- Page 2

  • Un p’tit jour de politique : 25 mai 2007

    Uniforme à l’école : Quelle horreur !
    Le député du MCG (Mouvement des citoyens genevois) Cerutti est sûr que si nous obligeons les écoliers à porter l’uniforme, les jeunes récalcitrants rentreront dans le rang et que cette mesure apportera de l’ordre au sein de l’école.
    Le député Cerutti, policier de profession, devrait savoir, que l’institution dans laquelle il bosse oblige ses collaboratrices et collaborateurs à porter l’uniforme. Malheureusement, ceci ne permet ni de faire rentrer dans le rang les mauvais élèves, ni de ramener l’ordre dans ce corps si important pour notre démocratie.
    Le député de droite extrême Eric Bertinat cite, quant à lui, l’enseignement japonais en modèle. Ecole de la compétition extrême, ce pays connaît l’un des plus haut taux de suicides chez les écolières et écoliers. Un vrai modèle  ???
    Pour avoir une jeunesse respectueuse, certains députés devraient apprendre à la valoriser, à la respecter et à arrêter de la stigmatiser en l’assimilant à la délinquance.
    Une députée libérale rappelle à juste titre que les jeunes de nazis ou la jeunesse stalinienne portaient des uniformes et n’étaient pourtant pas des exemples à suivre. Bien dit !
    Cette motion est balayée. Ouf !
    Renaud (non, pas le chanteur) tente de sauver Martine
    Le député libéral – mais néanmoins sympathique - Renaud Gautier propose un ticket gauche-droite pour le Conseil d’Etat en présentant une liste Martine Brunschwig-Graf (Libérale) / Robert Cramer (Vert). Est-ce un moyen désespéré pour sauver Martine ?
    A coup sûr, Renaud a semé le trouble dans le camp bourgeois. Continue Renaud et on te confiera bientôt la direction de la campagne de la gauche !

  • Marrons-nous ! Le rire doit être une priorité politique !

    Un enfant rit 400 fois par jour. Un adulte 20 fois en moyenne. Changeons notre système éducatif. La vie doit générer du plaisir. Il est scandaleux de voir que l’être humain perd le sens du rire.

    Lorsque l’on sait que le rire stimule l’hormone du plaisir et que de ce fait, il renforce le système immunitaire, permet un sommeil serein, stimule la sexualité et le bien-être, améliore la gestion du stress … bref génère une vie meilleure.

    Une minute de rire équivaut à 45 minutes de relaxation.

    En 1939, l’humain riait 19 minutes par jour. Aujourd’hui, on estime qu’il ne rit plus qu’une minute. C’est ridicule !

    Mobilisons-nous pour voir la vie d’un œil meilleur. Elevons l’humour en tant que valeur suprême de l’humanité. Introduisons le droit de rire dans nos Constitutions. Amusons-nous. Bouffons la vie par les deux bouts. Promouvons la guélotologie (guérison par le rire).

     

  • Un p’tit jour de politique : 23 mai 2007

    Blogs des socialistes suisses
    Le Parti socialiste suisse propose toute une série de blogs de socialistes suisses (Jacqueline Fehr, Alain Berset, Reto Gamma, Moritz Leuenberger, Christian Levrat, …Christian Brunier et bien d’autres encore), retrouvez-les à l’adresse suivante :
    http://www.sp-ps.ch/index.php?id=37&L=1&tx_wecdiscussion%5Bshow_post%5D=1040&tx_wecdiscussion%5Bshow_cat%5D=0
    Toutes et tous derrière la TV
    Retrouvez votre parlement préféré – le Grand Conseil genevois – sur Léman bleu Télévision
    Jeudi 24 mai 2007 à 17 h. et 20 h. 30
    Vendredi 25 mai 2007 à 16 h., 17 h. (Projet de loi sur les cimetières) et 20 h. 30
    Demain, à 16 h. 30 sur Léman bleu Tv
    Débat sur la loi sur les cimetières avec Ariane Wisard-Blum (Les Verts), Michel Ducret (Parti radical), Pierre Weiss (Parti libéral) et Christian Brunier (PS).
    Taxe écolo pour aider le rail
    Nous, les socialistes, proposons de taxer le CO2 pour développer le rail en Suisse. Cette perception écolo inciterait à la diminution du CO2 en encourageant une utilisation rationnelle des énergies et injecterait environ 4 milliards de plus par décennie pour accroître l’offre ferroviaire. Cette impulsion rendrait la réalisation possible de projets écartés pour l’instant tels que la troisième voie ferrée entre Genève et Lausanne. Un petit effort pour les pollueurs, un grand pas pour le chemin de fer et la lutte contre le réchauffement climatique.
    Contre les débordements  antidémocratiques des néo-nazis

    Je cosigne et soutiens une résolution au Grand Conseil genevois initiée par Guy Mettan.
    Considérant :

    • le souhait de Mme Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération helvétique, et de Mme Christine Egerszegi, présidente du Conseil national, de se rendre sur la prairie du Grütli le 1er Août prochain pour y prononcer un discours à l'occasion de la Fête nationale ;
    • l'absence de bonne volonté manifestée par les cantons riverains et le Conseil fédéral pour assumer les frais de sécurité suscités par cette manifestation ;
    • le fait que cette prairie, symbole de la liberté et de l'identité suisses, acquise par le peuple suisse par souscription nationale, risque d'être abandonnée aux seuls skinheads et néo-nazis le jour de la Fête nationale
    cette résolution invite :
    • les cantons confédérés riverains du lac des Quatre-Cantons et le Conseil Fédéral à prendre toutes les mesures utiles pour que les deux premières citoyennes de Suisse puissent tenir le discours prévu le 1er Août prochain sur la prairie du Grütli ;
    • le Conseil d'Etat de la République et canton de Genève à contribuer aux frais de sécurité de la manifestation jusqu'à concurrence de dix mille francs.

    Le pays qui se flatte d'être le berceau de la démocratie européenne et l'un des modèles de démocratie directe dans le monde peut-il censurer ses deux premières citoyennes pour des motifs purement matériels? Doit-il abandonner la prairie du Grütli, symbole de sa liberté et de son identité nationales, aux extrémistes de droite qui font tout pour que la présidente de son Gouvernement et la présidente de son Parlement ne puissent s'y rendre?

    Un pays qui est prêt à sacrifier des dizaines de millions de francs pour accueillir un championnat européen de football et qui consacre chaque des millions de francs pour assurer la sécurité du sommet économique mondial de Davos peut-il renoncer à dépenser 200 000 francs pour fêter dignement sa fête nationale et lui éviter d'être prise en otage par des gens qui s'opposent clairement aux libertés d'autrui?

    La réponse est non.
    C'est pourquoi nous pensons que Genève, qui est souvent considérée avec étonnement, et parfois avec incompréhension, par les autres cantons confédérés, se doit de montrer l'exemple et d'empêcher qu'une telle infamie soit commise sans réagir.
  • De retour de Provence

    Avec nos amis les Charbonnier et les Etienne, nous avons passé un week-end prolongé en Provence avant une longue semaine parlementaire.

    Avec une équipe regroupant notamment 4 député-e-s et une ancienne Conseillère municipale de Carouge, rassemblant 3 partis différents (PDC, Verts et PS), il a été difficile de ne pas parler politique. Néanmoins, la déconne a égalé la politique, ce qui est très sain.

    Brève de comptoir

    Entendu sur une terrasse de resto à Aix-en-Provence d’un monsieur découvrant la composition du nouveau gouvernement français et donc le retournement de vestes de certains : « Parmi les nouveaux ministres, certains doivent avoir mal au cul ce matin. »
    Coin des amoureux
    Si vous cherchez un oasis de romantisme à Aix-en-Provence, foncez vous restaurer, yeux dans les yeux, chez « Charlotte » (32, rue des Bernardines). Cuisine simple, mais exquise, sous une tonnelle au pied d’un robuste figuier, vous découvrirez un havre de convivialité avec un charme exquis.
    A noter aussi le restaurant « Le brin de thym » à Arles !
    DésAménagement
    Entre Marseille et la Camargue, nous longeons le littoral. Dans un site qui pourrait être idyllique, nous voyons, consternés, une multitude d’usines, des sites pétrochimiques gigantesques, des axes routiers dans tous les sens, des concentrations commerciales et des aménagements chaotiques. Les odeurs sont insoutenables. « Port le Bouc » porte bien son nom. Les élus qui ont permis un tel massacre devraient être traînés en justice ou forcés à habiter ces lieux. Heureusement, nous retrouvons la beauté aux Baux-de-Provence, à Arles et en Camargue.

     
  • Pour une assurance obligatoire perte de gain maladie

    Mon intervention au Grand Conseil genevois sur le projet de loi de l’Alliance de gauche instituant une assurance obligatoire perte de gain maladie (Mémorial du Grand Conseil)

     

    Je crois que nous sommes face à une question difficile. En fait, nous sommes à la recherche de l'équilibre - l'équilibre entre la dignité et les droits des employés - et les possibilités de contribution d'une entreprise.
    Il n'y a personne ici, tant à droite qu'à gauche, qui puisse se réjouir de la situation d'un employé gravement malade et qui n'aurait pas d'assurance perte de gain. Cet employé cumulerait de graves problèmes de santé et une situation financière personnelle dramatique. Nous sommes tous sensibles à de tels drames humains, quelle que soit notre idéologie.
    D'un autre côté, il est vrai que, là aussi, on peut être inquiet - que l'on soit de droite ou de gauche - de faire porter un fardeau trop lourd aux entreprises, et spécialement aux PME et PMI, puisqu'on sait qu'il s'agit du tissu économique de ce canton. C'est donc bien une question d'équilibre entre le social et le développement économique.
    En ce qui concerne le social, on l'a dit, personne ne se réjouit de voir quelqu'un malade et sans moyens de subvenir à ses besoins parce qu'il n'a pas d'assurance perte de gain. Il faut donc que l'on fasse quelque chose ! Quelle que soit notre pensée aujourd'hui, on voit qu'il y a des gens - on peut se battre sur les chiffres, mais cela concerne entre 15 et 20% des employé-e-s - qui ne sont pas couverts par une assurance perte de gain, et ça n'est pas normal !
    Alors, est-ce une charge trop lourde pour les entreprises ? Peut-être est-ce la question ? Ce qui est étonnant, c'est que toutes les entreprises de ce canton qui sont des grandes entreprises - les entreprises publiques, les PME et PMI qui ont une convention collective - assument aujourd'hui cette assurance perte de gain. Elles ne l'assument toutefois pas toutes seules ! Personne ne l'a dit jusqu'à présent, mais ce ne sont pas uniquement les entreprises qui assument cette assurance: ce sont aussi les employés !
    Le projet de loi l'indique clairement, à l'article 2, alinéa 3: «Les salariés et les employeurs cotisent à parts égales.» C'est important ! Parce qu'on nous donne l'impression que toute la charge reposera sur les entreprises ! Sur quelques nouvelles entreprises, puisque, je le rappelle, la plupart des entreprises à Genève, aujourd'hui, assument leur responsabilité sociale et ont des assurances perte de gain. Nous parlons donc uniquement de quelques entreprises ! Et, comme par hasard, il y aurait des secteurs d'activité qui ne pourraient pas assumer cette charge !
    Monsieur Cuendet, vous m'étonnez ! Vous reconnaissez l'existence de situations dramatiques, mais vous estimez qu'il n'y a pas de souci, que ce n'est pas très grave, et que les personnes qui vivent de telles situations doivent recourir à l'aide sociale... Alors que vous nous dites continuellement ici qu'il faut limiter l'Etat social et que les gens doivent prendre leurs responsabilités ! Eh bien, ce projet de loi appelle justement à la responsabilité, à la responsabilité sociale des entreprises ! C'est peut-être un concept relativement neuf pour vous, néanmoins, pour les entreprises, il l'est de moins en moins ! Je peux vous dire que la plupart d'entre elles ont aujourd'hui une vocation sociale bien plus grande que les partis qui disent les représenter !
    Autre élément: les employés assument leur rôle en payant eux-mêmes la moitié de la cotisation d'assurance perte de gain. Alors, ils se prennent en charge eux-mêmes et ne s'adressent pas aux services sociaux de l'Etat, comme vous les incitez à le faire ! Aujourd'hui, vous mettez vos théories politiques habituelles au panier, parce que ça vous arrange conjoncturellement et parce que vous avez peu d'arguments ! Vous savez très bien que, dans un Etat social responsable qui se respecte, tous les collaborateurs et collaboratrices doivent avoir une assurance perte de gain, dans le public comme dans le privé ! C'est un effort que l'on demande aux employés et aux entreprises: la plupart des employés et des entreprises l'assument aujourd'hui. Ce projet de loi ne demande qu'une seule chose, c'est de généraliser cela pour l'appliquer à des entreprises qui ont peut-être un peu moins de conscience sociale que la grande majorité d'entre elles.
    M. Kunz a fait appel à l'abbé Pierre, mais je ne sais pas comment il interprète l'abbé Pierre ! Si certains essayent de récupérer l'abbé Pierre, nous, nous voulons juste appliquer ses idéaux sociaux ! (Applaudissements.)
    Au vote, la droite balaye ce projet de loi.