L’Helvétie doit viser le podium

La Suisse parle beaucoup d’écologie et de développement durable. Pourtant, dans les actes, les résultats sont moins reluisants.

Le MIT technology Review a réalisé un classement mondial des pays verts, sur 5 critères : les émissions CO2, la transition écologique, la société verte, l’innovation écolo et la politique climatique. Le trio de tête est : Islande, Danemark et Norvège. La Suisse n’est que 19ème

Certes cette étude contient quelques biefs, par exemple, en ne contrebalançant pas suffisamment l’apport pervers du nucléaire qui baisse le niveau de CO2, mais crée des déchets toxiques durant des milliers d’années.

Cependant, le résultat de la Suisse est scandaleux, vu notamment son niveau de richesses, son potentiel d’énormes compétences dans les domaines environnementaux, et son haut niveau technologique.

Il est vrai que nos programmes d’économies d’énergies sont trop rares ; que notre production solaire est insuffisante ; que la production éolienne est catastrophique ; que pour se chauffer et se refroidir les énergies fossiles prédominent ; que nos programmes de rénovation écologique des bâtiments sont trop lents ; que notre mobilité est massive, très individualisée et basée sur le fossile ; que notre agriculture et notre consommation ne sont pas assez bios ; que notre société de consommation est exagérée.

Les discours politiques sont souvent bons. Leurs concrétisations se noient dans les procédures complexes et la bureaucratie. Nos moyens doivent être mis en adéquation avec nos ambitions. L’urgence climatique ne nous donne plus de temps pour tergiverser. La Suisse doit viser une place dans les 3 à 5 premiers de tels classements, et ceci rapidement.

 

Commentaires

  • Un classement cantonale ou par ville avec sa région avoisinante serait plus intéressant. Il faudrait y ajouter la qualité de vie : bruit, pollution, verdure, sécurité.
    Ce serait un moyen de suivre l'évolution des villes qui sont dirigés plus par référence politique qu'en faveur de la population. A la limite, un questionnaire permettrait de suivre l'évolution.

    Les classement internationaux pour un pays comme la Suisse qui agit à différent niveaux (Etat, canton, communes) n'est pas le plus approprié.

    Par exemple, ce n'est pas en dessinant des pistes cyclables, en bouchonnant, que ça ira mieux, mais bien par des investissements dans les transports notamment transfrontaliers.
    Sans politique politicienne de l'écologie, ça irait plus vite. Un classement qui s'appuierait sur du concret et non sur le paraître (piste cyclable, ...) est à souhaiter.

    Genève attend 100'000-200'000 habitants de plus. J'attends de voir comment Genève pourra ne pas avoir plus d'impacts écologiques notamment sur la biodiversité. Quant au bien vivre dans les cages à lapins bétons, c'est aussi de l'écologie, l'humain étant un animal avec des besoins qui ne sont pas moindre que les rats de laboratoire.

    Un classement qui suit l'évolution des régions en Suisse est une nécessité.

  • Un classement cantonale ou par ville avec sa région avoisinante serait plus intéressant. Il faudrait y ajouter la qualité de vie : bruit, pollution, verdure, sécurité.
    Ce serait un moyen de suivre l'évolution des villes qui sont dirigés plus par référence politique qu'en faveur de la population. A la limite, un questionnaire permettrait de suivre l'évolution.

    Les classement internationaux pour un pays comme la Suisse qui agit à différent niveaux (Etat, canton, communes) n'est pas le plus approprié.

    Par exemple, ce n'est pas en dessinant des pistes cyclables, en bouchonnant, que ça ira mieux, mais bien par des investissements dans les transports notamment transfrontaliers.
    Sans politique politicienne de l'écologie, ça irait plus vite. Un classement qui s'appuierait sur du concret et non sur le paraître (piste cyclable, ...) est à souhaiter.

    Genève attend 100'000-200'000 habitants de plus. J'attends de voir comment Genève pourra ne pas avoir plus d'impacts écologiques notamment sur la biodiversité. Quant au bien vivre dans les cages à lapins bétons, c'est aussi de l'écologie, l'humain étant un animal avec des besoins qui ne sont pas moindre que les rats de laboratoire.

    Un classement qui suit l'évolution des régions en Suisse est une nécessité.

  • Je partage votre impatience. Il serait peut-etre bon qu`au sein du gouvernement fédéral et des gouvernements cantonaux il y ait une sorte de ministere de la transition énergétique ou, a défaut, une instance de coordination interministérielle de ladite transition. Aujourd`hui, cette transition se fait a la va comme je te pousse, au coup par coup et sans trop de soucis de coordination entre les différents départements.

  • En y réfléchissant, je me rends compte que les trois pays les plus verts - Islande, Danemark et Norvege - sont caractérisés a la fois par le haut niveau de vie général et la jeunesse de leur population. Le Danemark est en deuxieme place en UE pour le poucentage des 15-24 ans (apres Chypre), la Norvege a une population jeune du fait notamment de l`immigration polonaise et lituanienne et l`Islande a une population a quarante pourcent agée de moins de 18 ans. Face a cela, la population suisse et genevoise sont relativement agées et meme de plus en plus agée... Or, les partis politiques les moins concernées par le réchauffement climatique et la protection de l`environnement en général sont aussi ceux qui ont le moins d`électeurs jeunes. Ergo...

  • J`en profite pour faire un peu de réclame a une entreprise suisse appelée sans doute a etre a la pointe de la transition énergétique vers le solaire. L`entreprsise Meyer Burger Technology (basée a Thoune) va distribuer ses cellules et modules solaires en Suisse des le mois de mai et dans le reste de l`Europe des cet été. La technologie de ces cellules et modules est la meilleure disponible actuellement dans le monde car c`est le résultat direct de la recherche suisse en la matiere. Désormais, il ne sera plus besoin d`acheter du solaire étranger pour équiper la Suisse de panneaux solaires super performants et meme pas forcément plus chers que ceux de la concurrence étrangere, grace a des méthodes de fabrication up to date.

  • A se demander pourquoi Christian Brunier ne poste ici que 2 commentaires issus d'un seul commentateur, Jean Jarogh, citoyen étranger non résident en Suisse.

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