Désinvestir les EPR pour investir dans les énergies renouvelables …

Les EPR (European Pressurized Water Reactor, appelé aussi Evolutionary Power Reactor), réacteurs nucléaires à eau pressurisée, de la 3ème génération nucléaire, devaient améliorer les performances techniques des centrales, les rendre plus sûres et beaucoup moins coûteuses, en produisant toujours, néanmoins, des déchets atomiques nocifs durant des milliers d’années.

Les soi-disant experts nucléaires n’avaient raison que sur la production de déchets toxiques, qu’ils oubliaient souvent, soigneusement, de mentionner.

Sinon, c’est la débâcle ! La technologie n’est pas au point et financièrement ces centrales sont un gouffre à pognon.

L’humain a le droit de se tromper, pas de perdurer dans l’erreur.

La Cour des Comptes de la République française vient de sortir un rapport accablant sur la construction de la centrale de Flamanville et sur toute la filière EPR.

La construction de l’EPR de Flamanville était planifiée sur 54 mois. La nouvelle estimation mentionne 157 mois. 5 millions d’heures d’étude d’ingénierie étaient budgétisées. Le budget a explosé et mentionne au compteur, désormais, 22 millions d’heures d’études.

L’investissement initial était fixé à 3,3 milliards. 14 ans plus tard, le budget a franchi la barre des 12,4 milliards. Pour être transparente, la Cour des Comptes mentionne qu’il faudrait encore ajouter 6,7 milliards de coûts complémentaires, dont 4 de frais financiers. Le total s’affiche en rouge vif : 19,1 milliards d’euros, au lieu de 3,3.

Les autres EPR ne présentent pas un meilleur bilan. Les deux réacteurs de Taishab, en Chine, les seuls à être en fonction, ont accumulé 60% de surcoûts et 5 ans de retard.

En Finlande, le réacteur d’Olkiluoto a vu ses coûts multipliés par 4 et atteindre plus de 8,2 milliards d’euros. A Hinkley Point, en Angleterre, le projet stagne. EDF devra ajouter 16 à 17 milliards à l’addition initiale. A Sizewell, en Grande-Bretagne, les capacités financières ne sont plus disponibles. Les 6 projets d’EPR en Inde sont bloqués, heureusement.

Tous les chantiers d’EPR sur la planète, sans exception à ce jour, ont pris des retards gigantesques et accumulé des surcoûts gargantuesques.

Tout plaide pour fermer cette filière d’échec que sont les EPR et consacrer tous les moyens financiers aux projets d’économies d’énergies et de production d’énergies renouvelables.

Ecologiquement, économiquement et socialement, désinvestissons les EPR pour investir dans les énergies renouvelables et l’efficience énergétique.

 

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