Sauver l’eau

« Le droit à une eau potable, propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l’homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie », Assemblée générale des Nations Unies.

Eric Davalle est un homme bienveillant que je côtoie dans le monde énergétique. Haut cadre, Professeur à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, il prend souvent la plume pour écrire des textes souvent orientés vers un développement durable et responsable.

Son nouveau recueil est dédié à un bien collectif vital : l’Eau !

Pour l’auteur, le combat en faveur de l’Eau est fondamental à l’heure de l’urgence climatique. Eric estime que l’Eau doit être au cœur de nos préoccupations économiques, sociales et environnementales.

Très ludique, cette ode à l’Eau résume chaque chapitre par un encart « En bref » très pédagogique.

L’écrivain se soucie de la consommation d’eau en bouteille alors que l’eau du robinet est, dans plusieurs régions, bien plus écologie et moins chère. Eric présente un calcul éloquent. En Europe, le m3 d’eau du robinet coûte en moyenne 3 Euros alors que le m3 d’eau en bouteille atteint 500 Euros. Il propose une taxation judicieuse de l’eau en bouteille.

L’Eau, patrimoine de l’humanité, doit être protégée et consommée rationnellement. « Il faut rendre attentif aux bons gestes pour économiser l’eau »,conseille Eric Davalle.

Ma seule divergence avec le Professeur Davalle est sur le fait que l’eau peut, selon lui, être géré par des privés ou des publics. L’Eau ne peut et ne doit pas être soumise aux lois du profit, même régulées. Dans cette logique, économie privée et gestion de l’eau ne font pas bon ménage. Les échecs, voire des scandales, en la matière sont odieusement nombreux. Se faire de l’argent sur un bien public n’est pas acceptable.

Eric Davalle pour accéder à l’eau propre et consommable pour toutes et tous, comme pour répondre à l’urgence climatique, appelle au lancement d’un « New Green Deal ». Le modèle de fonctionnement de nos sociétés pour demain doit être au plus vite repensé globalement et durablement. Sa conclusion est pleine d’humanité, de poésie et de générosité : « Il faut être capable de donner l’espoir à ceux qui n’ont pas assez d’eau aujourd’hui et permettre que le sourire d’un enfant soit le remerciement le plus riche qui soit demain. » A dévorer donc, « Sauver l’Eau » d’Eric Davalle, TchoBerthe Editions.

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Commentaires

  • L'eau en bouteille n'a effectivement aucun sens ici en Europe, c'est vrai. Par contre, cette formule rend de très grands services dans les pays sous-développés où l'eau du réseau est soit inexistante, soit impropre à la consommation. Pour des raisons assez simples : il faut faire fonctionner le système pompage - adduction d'eau en permanence, sinon les pannes vont permettre l'introduction de l'eau entourant les fuites des conduites dans le réseau. Vous pouvez utiliser cette eau à condition de la faire passer dans des filtres (en général des filtres en céramique d'origine suisse, marque bien connue...), mais ces filtres doivent être traités de façon très précise et exigeante. Tout expatrié de passage dans ces pays ne boit que de l'eau en bouteille, en espérant qu'elle n'a pas été entreposée dans des containers surchauffés par le soleil (80° C durant un certain temps abîme et rend dangereux le PET...).
    Et tous les réseaux du monde connaissent des fuites. Le remplacement des anciennes conduites améliorent la situation chez nous. Mais dans les pays sous-développés, il y a du boulot. Et c'est encore nous qui payerons pour ça, pas eux...

  • Cela coule de source, les fonds de placement orientés sur la gestion de l'eau ont un bel avenir dans les perspectives climatiques actuelles. Tout comme les organisations non gouvernementales de type «New Green Deal» sont créatrices d'emplois rémunérés dans le secteur politique et lobbying. On gagne sur les deux tableaux.

  • A part ça, sur l'utilité des bouteilles d'eau : regardez un peu la situation des habitants de la Vésubie ou de la Roya.

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