Pour une gastronomie durable

« Je veux promouvoir une gastronomie responsable, sociale et naturelle », Alain Ducasse, Grand Chef de cuisine.

Le 18 juin est le jour de l’appel à la résistance contre la nazisme, événement majeur de l’humanité, mais c’est aussi la Journée mondiale de la gastronomie durable, décrétée par l’Organisation des Nations Unies.

La gastronomie durable est l’Art de la table, en tenant compte de la provenance des ingrédients ; de la priorisation des circuits-courts ; de la façon dont sont cultivés ou élevés les produits alimentaires et de leur transport. Bio, local, traçable et de saison est le programme !

La FAO (Food and Agriculture Organization), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, développe une vision et une approche intégrées à la durabilité à travers l’agriculture, les pêches et la sylviculture.

L’ONU entend reconnaître la gastronomie comme une forme d’expression culturelle liée à la diversité naturelle et culturelle du monde. Cette institution internationale rappelle que les cultures et toutes les civilisations peuvent contribuer au développement durable.

Tandis que l’urgence climatique s’avère être notre priorité, notre obsession pour améliorer le sort des Générations futures, manger différemment, en concordance avec les intérêts de la planète, devient prioritaire.

Dévorer moins de viande, privilégier les producteur-trice-s du voisinage, choisir des produits les plus naturels possibles, exiger la traçabilité des produits ; surveiller les conditions d’élevages ; éviter les transports superflus ; sélectionner les vivres de saison ; choisir la qualité plutôt que les prix bradés forment les bases d’une alimentation saine, d’un commerce équitable, d’une économie responsable et d’un projet de société durable.

La financiarisation, la chimie et le rendement absolu n’ont rien à foutre dans nos assiettes.

La labellisation de ces produits et les certificats sérieux doivent crédibiliser ces démarches et ces produits de qualité.

La malbouffe doit disparaître comme les pesticides, les fermes industriels ou l’élevage en batterie.

L’agriculture doit regrouper et valoriser les métiers de la terre. Elle doit respecter les sols, les animaux et le patrimoine alimentaire.

Manger est un plaisir suprême. La saveur devient exceptionnelle quand la nature envahit nos réalisations culinaires.

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Commentaires

  • Avec une population qui augmente fortement à Genève, le durable y est mis à mal.
    La malbouffe est souvent présente chez les personnes modestes, et pour cause, question d'argent et aussi pour de petits plaisir qui compensent une vie fait de sacrifice. Et si la qualité de vie n'est pas là, (lieu d'habitations denses, insécurité), la tendance augmente.

    Genève et sa densification, c'est le contraire d'une ville durable. L'irresponsabilité de ne pas gérer la population via le contrôle de son économie, fait de Genève, le symbole de l'hypocrisie verte.

    On peut lancer un tas d'idées vertes, mais dans une Suisse à 10 puis 20 million d'habitants (prob 40 à la fin du siècles), ce sera du hobby face aux ravages sur la Nature.

    Commençons par les fondations : stabiliser la population, et ensuite on construira une société écologique adaptés à une population.

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