Conjuguer l’espoir et le présent …

« L’espoir est contagieux, comme le rire », Joan Baez.

Le philosophe André Comte-Sponville, que j’apprécie généralement, propose de cesser d’espérer, non pas pour désespérer, mais pour vivre le présent.

Pourquoi vouloir absolument opposer la plénitude du moment présent avec l’espoir. Profiter de chaque instant, se concentrer sur notre présent, est la base du bonheur. Les personnes bloquées sur le passé ou angoissées par le futur n’apprécient pas l’instant vécu. La glorification du présent est un élément central du bien-vivre.

Se transporter vers des projets d’avenir est tout aussi plaisant. Ce qui est terrible, c’est lorsque la pensée de l’avenir n’est que crainte de l’inconnu. Ou lorsque l’espoir est démesuré et donc, forcément, quand il arrivera, il ne pourra n’ouvrir que la porte de la déception. Cependant, quand l’espoir est de planifier un beau projet ou de fixer un objectif motivant, il n’est qu’enchantement. Savourons l’existant, ce que nous vivons maintenant, et cherchons des espoirs porteurs de joie, sans outrance. Nous verrons facilement que l’espoir et le présent peuvent positivement d’additionner.

« Un monde sans espoir est irrespirable », disait André Malraux. Respirer à l’instant T est aussi crucial que dans l’avenir …

Commentaires

  • Vous avez raison, il faut vivre dans le présent avec ses contraintes et relativiser ses petits soucis.

    Et pour ces problèmes de sociétés, je suis d'accord, il vaut mieux avancer à pas régulier pour parvenir à du concret, plutôt que de viser l'utopie.
    Mais pour avancer, vous oubliez une choses, on avance que si on apprends de ses erreurs.

    Le programme vaudois pour impulser un changement (climat,...), n'est pas ambitieux, mais il sera plus efficace, qu'une confrontation à la genevoise où les partis par excès s'entredéchire. Ce programme en étant adaptable a de grandes chances d'être un succès. La base est là, reste à peaufiner avec de nouvelles idées
    Genève la rouge et Genève la libérale devrait passer chez les vaudois pour un cours de comportement social.

    On ne doit pas briser l'espoir pour une idéologie despote. Le changement est une affaire de tous et donc le changement a besoin de tous.

    Avancer ensemble, avec humilité, non avec sa parole de vérité et utopie, c'est le défi de Genève avec ses politiques plus idéologues que pragmatiques.

  • C`est l`un des grands principes du bouddhisme: on ne doit pas soupirer après ce qui a disparu ni s’angoisser à propos de choses non encore advenues.

    Il ne s`agit donc pas de faire table rase du passé, ni refuser de voir devant nous, mais de ne pas s`enfermer dans les regrets et les angoisses. L`empereur Marc-Aurele exprimait cela par le fameux: on ne doit pas s’attarder sur ce qui est déjà passé ni s’inquiéter de ce qui ne s’est pas encore produit.

    C`est du bon sens pur, mais plus facile a dire qu`a faire car cela nécessite de faire l`effort de controler ses émotions négatives tout en ne les censurant pas puisqu`ils contiennent des informations souvent précieuses pour mener la barque de notre vie. Si ces informations étaient sans valeur, nous n`aurions pas plus de regrets ni d`angoisses que des insectes.

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