Interdire la chasse à courre est un acte écologique et responsable

« Si la cruauté humaine s’est tant exercée contre l’homme, c’est trop souvent qu’elle s’était fait la main sur les animaux », Marguerite Yourcenar.

Une société humaniste, écologique et responsable, se doit d’éradiquer ses traditions désuètes et barbares datant de comportements ancestraux, peu respectueux de la nature, de la faune ou des humains. La chasse à courre fait partie de cet héritage peu élogieux du temps révolu.

Plusieurs pays ont déjà mis fin à cette boucherie. Notamment en Allemagne, Belgique, Ecosse et Angleterre, cet abattoir à ciel ouvert est interdit.

Pour le plaisir cruel de quelques rares individus nantis, le respect animal est bafoué. Ce rite n’a comme seul but : le trophée et l’assouvissement de sensations bassement primaires. Cette activité aristocratique stresse les animaux, avant de subir tortures et mise à mort.

Le rabattage, les sonneries de trompettes, les mouvements des équipes, des chiens, voire des véhicules, perturbent toute la forêt. Tout un écosystème est dérangé, mis à sac, pour satisfaire la sauvagerie de quelques chasseurs. Les promeneur-euse-s se retrouvent en danger ou sont bannis de zones forestières.

En France, 84% de la population s’opposent à ce défouloir de frustrations alors que seulement 0,01% pratique ce type d’exercice de domination de l’homme sur l’animal, avec de nombreuses armes et du matos. Prohiber cette forme de chasse serait un progrès démocratique évident vu les rapports de force en présence.

Une philosophe bâtie sur la devise « Carpe diem », bienfaisante, se doit de protéger les humains, les animaux et la nature.

Le chanteur Francis Cabrel affirme qu’à chaque fois que la corrida avance, c’est l’humanité qui recule. Nous pourrions dire de même pour la chasse à courre. Interdire ce loisir sanguinaire et cruel fera avancer l’humanité. Ne nous en privons pas.

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Commentaires

  • J`ai vu dans une émission TV récente une de ces chasses a courre en France. Il y était dit que les chasseurs n`avaient pas le droit de tuer eux-memes l`animal pourchassé par leurs chiens et, du coup, l`affaire n`en devenait que plus sordide encore puisque la chasse consistait a d`abord localiser l`animal (un sanglier en l`occurrence) pour ensuite lacher la meute de chiens a ses trousses. Dans cette variante, lorsque les chasseurs rejoignent l`animal, les chiens l`ont déja mis en pieces. C`est donc encore plus sadique que lorsque les chiens servent a acculer l`animal que les chasseurs tuent ensuite relativement vite avec leur fusil ou, dans le passé, avec leur lance ou arc. Ce qui me réjouit, c`est que de plus en plus de gens trouvent que la chasse, lorsque ce n`est pas par nécessité alimentaire, est une activité aussi stupide que méchante.

    J`ai un voisin chasseur qui est persuadé que les animaux n`ont pas vraiment d`émotions, mais ne sont que des sortes de machines biologiques, ce qui bien-sur lui évite tout sentiment de culpabilité. Peut-etre devrait-on enseigner a l`école quelques notions d`éthologie afin que les choses soient claires: beaucoup d`animaux et notamment les mammifere éprouvent a peu pres les memes émotions que nous.

  • Tout dépend le gibier: s'il s'agit de politiciens, il est des plus responsables.

  • Monsieur Brunier,

    Je suis plutôt de droite bien que je n'accorde pas vraiment d'importance a ce clivage datant du siècle passé.

    Mais la croyez moi je suis 200% avec vous, cette barbarie abjecte doit être eradictée partout ou c'est possible. Et je préfère ne pas en dire plus parce que c'est un sujet qui me fâche vraiment ...

    Cordialement
    E

  • Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire dans cet article...

    Bien qu’héritée des privilèges monarchiques, la chasse à courre s'est démocratisée, si bien qu'elle est aujourd'hui pratiquée par tous.
    Elle mélange toutes les classes socio-professionnelles comme le montre l'ouvrage de M. Pinçon et M. Pinçon-Charlot. Elle est loin d'être le privilège de "nantis".
    Elle n'est pas non plus aristocratique. Elle n’est d’ailleurs pas si onéreuse, se pratiquant majoritairement à pied. (https://www.venerie.org/chasse-a-courre-en-chiffres/). Seul la chasse au cerf l’est un peu plus. Quand elle est pratiquée à cheval, c’est une seconde chance pour un ancien cheval de course de seconde main.
    Toujours est-il que la vènerie n’a jamais été aussi populaire, avec en France, 400 équipages et plus de 10000 adhérents (boutons), 100 000 suiveurs réguliers, et nombreux sympathisants occasionnels du monde rural.

    Ce qui est frappant dans votre publication, c’est votre méconnaissance du sujet. *
    Ce ne sont pas des trompettes, mais des trompes de chasse.
    Il n’y a pas de rabatteurs en vènerie (ce qui montre que vous ne savez même pas de quoi cous parlez), juste une meute de chien.
    Il n’y a aucun danger pour les promeneurs.
    Ce n’est pas une chasse particulièrement sanguinaire, ne justifiant aucunement le terme de « boucherie ».
    La chasse à courre, c’est uniquement de la prédation naturelle, imitant simplement la confrontation entre un prédateur (ici la meute), et une proie. Les chiens chassent de la même manière qu’une meute de loup, la mise à mort en moins. Il n’y a rien de plus proche de la nature.
    Les veneurs n’ont rien à cacher. Vous pouvez à tout moment venir visiter un chenil, voir une sortie des chiens ou suivre une chasse. Vous verrez, ce n’a rien à voir avec ce que vous décrivez.

    Bonne soirée.

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