Privilégier les circuits-courts, c’est aussi valoriser la compétence locale

« L’herbe est toujours plus verte chez les autres … jusqu’à ce qu’on découvre que c’est du gazon officiel », Jacques Salomé, Psychosociologue et Ecrivain.

Contrairement au proverbe connu, l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs !

Je rêve d’un monde ouvert, en lien avec les autres. Ceci n’empêche pas de promouvoir la compétence locale.

Dans trop d’entreprises, la tentation est d’aller chercher des compétences éloignées, parfois l’autre côté du monde, oubliant parfois les talents de proximité.

La promo du local n’est pas synonyme de repli ou de fermeture envers autrui. Pensez globalement, agir localement me paraît une bonne philosophie.

Au sein de l’entreprise que j’ai le plaisir de diriger, je trouve très positif de mixer la promo interne avec la venue de vents nouveaux de l’extérieur.

Dans le monde de la médecine, la recherche des profs bardé-e-s de diplômes, affichant des carrières internationales et étant les auteur-e-s de de nombreuses publications académiques relaient parfois la connaissance de la culture ambiante et les qualités humaines.

Aux Hôpitaux Universitaires de Genève, les médecins locaux portent haut les couleurs de la proximité.

Pour affronter la Covid-19, nous voyons souvent en premières lignes, les Professeur-e-s Alexandra Calmy, Didier Pittet ou Jérôme Pugin. La ou le régional-e de l’étape est au rendez-vous ! Toutes des personnes qui possèdent, au-delà des compétences et expériences, des aspirations humanistes qui font du bien.

A l’heure où nous devons privilégier les circuits-courts, relocaliser certains savoir-faire, la valorisation des compétences locales ne doit pas être oubliée.

Commentaires

  • Comme vous avez raison ! Le diplome n`est que partie de la compétence, encore faut-il un environnement de travail qui donne envie de tirer le maximum de ses compétences et le fait de privilégier le local en la matiere est un élément important d`un tel environnement.

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