Préparer le futur des métiers pour adoucir l’avenir

En tant qu’employeur, je m’implique beaucoup pour anticiper l’avenir et imaginer le futur des métiers.

Certain-e-s me le reprochent, bien évidemment. Parler de l’évolution des jobs te transforme, à tort, en fanatique des robots, en ambassadeur de l’intelligence artificielle.

Qu’on le veuille ou non, l’évolution des technologies avance à une vitesse vertigineuse et, de plus en plus, amplement.

Résister ? Impossible, vu ce tsunami mondial.

L’important est d’anticiper, de s’adapter et de consacrer les fruits de ces défis au bien-être humain et pas aux profits d’une infime minorité.

Ouvrir les yeux sur ce qui va se passer facilite le changement en douceur et baisse le risque de rupture fulgurante.

En évaluant les emplois qui vont disparaître, ceux qui vont apparaître et le majorité qui vont fortement muter, nous pouvons définir les compétences à acquérir, mettre en place des plans de formation, de reconversion, et éviter la fracture sociale.

Préparer le futur des métiers est un acte humaniste.

Enfoncer la tête dans le sable est de l’inconscience ou de l’incompétence dangereuse.

Partenaires sociaux, milieux académiques, employeur-euse-s, unissons-nous pour construire l’avenir pour le bien commun et celui de la planète.

L’avenir ne doit pas être ce qui va arriver, mais plutôt ce que nous voulons en faire.

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Commentaires

  • "Ce n'est pas du travail que réclament les gens, de l'argent leur suffirait". Michel Colucci, dit Coluche. Plus qu'une simple boutade du célèbre comique, c'est une mise en question, assez subtile, du sens même du travail et du moyen de distribution du progrès technologique dont dispose la société capitaliste, l'argent.

    Ce progrès technologique n'est nullement, comme vous semblez le suggérer, une fatalité, mais bien un choix de société dans le meilleur des cas, le choix du capital dans le pire des cas, choix dont découle le maintien ou non, des travailleurs dans un lien de subordination, le salariat, à effectuer des tâches, encore à inventer, socialement inutiles dans bien des cas.

  • Monsieur Brunier,

    Le propos de Monsieur Hubacher est d'une limpidité qui me manque dans votre texte. Non par le sens et la construction qui en sont solides, mais par la dérive lexicale qui vous fait adopter une écriture qui va accélérer la défection des éventuelles lectrices et lecteurs. Je ne cesse d'entendre, autour de moi, des personnes qui affirment ne plus continuer à lire un texte dont les artifices du type ...Certain-e-s... ou ...employeur-euse-s... heurtent à la fois le regard accoutumé à plus de simplicité, et l'entendement qui n'y voit que la dérive d'un juste combat pour les droits des femmes, combat qui dans ce cas précis privilégie l'illusion bureaucratique à la lutte sur le terrain. Je ne sais comment ces procédés régressifs ont trouvé l'oreille de gens dont les préoccupations sociales sont sincères et constructives. Ce que j'observe, en revanche, c'est combien ils éloignent les objectifs visés ainsi que les sympathisants à la cause.

  • Je ne vois pas comment éviter que la robotisation et l`IA n`augmentent la proportion des "jobs" au détriment des emplois stables et bien rémunérés. Une plus forte imposition fiscale des entreprises multinationales ainsi que des bénéfices liés a la spéculation boursiere permettrait probablement l`introduction d`une allocation complémentaire pour les faibles revenus. Je pense aussi que la technologie permettra de transformer chaque propriétaire de maison et d`immeuble en fournisseur d`électricité solaire, ce qui augmentera le pouvoir d`achat de ces catégories et donc, par ricochet, leur potentiel de contribution fiscale.

  • Cher Monsieur,

    Je ne veux en aucun cas détourner le sens de votre billet ainsi que le fil des commentaires qui le suivent. Cependant, je me permets d'ajouter à mon commentaire précédent et concernant l'écriture inclusive, ce fragment d'un entretien avec Madame Séverine Auffret, éminente traductrice en français moderne du Discours de la Servitude Volontaire de La Boétie, ainsi qu'historienne du féminisme.
    Il y a dans sa réponse une piste simple qui est la féminisation possible des éléments d'une phrase complétant des noms féminins et masculins additionnés.
    Qu'Olympe de Gouges l'ait déjà réalisé ajoute à sa pertinence.

    Merci pour votre attention.
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    Thibault Isabel : Et l’écriture inclusive, qu’en pensez-vous ? J’avoue que je la trouve contre-intuitive et d’une lecture malaisée… J’ignore en tout cas ce qu’on pourrait proposer de mieux…

    Séverine Auffret : Là, bien d’accord avec vous. Je pense qu’il s’agit d’une mode momentanée, réactive et utile en ce sens qu’elle refuse cette « loi » présumée de la langue française : « Le masculin l’emporte sur le féminin », permettant ainsi d’y réfléchir. Mais, outre sa difficulté et sa laideur, je pense qu’elle passera, une fois cette conscience prise. Imaginons un roman de Victor Hugo, de Maupassant, ou un poème de Lamartine en écriture inclusive… Remarquons toutefois cette formulation d’Olympe de Gouges, dans sa Déclaration des Droits des Femmes : « Toutes les Citoyennes et Citoyens… ». Grande précurseur !

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