• Le PS genevois abandonne la stricte parité électorale …

    Lu dans le journal « Le Temps », du jour, sous la signature de Marc Moulin 

     

    C'est une petite révolution qui s'est opérée cette semaine chez les socialistes de la ville de Genève. L’assemblée de la section a modifié ses statuts. Les membres ont notamment adouci, voire aboli, les lois arithmétiques qui régissaient la composition de leurs listes électorales. Depuis 2005, la règle était contraignante : tant pour l'élection de l'assemblée communale que pour celle à l'exécutif, la liste rose devait comporter autant d'hommes que de femmes, à une unité près en cas de nombre impair. Cette semaine, une large majorité de l'assemblée a biffé toute règle de genre pour l'élection à la mairie alors que, pour le délibératif, le sexe le plus représenté ne devra pas dépasser 60% de la liste.

     

    La parité stricte a fini par apparaître davantage « comme un fardeau plutôt qu'un instrument de promotion des femmes, commente Roberto Baranzini, Président du PS Ville de Genève. Pour l'élection à l'exécutif, il importe avant tout d'avoir la bonne personne au bon endroit, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme. »

     

    Lors de l'élection de 2011, alors que Sandrine Salerno se représentait à la différence de Manuel Tornare, les statuts excluaient les femmes pour seconder la sortante sur la liste. La règle de parité a donc favorisé la candidature masculine de Sami Kanaan, qui a été élu. « Or nous souhaitons pouvoir présenter deux femmes ou deux hommes, si c'est la meilleure option », conclut le Président.

     

    Selon lui, diverses options ont été présentées aux membres après une réflexion menée par la commission de l'égalité du PS cantonal, dont les propres statuts ne prévoient pas une parité aussi stricte gue celle qui régissait jusqu'ici la section communale. L'éradication de toute notion de genre dans les statuts a été écartée car jugée « trop avant-gardiste ».

     

    Votés à une large majorité, les changements n'en sont pas moins controversés. L’ancien député Christian Brunier s'y est ainsi, opposé. « Dans un monde idéal, on ne devraitpas avoir besoin de quotas, mais on est encore très loin de cette situation, argue-t-il. Pour moi, le PS a un devoir d'exemplarité, conforme à ce que nous souhaitons pour la société. Je comprendrais que nous abandonnions la parité si nous manquions de femmes compétentes,mais ce n'est pas le cas. Et je suis gêné que le changement se produise alors qu'une élection complémentaire pointe à l'horizon. »

     

    Magistrate en ville, Sandrine Salerno pourrait être choisie en mars comme candidate au Conseil d'Etat et, en cas d'élection cet automne, laisserait un fauteuil communal vacant. Sa place pourrait alors être briguée par un homme socialiste (tel l'ancien conseiller national Jean- Charles Rielle ou le conseiller municipal Grégoire Carasso). « Mais c'est déjà le cas avec les anciens statuts, puisqu'ils parlent de liste et non pas de magistrats en place », corrige Roberto Baranzini. Selon lui, la réflexion,en cours depuis longtemps, est sans rapport avec des ambitions personnelles.

  • Le PS Ville de Genève supprime la parité pour le Conseil administratif

    « Je suis de gauche, car tous les progrès sociaux viennent de la gauche. »

    Jean-Louis Trintignant

     

     

    Journal de bord du 28 janvier 2013 :

     

    Tombe sur Coluche déconnant, sur les ondes de « Radio Orient », juste avant des appels coraniques. C’est comme ça que je préfère l’Islam !

     

    Participe, en soirée, à l’Assemblée générale du Parti socialiste de la Ville de Genève, consacrée à des modifications statutaires.

     

    Tout d’abord, le comité propose de supprimer la validation de l’adhésion d’un-e membre par l’Assemblée générale. L’Auberge espagnole peut être la porte ouverte à des adeptes sectaires ou à des adhérent-e-s folkloriques. L’A.G. a déjà permis de stopper l’adhésion de potentiels membres destructeurs pour l’équilibre et la cohésion du parti. Nous devons renforcer la convivialité pour accueillir les nouvelles et nouveaux, mais pas supprimer la validation démocratique. L’Assemblée générale suit le comité. J’approuve, par contre, l’organisation au minimum 3 fois par an d’une séance d’accueil des nouvelles et nouveaux.

     

    Quelques propositions sont de grandes hérésies : « la Section encourage prioritairement l’adhésion et la désignation sur ses listes électives de personnes dont leur sexe, leur origine, leurs différences psychiques ou physiques, les expose à des discriminations et à une représentation moindre dans la société. » Il faut promouvoir les minorités. C’est une mission historique de la gauche. De là à en faire une exigence absolue … Cette « nouveauté » est complètement déraisonnable, bien que l’on soit toujours une minorité de quelque chose. La promo de la différence psychique ne me semble pas indispensable, dans un monde politique déjà peu stable et agité. Vu les débats actuels se déroulant sur les terrains politiques genevoises, il paraît judicieux de défendre davantage de stabilité psychique plutôt que de promouvoir la différenciation psy.

     

    Une proposition vise à shooter la parité des sexes pour les candidatures socialistes à l’Exécutif de la Ville. Ça me gonfle de voir, qu’avant chaque élection, certaines et certains s’amusent à jouer avec ces concepts d’égalité des sexes pour soutenir ou évincer des candidat-e-s potentiel-le-s. La parité est pour moi primordiale. Pas question d’y toucher !!! Vu la multitude de talents, tant femmes qu’hommes, la parité ne sera en aucun cas un obstacle à la compétence, comme certain-e-s peuvent le prétendre. Le PS est le parti de l’égalité des sexes. A chaque fois, qu’il l’oublie ; il se divise ; il perd.  Le vote des femmes est déterminant dans nos succès. Renier le principe de parité, alors qu’un homme socialiste est à l’Exécutif, se mute concrètement en un acte contre les femmes. Intolérable pour les socialistes. J’ai l’impression que, ce soir, certaines et certains risquent de renier les acquis des dures combats historiques composant l’héritage glorieux de notre mouvement. Ne bradons pas nos valeurs. Un groupe d’angéliques affirment que l’étiquette hommes-femmes n’a plus d’importance, comme si la représentativité équitable des sexes en politique existait. Ce groupe vise la « déconstruction du genre ». On en est malheureusement bien éloigné.

     

    Vote sur la suppression de toutes références du genre dans l’ensemble des statuts. Refus massif. Ouf ! Vote sur le principe d’avoir au moins une femme socialiste candidate à l’Exécutif de la Ville de Genève. Nette majorité contre. Nous ne sommes que 5 à soutenir cette version, pourtant base de notre philosophie. Suppression de la parité pour l’élection au Conseil Administratif.  Nous ne sommes que 6 à nous y opposer. Catastrophe !  

     

    Chapitre suivant … Actuellement, un Bureau gère les affaires courantes, l’opérationnel. Un comité, assez massif en nombre, se consacre aux dossiers politiques, en s’appuyant régulièrement sur l’Assemblée générale. Le comité propose de supprimer le Bureau et de rétrécir le comité. Par conséquent, un p’tit comité siègera, chaque semaine. Je refuse cet aréopage hybride, trop grand pour gérer l’opérationnel (particulièrement les questions touchant au personnel ou à des dossiers délicats de militant-e-s) et trop restreint pour être largement représentatif des différentes tendances du PS. Carlo Sommaruga vante mes mérites d’avoir, grâce à une politique très participative, réussi à rendre très efficace une large structure, lorsque j’occupais à la présidence du parti cantonal. Pour lui, les organisations sont peu importantes, l’essentiel étant les humains les composants. L’Assemblée générale vote tout le contraire de mes positions ; une habitude, ce soir.

     

    Je me barre de la séance, heureux d’avoir combattu en faveur des valeurs inhérentes du PS ; malheureux de la tournure prise par ma section municipale.

     

    Laurent Ruquier disait : « La loi sur la parité, c’est ce qu’on appelle un coup de pied dans les partis. » Et bien ce soir, j’ai donné un bon coup au mien ! Sans effet !

  • Journal de bord : 27 janvier 2013

    « Rien ne me terrifie plus que de faire de l’eau une marchandise. »

    Manuella Maury, journaliste

     

    Journée mondiale de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité.

     

    Comme d’hab, dès que le jour pointe timidement son nez, mes deux chattes foncent sur moi pour conquérir caresses et surtout bouffe. Je les nourris, puis me remets aux pieux. Jazzy, la plus jeune de mes Felis silvestris catus se jette sur moi pour obtenir des nouvelles doses de câlins. Je me lève.

     

    Je signe une pétition pour dire Oui à la reconduction de l’aide alimentaire européenne, 18 millions d’Européennes et d’Européens ne mangeant pas à leur faim, sans ces dons alimentaires.

     

    Sur Facebook, je clique « J’aime » la cyberaction pour la sauvegarde du thon rouge. La surpêche est une catastrophe contre laquelle les consom’actrices et consom’acteurs doivent lutter à travers, par exemple, le boycott de ses produits.

     

    Communique avec l’un de mes neveux actuellement en Australie, en formations d’anglais et de surf : Salut Vincent, En cas d’attaque de requin, sors-le de l’eau. Tu verras il sera tout de suite vachement moins à l’aise et rapidement plus calme, limite mal dans sa peau. Abuse bien de ton voyage !!!

     

    Le journaliste Pascal Décaillet écrit sur son mur Facebook : Un fonctionnaire siégeant comme député ne devrait en aucun cas se trouver dans les commissions s'occupant du Département dont il est employé. Tout à fait d’accord avec Pascal. Ceci s’appelle de la déontologie ! J’avais présenté un projet de loi dans ce sens à mon groupe. Il l’avait malheureusement balayé.

     

    Les Maliens, avec l’aide de la France, libèrent la ville de Gao des intégristes. Plusieurs femmes jettent leur voile et la population fait la fête. Des sourires, quelle belle victoire !

     

    Fêtons, lors d’un bon banquet, les 4 ans de notre filleule et de sa sœur jumelle.

     

    Fume, c’est du belge … Lapsus révélateur de l’ancienne Ministre française Roselyne Bachelot confondant gaz de schiste avec gaz de shit. Maintenant, on sait ce qu’elle fume pour se retrouver dans cet état.

     

    Hillary Clinton, durant son mandat, au Ministère US des Affaires étrangères, a doublé le budget d’aide au développement. Chapeau bas Madame ! Je vois bien cette femme remplacer Obama dans quatre ans, elle qui possède une cote de popularité de 70% auprès des Américaines et Américains. La première femme à la Présidence des USA, après avoir placé le premier Noir, honorerait le Parti démocrate, d’autant que cette richesse de diversité s’ajoute à un haut niveau de compétence.

     

    Une foule dense défile dans les rues de Paris en faveur du mariage pour toutes et tous, un droit bien normal dans une démocratie digne de ce nom.

     

    Regardons le film « L’amour ne dure que 3 ans », signé Frédéric Beigbeder, avec Louise Bourgoin, Gaspard Proust et Nicolas Bedos. Un moment plaisant, montrant qu’en amour les grandes théories sont souvent bien éloignées de la réalité. Heureusement !

  • Ron Carter, un génie du swing !

    Allons voir, au Victoria-Hall de Genève, le Pape de la contrebasse de jazz : Ron Carter. Il touche les cordes avec volupté et dégage un plaisir jouissif. Peut-être parce que son instrument évoque la forme d’une silhouette féminine. Il est accompagné d’un big band de haut vol : le WDR Big Band, des Allemands venant de Cologne. Ron Carter, en star n’ayant plus rien à prouver, laisse beaucoup de place pour que chaque musicien puisse faire éclater son talent. Les individualités sont remarquables, mais jamais au détriment du collectif. Ça swingue. Ça déménage. Tout est bon ! Mon léger état grippal disparaît, transporté par cette musique.

     

    Ron Carter s’impose par son style tout en décontraction, en classe et en humilité. Son charisme envahit la scène, tandis que ses cordes scandent les sons de la liberté musicale la plus grande. Il assume son rôle de pivot dans la rythmique de cet orchestre. Sans porter ombrage aux autres. Tout sonne rond, équilibré, harmonieux.

     

    Du haut de ses 76 ans (en mai prochain), qu’il porte dans un costume de jeunesse éternelle, cette figure historique du jazz a enregistré près de 2'500 à 3'000 albums. Il a joué avec les plus grands : d’Herbie Hancock à Wayne Shorter, de Thelonious Monk à Art Farmer, de George Benson à Freddie Hubbard, de Billy Cobham à Stan Getz.

     

    Ce mythe du jazz valorise ses compagnons de la soirée. Lorsque l’un des musiciens se lance dans un chorus, Ron Carter le soutient, parfois le guide. Il le fait briller. L’ancien contrebassiste de Miles Davis a un son hors du commun, allant jusqu’à « délirer » sur un air classique en plein solo. Grâce à sa dextérité et son sens mélodique, il peut prolonger des impros, seul, en subjuguant le public.

     

    Et puis, la section de saxs accomplit une parade, les trompettistes tapent dans les aigus, les trombonistes jonglent avec leur coulisse, et là, Ron Carter se fond dans la section rythmique.

     

    Nous passons une très, très, très belle soirée. Comme seul le jazz est capable de nous l’offrir.

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  • Pour sauver le Mali du fanatisme

    « Paix et tranquillité, voilà le véritable bonheur. »

    Dicton chinois

     

    Je n’aime pas la guerre et la violence m’insupporte. Je soutiens pourtant l’intervention française au Mali pour protéger ce peuple du fanatisme islamique. Exceptionnellement, je conçois que la force soit le bon moyen de conquérir la paix et de protéger les libertés.

     

    90% des Maliens sont musulmans. Ils appliquent la religion avec ouverture d’esprit et savent faire évoluer leur croyance avec la société. Les Maliens, comme plusieurs musulmans africains, retrouvent les racines de liberté émanant du Coran. Cette vision progressiste de l’Islam n’a rien à voir avec l’obscurantisme prôné par les fous de Dieu menant un djihad tyrannique sur ce pays.

     

    Ces tarés ultrareligieux connaissent souvent très mal les écrits coraniques, répétant les thèses rabâchées par quelques gourous de la haine. Au nom de leur sectarisme, ils massacrent, violent, torturent, amputent des membres, sèment la terreur, détruisent le patrimoine et multiplient les interdits. Ces extrémistes appliquent la charia avec une cruauté extrême.

     

    L’intervention de la France décidée par François Hollande, avec le soutien de plusieurs pays africains, est un frein salutaire à cette invasion de la barbarie. Un répulsif contre la bestialité. En répondant aux SOS de la population malienne, le gouvernement français se dresse avec détermination pour lutter contre le terrorisme. Dans le climat de défense de la Liberté, on ne peut que regretter l’indifférence des grandes démocraties de ce monde et féliciter François Hollande pour son courage. L’immobilisme de l’Union européenne et des autres puissances mondiales, lâcheté manifeste, ne peut être que tancée, même si le Conseil de sécurité des Nations Unies soutient unanimement l’action française sur le terrain.

     

    Par cette mobilisation, François Hollande rappelle que la France est le berceau des droits humains et exerce un juste devoir d’ingérence lorsque les libertés sont assassinées.