Willy Donzé, une belle âme solidaire

Il y a 33 ans décédait Willy Donzé, Président du Conseil d'Etat genevois à deux reprises, qui dirigea pendant quinze ans, de 1965 à fin 1980, ce qui s'appelait à l'époque le Département de la prévoyance sociale et de la santé publique.

Durant ces quinze années, Willy Donzé a réalisé une œuvre importante tant dans le domaine social que dans les questions hospitalières. Durant ses deux premiers mandats, il s'est surtout attaché à compléter, par un dispositif cantonal original, les apports de la sécurité sociale fédérale qui prenait, dans les années 60, un essor important, sous l'impulsion du Conseiller fédéral Hans Peter Tschudi. Ses réalisations ont permis une amélioration substantielle des conditions d'existence des plus âgés, des gens humbles et des personnes en situation de handicap. Il a également eu une contribution éminente en matière d'assurance maladie dans le canton, en rendant obligatoire l'assurance maladie de base pour toutes et tous, ainsi que l'affiliation des personnes âgées. Il a également apporté une aide cantonale permettant aux caisses maladie de prendre en charge les premiers actes de prévention, tels que le dépistage du cancer de l'utérus.

Sous son impulsion, l'équipement hospitalier genevois a accédé à un haut niveau de qualité afin de rendre accessibles les soins à toute la population, indépendamment de son revenu, par le moyen d'une politique sociale volontariste. Il a été le créateur des Institutions Universitaires de Gériatrie, aujourd'hui englobées dans les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG). Pendant huit ans, Willy Donzé a siégé, au niveau fédéral helvétique, au Conseil des Etats. Il fût le premier élu de gauche genevois à forcer l'entrée de cette chambre, si longtemps monopolisée par l'Entente. Il a siégé encore au Conseil de l’Europe.

 Je l’ai connu lors de mes débuts au Parti socialiste. J’aimais l’être authentique et solidaire. J’adorais, en outre, le bon vivant. Je me rappelle d’ailleurs une soirée mémorable, ou malgré nos écarts de générations, nous avions fait la fête ensemble, dans un magnifique délire. Je lui ai rendu hommage publiquement à plusieurs reprises, notamment lorsque je présidais le Parti socialiste genevois.

 Il faut perpétuer sa mémoire, honneur à celle des femmes et hommes engagé-e-s pour le bien public, toutes couleurs politiques confondues.

Commentaires

  • Lorsque j'observe l'écriture inclusive, je me pose cette question:
    Les étrangers, les personnes qui ont de la peine à lire, qu'en pensent-ils ?
    N'y a t'il pas une discrimination, un ajout de difficultés inutiles.

    Ainsi pourquoi compliquer : " Il faut perpétuer sa mémoire, honneur à celle des femmes et hommes engagé-e-s pour le bien public"
    Cette lourdeur est-elle nécessaire, au lieu d'écrire. " Il faut perpétuer sa mémoire, honneur à toutes les personnes engagées pour le bien public"

    Vous comme les autres bobos de gauche, vous devez parler simple pour des gens simples. Visiblement, vous avez créé une nouvelle élite à travers l'écriture inclusive au détriment d'une catégorie sociale défavorisée.
    Est-ce vraiment le rôle de mouvements qui se veulent proche du peuple ?

    Plus la gauche divague, plus elle s'éloigne du peuple.

    Qu'en penserait Willy Donzé de cette mascarade bobo ?
    La gauche devrait redécouvrir leurs prédécesseurs.

  • Motus, l’écriture inclusive n’a rien de bobo ; soyez d’accord au moins que nous ne soyons pas d’accord, le débat contradictoire étant la base de nos libertés.

    Je ne veux pas parler à la place des disparu-e-s, mais vu l’engagement de Willy pour l’égalité des sexes, je ne pense pas qu’il considérerait comme superflue cette écriture symbolique, respectueuse des droits des femmes. Par contre, je suis d’accord avec vous, la gauche, la droite et les apolitiques devraient redécouvrir nos prédécesseur-e-s, tant l’histoire éclairant la route du futur.

  • Monsieur Brunier, Très admirative de M. Donzé et appréciant votre éloge, je m'insurge contre votre affirmation : "l'écriture inclusive, respectueuse du droit des femmes". Respectueuse du droit des femmes selon qui ? Pas selon "les" femmes en tout cas, tout au plus selon une minorité activiste qui a l'habitude de se croire détentrice du savoir absolu et de parler pour les autres. Sachez que beaucoup de femmes, dont je suis, ne voient aucun respect dans l'abomination qu'est l'écriture inclusive, mais plutôt un affront tant c'est laid, lourd et dérangeant à la lecture ou à l'écoute. Mais surtout parce que cette pénible façon d'affirmer "les droits des femmes" ne fait que masquer les véritables problèmes, à commencer par l'égalité salariale.

  • Madame,

    J’ai le plaisir de vous informer que l’égalité salariale de SIG a été certifiée par Equal-salary.

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