Une rupture positive en faveur des Générations futures

« Le changement climatique s’est produit à cause du comportement humain, donc il est naturel que ça soit, aux êtres humains, de résoudre ce problème. Il se peut qu’il ne soit pas trop tard si nous prenons des mesures décisives aujourd’hui », Ban Ki-moon, ancien Secrétaire général de l’ONU.

A part une poignée de climato-sceptiques, la plupart des Etats, des scientifiques et des gens reconnaissent l’urgence climatique. De nombreuses associations et mouvements citoyen-ne-s militent dans ce sens. Plusieurs organes politiques ont même décrété cet état d’urgence.

En 2016, Darebin, une cité australienne, a lancé ce mouvement. Plusieurs villes l’ont suivies comme Barcelone, New York, Paris, Genève, Milan, Auckland ou Cologne. Des pays ont fait de même tels que l’Irlande, le Canada, l’Espagne, la France ou l’Union européenne.

Les expert-e-s l’ont démontré, le dérèglement climatique provoque des inondations et des sécheresses hors du commun. Les eaux montent ici. Le désert s’étend là. Les catastrophes météorologiques se multiplient. Les terres se dégradent. Les ressources en eau se raréfient. La biodiversité est en péril. Des espèces disparaissent. Sans une forte réaction de notre part, d’ici à 2080, 600 millions de personnes supplémentaires souffriront de la malnutrition. Tendanciellement, les températures montent progressivement, comme notre angoisse du futur.

Les moyens de réagir existent pourtant. Le coronavirus nous a montré que l’humain était capable de se rebiffer rapidement et massivement pour contrer le mal. A changer de vie en quelques jours. A dégager des moyens colossaux. Les techniques et les technologies sont à disposition pour nous aider à nous déplacer de manière plus douce, pour isoler nos bâtiments, pour produire des énergies vertes, pour générer moins de déchets, pour manger bio. Sans dégrader nos qualités de vie, bien au contraire, nous pouvons vivre différemment, en communion avec notre environnement, plus sobrement, mais dans une ambiance plus humaine, conviviale et respectueuse.

Il est encore temps d’agir !

Comme le recommande le GIEC (Groupe d’expert-e-s Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), les pays, les entreprises, les institutions et chacun-e doivent passer à la vitesse supérieure, annoncer l’augmentation de leurs engagements climatiques et cibler le concret avec une détermination monumentale.

Ce programme doit tendre à sauver la planète, mais aussi à défendre un élan humaniste et une économie durable.

Crier, haut et fort, à l’urgence climatique est un bel acte. Mais, le passage à l’action s’impose. Les jolies intensions ne suffisent plus. Le bouleversement écologique nous oblige à agir beaucoup plus vite, beaucoup plus fort. L’urgence doit marquer la rupture. Ce changement drastique doit imposer un Pacte climatique mondial, catalogue concret d’actions planifiées, individuelles et collectives. Ce Pacte doit augurer un nouveau Contrat social pour donner à l’humanité un projet commun afin d’agir en faveur des Générations futures.

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Commentaires

  • La préoccupation est majoritairement occidental, pas chinois, indiens. Le premiers, dictature, pour garder le pouvoir, a comme objectif premier de contrôler la population et minimiser ses frustrations. La 2eme avec des dirigeants nationalistes, ne s'y intéressent guère. Et je peux continuer la liste.

    Greta est un phénomène occidentale.

    Le PS a cette vision colonial, que ce que nous pensons/voulons est commun à la terre entière. Eh bien non. C'est comme le racisme, inconcevable ici, pas de mauvaise conscience ailleurs.

    Il faut arrêter l'utopie. Un mouvement mondiale est un conte de fées. Le Pacte n'existera jamais.
    Il ne faut pas attendre une utopie, et nous ne pouvons pas nous déconnecter du commerce mondiale.

    De plus, tant que le PS est illisible, discriminant, son influence est nul. Tant que Genève choisit un développement économique incontrôlé avec une augmentation de population, le message sera brouillé.

    Que Genève, la Suisse contrôle son développement avant de parler d'un pacte occidentale élargie. Le message devrait être clair, un message écologique prioritaire.
    Dans les faits, l'écologie est à la périphérie, l'économie et son ravage sur la qualité de vie, est toujours maître ici.

    Réguler l'économie ce n'est pas la décroissance. c'est choisir pour garantir une qualité de vie aux générations futures, ce dont tout le monde s'en fout à Genève, écolo et PS y compris.

    La Rupture commence chez soi avec un développement régulé pour ne pas détruire les efforts écologiques. Le Monde, on en parlera dans 20 ans.

  • Il y a une zone en pleine ville de Genève, le Clos Belmont face à la la nouvelle gare du CEVA aux Eaux-Vives, qui va être saccagée par deux projets immobiliers, dont l'un sur une parcelle boisée et destinée par son donateur à des activités sociales, en l'occurence depuis des années le lieu de camps en plein air d'enfants citadins encadrés par des adultes. Il serait dans ce cas bénéfique de mettre en pratique les bonnes intentions affichées tant par la Ville de Genève que par le Canton de Genève en matière de biodiversité et de zones de verdure. Par exemple en réexaminant officiellement ces projets à la lumière de la dégradation accélérée de notre environnement à Genève. Le décalage entre le discours officiel et la réalité des actes devient révoltant.

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