Passer de la débâcle du nucléaire au succès des énergies renouvelables

EDF jubilait. Cette société avait trouvé le graal : l’EPR (Evalutionnary Power Reactor), le réacteur atomique pressurisé. Selon cette multinationale française, le succès de la troisième génération nucléaire s’annonçait. Dans le milieu énergétique axé sur le renouvelable, nous étions inquiets. Nous redoutions que les moyens financiers consacrés aux EPR, technologies mal maîtrisées, affaiblissent ceux destinés à la transition énergétique.

L’actualité nous donne malheureusement raison. A Flamanville, en Normandie, EDF n’arrive pas à faire fonctionner correctement ce nouveau réacteur. Alors que l’usine n’est pas terminée, les défaillances se multiplient. D’importants défauts de soudures ont été découverts par l’Autorité de sûreté nucléaire.

Cet EPR devait être connecté au réseau, en 2012. Au mieux, l’exploitation démarrera en 2023.

Tandis que le budget initial se chiffrait à 3,3 milliards d’euros, EDF annonce désormais 12,4 milliards. La Cour des comptes prévoit maintenant une facture finale de 19,1 milliards. 

Un Etat et une entreprise ont le droit à l’erreur. Poursuivre devient une faute grave ! La France doit mettre fin à son programme EPR, débâcle technologique, écologique et économique.

Ces sommes colossales doivent migrer vers les énergies renouvelables afin de produire des énergies propres, locales et compétitives économiquement. L’humilité est aussi gage d’une bonne gestion publique.

Commentaires

  • ITER et EPR sont des gros échecs. D`accord avec Jean-Pierre Petit pour dire que quelque chose ne tourne pas rond dans la recherche scientifique francaise.

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