ARoS, le plaisir de l’Art pour toutes et tous

Ars signifie Art, en latin. L’ancien nom d’Aarhus, seconde ville du Danemark, était Aros. Le cocktail devait assurément devenir : ARoS.

ARoS Aarhus Kunstmuseum, le Musée d’Art contemporain de cette Cité danoise, est l’une de ses grandes curiosités, un appel à l’esthétisme, à la réflexion et au rêve. Nous y passons quelques heures assez magique.

Nous escaladons les marches d’un escalier construit dans le style du Musée Guggenheim de New York. Atteignons le 10ème étage. Sportifs encore les bougres !

Commençons par une flânerie dans le Rainbow dominant le toit de l’immeuble. C’est un cercle, installé en 2018, en surévaluation de l’immeuble, multicolore comme un doux arc-en-ciel, dans lequel le public marche, qui offre une vue panoramique, à 360 degrés, sur la Cité. L’image d’Aarhus est imprenable. L’œuvre architecturale est signée par Okafur Eliasson et devient le blason de la ville danoise.

L’œuvre phare de l’établissement est « Boy », la statue gérante hyperréaliste réalisée par Ron Mueck. L’œuvre, époustouflante, montre un jeune homme de 4,5 mètres de hauteur et pesant 500 kg. Tous les détails imitent la véracité, avec talent. La surface de la peau est plus vraie que nature. En posture accroupie, revêtu d’un short, le personnage est pensif et intrigant. Le sculpteur s’est inspiré des positions des aborigènes australiens scrutant les animaux, en toute discrétion. Boy a été conçu, durant 8 mois, presque le temps d’une gestation humaine, pour passer d’une maquette d’argile de 40 cm à un grand bonhomme coulé en fibre de verre, avec des compléments de silicone, de résine polyester et de peinture. Cette réalisation se veut humaniste. Ron Mueck illustre les moments forts de la vie, à travers des individus anonymes, saisis dans leur quotidien. Il se veut un miroir de la société et souhaite créer une relation méditative entre la personne statufiée et les visiteur-euse-s. La curiosité du public s’exprime sur chaque visage. Impossible de rester insensible à cette œuvre magistrale.

Dans les autres étages, nous admirons une galerie de peintres danois-es ; des standards de l’Art contemporain tels que Ben, Joana Vasconcelos, Shirin Nesbat ou Pipilotti Rist ; un espace de vidéos décoiffantes ; des expos sur la mythologie ; et plein de belles surprises.

Mention spéciale pour une œuvre vidéo de l’artiste albanais Anri Sala qui joue avec les confusions visuelles et sonores d’un pianiste mêlant la Marseillaise et l’Internationale, des chants révolutionnaires encourageant l’émancipation des peuples, mais qui ont, parfois, été usurpés par d’immenses salopards qui ont généré goulags et dictatures ; et semé la mort.

Ce musée, par sa diversité, offre la possibilité, aux fous de l’Art contemporain, de prendre un plaisir démentiel, mais aussi d’intéresser celles et ceux qui sont, habituellement, réticents à ce type d’art. ARoS offre le plaisir de l’Art à toutes et tous.

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