dépensés pour financer l'omniprésence militaire peuvent être consacrés à soutenir directement la population afghane.

     

    A titre d'exemple, la France engloutit, chaque année, entre 450 et 500 millions d'euros pour maintenir son armée en Afghanistan. Une somme de cette ampleur, destinée directement à la population de cette nation, apporterait bien plus de bien et de progrès que cette mainmise militaire.

     

    Selon le « Courrier international » de mai 2012, les Etats-Unis ont, quant à eux, déjà grillé 1'300 milliards (ceci n'est pas une faute de frappe, il s'agit bien de milliards) de dollars pour mener les guerres en Irak et en Afghanistan. Imaginez ce qui est possible de réaliser avec plus de 1'000 milliards.

     

    François Hollande a compris l'importance de démilitariser cette zone et a promis d'anticiper le retrait des 3'600 soldats français de deux ans par rapport au planning fixé par l'OTAN. D'ci la fin 2012, la France devrait avoir fini son évacuation de combattants.

     

    Ce conflit, dont l'efficacité est bien faible, a déjà coûté à la France la mort de 83 jeunes soldats. A ce triste bilan, s'ajoutent plus de 500 blessés graves. Le jeu n'en vaut pas la chandelle. Ajoutons les morts des autres armées et des civils et nous plongerons dans le dégoût.

     

    La France, comme les autres pays des forces internationales, doivent partir et donner le support suffisant à l'Afghanistan pour construire son propre avenir et voguer vers les libertés.

  • Le tutoiement, le respect de l’amitié

    « Je préférerai très honnêtement garder le ''tu'' et le ''François''.  Il faut être respectueux de ce qu'il devient et en même temps se rappeler qu'il a été des nôtres

    pendant toutes ces années et que nous disions François, tu ... »

    Bernard Combes, Maire socialiste de Tulle

     

    Dans le « GHI », le journaliste Pascal Décaillet, veut me donner la leçon, une fâcheuse  habitude dont il use envers toutes celles et  tous ceux qui ne lui mangent pas dans la main pour être invités sur ses plateaux TV :

     

    Christian Brunier : Mon pote François

    Ancien Président du Parti socialiste genevois, Christian Brunier adresse une lettre au Président Hollande en le tutoyant. M. Brunier a tort. Même s'il le tutoie en privé, il lui doit, comme Président, la distance de la fonction. François Mitterrand, qui fut un Président éblouissant, ne tutoyait presque personne, juste ses camarades de captivité, entre 1939 et 1941. A un vieux militant socialiste qui lui avait proposé de le tutoyer, il avait eu cette immortelle réponse : « Si vous voulez ! »

     

    J'aurais surtout désiré l'évocation du contenu de cette lettre ouverte en faveur de l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. Pas un mot sur le fond, le sort des Sahraouis subissant la guerre et l'oppression, semblant être moins important que la forme de la missive.

     

    Monsieur Décaillet, j'ai utilisé cette forme par souci de parler vrai et de proximité, deux valeurs éminemment importantes pour la politique d'honnêteté et d'authenticité déployée par François Hollande.

     

    J'ai le tutoiement facile avec les gens que j'aime. Pour moi, cette forme, verbale ou écrite, est une magnifique preuve de respect. Cette manière d'aborder mes proches, dans la vie ou en politique, vient peut-être de mes origines populaires. Dans ce milieu, la simplicité règne davantage que dans le milieu bourgeois, religieux et conservateur, d'où émane François Mitterrand.

     

    Et puis, le tutoiement possède un côté biblique qui devrait plaire au chrétien Pascal Décaillet, venant de l'athée que je suis.

  • Une équipe qui a de la gueule

    « Je veux réinstaurer la justice dans tous nos territoires,

     en métropole comme en outre-mer. »

    François Hollande

     

    En ce 16 mai 2012, Jean-Marc Ayrault et François Hollande recherchent cet équilibre périlleux : construire un gouvernement rassembleur, compétent, capable de concrétiser les espoirs générés par l'élection de Hollande. Un aréopage prêt à redresser la France dans la justice.

     

    Respectueux des institutions, François Hollande demande à son Premier ministre de lui présenter une liste, qu'il valide après quelques arbitrages.

     

    En fin d'après-midi, leur équipe est dévoilée. Une équipe qui a de la gueule ! Les engagements sont tenus. Pour la première fois de l'histoire de la France, le gouvernement est à parité : 17 femmes, 17 hommes, sous la responsabilité du Premier ministre. Ce groupe est très divers, en âges, en origines, en profils. Il reflète la pluralité culturelle de la France. Aucun Ministre ne cumulera sa mission avec un autre mandat. Finalement, chacune et chacun renonceront à 30% de leur rémunération.

     

    Dans le casting, nous retrouvons : Laurent Fabius Ministre des Affaires étrangères ; Vincent Peillon Ministre de l'Education nationale ; Christine Taubira Garde des Sceaux, Ministre de la Justice ; Pierre Moscovici Ministre de l'Economie, des Finances et du Commerce extérieur ; Marisol Touraine Ministre des Affaires sociales et de la Santé ; Manuel Valls Ministre de l'Intérieur ; Cécile Duflot Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement ; Jean-Yves Le Drian Ministre de la Défense ; Nicole Bricq Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie ; Aurélie Filippetti Ministre de la Culture et de la Communication ; Stéphane Le Foll Ministre de l'Agriculture ; Geneviève Fioraso Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ; Arnaud Montebourg Ministre du Redressement productif ; Michel Sapin Ministre du Travail, de l'Emploi et du dialogue social ; Marylise Lebranchu Ministre de la Réforme de l'Etat, décentralisation et de la fonction publique ; Victorin Lurel Ministre de l'Outre-mer ; Jérôme Cahuzac Ministre délégué au Budget ; Valérie Fourneyron Ministre des Sports ; Najat Vallaud-Belkacem Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement ; François Lamy Ministre délégué chargé de la Ville ; George Pau-Langevin Ministre déléguée à la réussite éducative ; Delphine Batho Ministre déléguée auprès de la Garde des Sceaux ; Benoît Hamon Ministre délégué chargé de l'Economie sociale et solidaire ; Bernard Cazeneuve Ministre délégué chargé des Affaires européennes ; Kader Arif, Ministre délégué chargé des Anciens combattants ; Yamina Benguigui Ministre déléguée des Français de l'étranger ; Fleur Pellerin Ministre déléguée chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique ; Dominique Bertinotti Ministre déléguée chargée de la Famille ; Marie-Arlette Carlotti Ministre déléguée aux personnes handicapées ; Pascal Canfin Ministre délégué chargé du développement ; Frédéric Cuvillier Ministre délégué chargé des Transports ; Sylvia Pinel Ministre déléguée à l'artisanat ; Alain Vidalies Ministre délégué aux relations avec le Parlement ; Michèle Delaunay Ministre déléguée aux Personnes âgées et dépendance.

     

    Le groupe est soudé. Toutes et tous se sont mobilisés fortement dans la campagne de Hollande. Ami-e-s de toujours ou convertis, ils avaient toutes et tous adhéré fortement, durant la campagne, au dessein présidentiel du candidat socialiste.

     

    Cette formation marque évidemment le changement. Elle respire la volonté d'agir. Un renouveau exceptionnel avec 30 nouvelles personnes n'ayant jamais exercées de fonction ministérielle. Cependant, pas des débutants. Des personnalités aux C.V. impressionnants. François et Jean-Marc ont su aller chercher du sang neuf, de l'intelligence vive, sans tomber dans la tentation de repêcher les éléphants vedettes du PS.