Pierre Naftule, une machine à gags

À 61 ans, notre Pierre nous a quittés. Triste de perdre un copain ; heureux qu’il soit enfin libéré de cette maladie si douloureuse et intolérable. La maladie de Charcot est une saloperie dégénérative qui attaque le système neuromusculaire.

Pierre Naftule, je l’ai rencontré, tout jeune dans le monde du spectacle. J’ai d’ailleurs participé à sa première mise en scène : « La Matu au-dessus de tout soupçon », en tant que saxophoniste, au sein du Lift big band. C’était un super show, très musical, avec des touches d’humour, sur la thématique de la matu.

Puis, comme tout le peuple suisse, je l’ai suivi au sein de la Course autour du monde, jeux télévisé mettant en compétition de jeunes reporters de la Francophonie à travers la planète. J’ai naturellement été un spectateur fidèle de plusieurs de ses spectacles humoristiques.

J’ai ensuite organisé, avec Pierre, des Fêtes du personnel de SIG et quelques événements clients de notre entreprise.

Les Services industriels de Genève ont aussi été sponsor des Revues genevoises signées par l’irrévérencieux Pierre Naftule.

L’humour permet de créer de la cohésion et de soulever, en riant, des pistes d’améliorations en caricaturant les points faibles des organisations.

Avec quelques éléments, il arrivait à rendre comiques des personnages et à rendre hilarantes des situations, même dramatiques. « Un gag toutes les cinq secondes » était toujours le but de Pierre Naftule, le papa de la fameuse « Marie-Thérèse Porchet ».

De très, très, très nombreux talents de l’humour suisse ont émergé grâce à lui. Il était un faiseur de bouffons et une machine à créer des galéjades.

Même pour son décès, il aimerait que l’on se marre. Pas sûr d’y arriver !

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