Le Danemark, pays sur la voie de la transition écologique et du bonheur

« La vie heureuse est celle qui est en accord avec sa propre nature », Sénèque.

Le spécialiste du bonheur, Christophe André, est venu étudier de près ce pays et son peuple pour découvrir les raisons de leur bien-être. Naturellement, il a noté les bienfaits de l’Etat providence, de l’écart assez faible entre les hauts et bas revenus, ou des avancées écologiques. Mais, plus prosaïquement, sa conclusion a été la suivante : « A mon retour, m’acheter un vélo, manger beaucoup de poisson et parler davantage à mes voisins de quartier. Ce que j’ai fait … ». Trouver le bonheur est souvent plus simple que ce que l’on croit.

L’autonomie dès son plus jeune âge joue un rôle actif pour trouver ce sentiment de plénitude. Au Danemark, les enfants sont très écoutés, respectés et impliqués. Tout le système éducatif de ce pays, très performant, repose sur l’autonomie, la confiance et la valorisation. On ne cherche pas à créer de la compétition ; on stimule par la coopération. On ne bourre pas le crâne des gosses ; on leur donne l’envie d’apprendre, la soif de découvrir. On ne joue pas avec l’humiliation ; on motive avec la valorisation, cherchant le potentiel de chacune et de chacun, en évitant toute forme d’élitisme.

Les jeunes quittent rapidement le domicile parental. Ce pays détient le record mondial des jeunes prenant leur autonomie entre 18 et 24 ans, avec une aide financière de l’Etat. 70% des jeunes exercent des activités professionnelles, en parallèle de leurs études. Très vite, ils obtiennent une certaine indépendance financière et une plus grande maturité psychologique. Rien à voir avec leurs petites copines et petits copains européens, jouant les Tanguy.

Avoir confiance aux autres est certainement un ingrédient important pour se sentir mieux. Le Professeur Gert Tingaard Svendsen, en comparant 86 pays, démontre que 78% des Danoises et Danois font confiance à leur entourage. En France, seuls 25% éprouvent ce ressenti.

Le niveau d’attente de la population danoise repose davantage sur le bien-être et la simplicité que sur la consommation à tout crin. La satisfaction de vivre prend le dessus sur la frustration de ne pas avoir assez, voire de posséder du superflu.

Depuis longtemps, le partage des tâches au sein de la famille et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée imprègnent la société danoise. Ces équilibres sont des graines solides pour faire éclore des petits bonheurs.

L’égalité hommes-femmes est aussi gage d’une meilleure aisance de vie.

La politique environnementale active du Danemark rapproche les habitant-e-s de la nature, ce qui est un facteur pour rendre les gens plus heureux, et donne l’espoir de concrétiser la transition écologique impérative pour l’humanité.

Les règles éthiques rythmant l’existence des institutions et la politique de solidarité mise en place par l’Etat danois sont aussi très importantes dans cette recherche de bien-être collectif.

Voici quelques exemples qui permettent à une population d’apprécier la vie plutôt que de la subir. Plusieurs pays devraient s’en inspirer.

Commentaires

  • Le Danemark est un pays de qualité, il faut juste ne pas oublier les conditions pour y arriver, par exemple : Faciliter à licencier en échange d'une protection du travailleur qui doit quand même accepter le travail qui lui est proposé. Etc... Une mentalité qui n'est pas forcément universelle.

    J'ajoute qu'ils n'ont pas notre problème de surpopulation, il est donc plus facile de se sentir proche de la Nature et de la protéger. Surpopulation suisse, qui n'est pas pris au sérieux par la gauche.

    Sinon, oui, lorsqu'un truc marche bien, ce serait idiot de ne pas l'adapter chez nous.

    En résumé, la carte postale que vous décrivez, n'est qu'une facette du pays.
    Le modèle danois se construit sur la nécessité d'une migration contrôlée pour garantir l'Etat providence.
    Le Suède est en difficulté pour ces raisons : Il y a un manque d'intégration à cause des différences culturelles ajouté à un trop grand nombre de migrants. Et ça a un coût.

    La gauche suisse qui veut un Etat providence, est idéologique. La gauche danoise au pouvoir est pragmatique, elle n'est pas xénophobe malgré sa position sur l'immigration. Elle veut simplement conserver l'Etat providence.

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