- Page 4

  • Pour le mariage des prêtres

    Une lettre de l’Abbé Pierre exhortant le Pape Benoît XVI d’autoriser l’ordination d’hommes mariés est rendue publique. Il avait souhaité qu’elle ne soit communiquée au public qu’après sa mort. Il paraît logique et plutôt sain que le mariage des prêtres soit enfin possible. L’abstinence sexuelle forcée n’est pas un concept très humain et provoque des dérives plus que dommageables. La papauté n’a pas jugé utile de répondre à cette missive. Le traditionalisme archaïque a encore de beaux jours au Vatican.

     

     
  • Pour une politique de l’éducation spécialisée en faveur de la jeunesse

    Avec quelques député-e-s, nous déposons, au Grand Conseil genevois, une motion pour une politique de l,’éducation spécialisée en faveur de la jeunesse.

     

    Considérant :
    • que depuis plusieurs années, l’offre des Institutions Genevoises d’Education spécialisées (IGE) ne couvre pas les besoins en matière de placement d’enfants et d’adolescents des services de l’Office de la jeunesse et des juridictions pour mineurs (Tribunal de la Jeunesse, Tribunal Tutélaire) ;
    • que des placements en milieux hospitalier ou carcéral ou dans des foyers d’accueil d’urgence perdurent faute de places dans les IGE ;
    • qu’avec l’introduction, au 1er janvier 2007, du nouveau droit pénal des mineurs, les cantons devront s’adapter dans les dix ans, notamment en matière d’infrastructures d’accueil de mineurs ;
    • qu’en l’état, la direction de l’Office de la Jeunesse n’a pas pour prérogative de mettre en œuvre la politique de l’Etat en matière d’éducation ;
    • que, dans le cadre de la RPT (péréquation financière) le transfert des charges jusqu’alors assumées par l’Office fédéral de la justice et de l’Office fédéral des assurances sociales vont incomber en tout ou partie au Canton ;

     

    invite le Conseil d’Etat à :

     

    • énoncer une politique à long terme sur la prise en charge éducative spécialisée des mineurs et des jeunes majeurs ;
    • promouvoir le développement d’aides éducatives alternatives aux mineurs et à leurs familles, ne nécessitant pas l’hébergement en IGE mais supposant des interventions plus denses que ce que peut assumer le Service de protection des mineurs (SPMi). Par exemple l’assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) ou le développement des prises en charges partielles (PCP)  des IGE;
    • dans l’urgence, donner les moyens au dispositif éducatif spécialisé actuel de maintenir au moins ses prestations ;

     

    Les services placeurs multiplient leurs demandes de placements auprès des IGE dont les listes d’attente, en vue d’admission, sont conséquentes.

     

    Les lieux d’accueils d’urgence ne peuvent parfois pas répondre aux demandes et leurs résidents, ayant besoin d’être accueillis dans des IGE, ne trouvent pas de place.

     

    Les institutions habilitées à effectuer des observations ordonnées par le Tribunal de la jeunesse (la Clairière en milieu fermé ou l’Unité d’évaluation et d’observation en milieu ouvert (UEOE)) restent occupées par des adolescents en attente de placement en IGE ou institutions hors canton faute de place. Dès lors le Tribunal est en difficulté pour ordonner de nouvelles observations et faire appliquer ses décisions.

     

    Par ailleurs le nouveau droit pénal des mineurs impose au canton de se doter de nouveaux moyens (notamment, prises en charge éducatives intensives en milieu ouvert).

     

    Le Tribunal tutélaire ne peut statuer sur des retraits de garde faute de lieux de placement.

     

    De plus, le simple maintien du dispositif actuel suppose un accroissement des charges financières des IGE en raison des mécanismes salariaux et d’un nouveau retrait financier de la Confédération dès janvier 2008 (réduction des taux d’encadrement).

     

    L’alternative aux placements en institutions

     

    Les services du Tuteur Général et de la Protection de la Jeunesse ont été regroupés dans un même service, le Service de Protection des Mineurs (SPMi). Si les tâches des travailleurs sociaux ont connu des changements, leurs charges n’ont pour le moins pas diminué et des suppressions de postes sont annoncées. Leur disponibilité pour l’aide aux mineurs et à leurs familles reste insuffisante et risque de l’être plus encore.

     

    Des aides plus conséquentes que ce que peut offrir le SPMi permettraient à certaines familles de faire face à leurs difficultés sans avoir nécessairement recours à des placements en foyer, placements qui représentent une mesure plus onéreuse et pas forcément adéquate.

     

    La mise en place de l’action éducative en milieu ouvert (AEMO) a été maintes fois évoquée durant ces dernières années dans les milieux professionnels comme au sein de la Commission de l’éducation spécialisée. Il n’en résulte rien.

     

    Une réelle politique cantonale pour l’éducation spécialisée en faveur de la jeunesse

     

    Pour que cette politique puisse être portée par la direction de l’Office de la Jeunesse, il est nécessaire qu’elle soit clairement définie par l’Etat et que les moyens de la conduire soient assurés.

     

    Les difficultés de nombreuses familles, les troubles identifiés chez de jeunes enfants, des comportements émergeants, déviants ou violents d’adolescents sont des révélateurs de certains malaises de notre société.

     

    Il importe que les autorités politiques et administratives, avec les milieux concernés, se positionnent sur les moyens qu’elles entendent mettre en œuvre en matière de prévention, de soutien à la parentalité, d’actions éducatives ou curatives, de dispositifs institutionnels ouverts et fermés.

     

    Les milieux professionnels sont aussi dans l’attente d’indications claires sur la politique qu’entend mener l’Etat.

     

    Les gestionnaires des IGE regroupés au sein de l’AGOER (Association Genevoise des Organismes d’Education et de Réinsertion) ont besoin de savoir de quelle manière le canton envisage le financement des institutions compte tenu des mesures d’économies déjà prises ces dernières années, du désengagement de la Confédération, de l’introduction de la LIAF et de la nouvelle loi sur la fonction publique.

     

    Les directeurs d’institutions, représentés par l’ADIGES (Association des Directeurs d’Institutions Genevoises d’Education Spécialisées), acteurs de la mise en œuvre des moyens éducatifs, affirment leur souci de maintenir une qualité de prestations des IGE correspondant à  une politique cantonale clairement définie.

     

    Dans l’urgence, le maintien des prestations éducatives est en péril. L’aide à des familles, des enfants, des adolescents et de jeunes majeurs est en jeu.

     

    A moyen terme, un véritable choix politique permettrait à l’Etat de se déterminer sur ses priorités en matière d’aide à la jeunesse en difficulté et sur les moyens qu’il compte y consacrer à cause - ou en dépit - de la situation budgétaire du canton.

     

  • Un p’tit jour de politique : 11 mai 2007

    L’affiche scandaleuse de l’UDC est toujours là
    Je voulais interdire l’affiche de l’UDC insultante par rapport à la communauté homosexuelle.
    Le Grand Conseil genevois a préféré simplement la condamner, pour se donner bonne conscience, la droite négociant des accords électoraux avec l’UDC.
    Les dirigeants de l’UDC avaient promis qu’ils caviarderaient le mot « inféconds » de leurs affiches. Certains pensaient que l’UDC allait tenir sa promesse (pour une fois).
    L’aile non-fasciste de l’UDC était révoltée – à juste titre - contre les durs du parti.
    Aujourd’hui, les affiches sont toujours là, avec le même contenu immonde.
    L’interdiction était la seule action conséquente.
    Défendre les libertés, c’est aussi fixer les limites et interdire l’inacceptable !
    Tony Blair va quitter le pouvoir
    Cherchez l’intrus … Les grandes figures du socialisme :
    Rosa Luxemburg
    Salvador Allende
    Charles Fourier
    Friedrich Engels
    Léon Blum
    Tony Blair
    Jean Jaures
    Willy Brandt
    Che Guevara

    Olof Palme


    Copinage
    Allez voir le site de mon pote “d’A Gauche Toute” : Marko Bandler.
    Il est un défenseur acharné des idées de gauche et a, en plus, beaucoup d’humour, ce qui n’est pas toujours le cas en politique.
    http://bandler.blogspirit.com
  • Maturité en 12 ou 13 ans ?

    Lu sur le site de l’Extension :
    Le lundi 7 mai s’est tenu le débat habituel «Top Chrono» du mensuel L’Extension dans les locaux du Cercle des Dirigeants. Les deux contradicteurs invités étaient amenés à s’entretenir sur le thème «La Matu à 18 ans, les genevois en sont-ils capables?».

    Pierre Weiss et Christian Brunier
    De chaque côté d’Eric Benjamin, modérateur du débat, se trouvaient Christian Brunier (direction SIG, député socialiste) et Pierre Weiss (direction FER, député libéral). Le débat impliquait entre autres de traiter de la question de la durée de la scolarité-formation genevoise : faut-il la faire passer de 13 ans à 12 ans? Pour éclaircir les positions de chacun, il convient de préciser que Pierre Weiss est pour une réduction de 13 à 12 ans à Genève, alors que Christian Brunier est à l’heure actuelle, plutôt contre.

    Pierre Weiss
    A la sortie des élections présidentielles françaises, Pierre Weiss commence par un slogan contextualisé «Liberté, Qualité, Mobilité», slogan qui traduirait son ambition politique pour la formation à Genève. «Liberté pour ce qui concerne le choix de formation et le choix d’école, Qualité pour la formation y compris par le bilinguisme, Mobilité de la part des étudiants et des enseignants». Le député libéral plante le décor en signalant que la tendance intercantonale est à l’harmonisation croissante. Et le domaine scolaire n’échappe pas à la règle. Il s’agirait de tendre vers une durée totale de formation harmonisée à 12 années…C’est là le sens du projet de loi déposé par son parti. Le canton d’Argovie s y prépare, Fribourg hésite, Zurich est le dernier en date à l’avoir choisi…Même le Liechtenstein, «Dom-Tom de la Suisse» selon les propos de Pierre Weiss, est passé à un régime s’étalant sur 12 années. Pour le député libéral, la question qui se pose est alors «Que va faire le Canton de Genève dans ce domaine fortement concurrentiel?». Seuls les Cantons d’Argovie, de Fribourg, du Valais, du Tessin et celui de Genève connaissent encore la scolarité sur 13 ans…Ceci peut poser un problème quand l’on sait que la durée scolaire augmente tant au début (avec la généralisation de l’école enfantine dès 4 ans) et à la fin (avec la réforme de Bologne et l’apparition du Master en 5 ans après la Matu). On obtient une hausse de la durée scolaire d’1 an et demi en moyenne…Les jeunes suisses ne sont pas seulement en concurrence avec les jeunes des autres cantons mais aussi avec les pays étrangers. Finalement, le député Weiss propose pour Genève «de réduire d’1 an la durée totale de la formation…».

    Christian Brunier
    Christian Brunier prend soin de préciser qu’il n’y a entre eux sur ce point là que peu de divergence même si le député socialiste n’est pas aujourd’hui favorable à ce projet de loi. Il lui reconnaît cependant 2 mérites : «premièrement, il aborde le sujet délicat et complexe de la longueur des études…Mais, petit bémol, il ne focalise que sur la Matu…Or, le problème de la longueur est un problème général…Deuxièmement, Genève n’est pas obligé d’harmoniser…Les Grisons ont d’ailleurs décidé de revenir à 13 ans dès 2008…Je me pose une question : qu’est- ce que cela va apporter aux élèves et a Genève?». Le député estime que ce n’est qu’une réforme de plus dans un domaine ou il y a déjà beaucoup trop de réformes. «N’est-ce pas la réforme de trop?» s’exclama-t-il. Christian Brunier pense en fait que cette question risquerait de complexifier davantage le débat et préférerait la traiter à un moment plus opportun…Il s’écrie «pourquoi changer de système, alors qu’on a une politique de réussite? ». Les statistiques qu’il énonce vont bien dans son sens : «ce que vous ne dites pas dans votre projet de loi, c’est que les deux cantons qui ont le meilleur taux de réussite à la Matu, ce ne sont autres que ceux de Genève (29,8% des élèves ont une Matu au bout de leur cursus) et du Tessin (28,4%), ceux-là mêmes qui ont leur cursus en 13 ans. Alors, le seul avantage de cette réduction d’une année ne serait plus que la diminution drastique des moyens. Mais c’est une diminution qui n’augmentera pas l’accès et le succès des gens à la Matu!»...Le débat est lancé.

    Pierre Weiss
    Pierre Weiss, le libéral ne tangue pas. «Le fait qu’il y ait de nombreuses réformes en cours ne doit pas empêcher d’agir au mieux dans tous les domaines. Les personnes qui se sentent perdus dans ce dédale n’ont qu’à augmenter leur productivité, «le parti libéral leur donnera des leçons»…(rires dans la salle). «Le fait d’avoir un haut pourcentage de Matu n’explique rien et n’est pas en soit une réponse…Ce taux ne renseigne aucunement sur la qualité des Matus». Je vois 3 avantages à ce projet de loi qui amènerait la durée à 12 ans: un avantage pédagogique, (on permet aux enseignants du collège d’aller soutenir les activités du cycle) ; un avantage économique (le collège coûte à peu près 100 millions au niveau des investissements à consacrer pour les enseignants…On peut imaginer une économie de 10 millions au moins) ; un avantage social (la durée décourage les enfants issus de famille modeste à s’y engager, car elle les éloigne de leur entrée dans la vie active…) Pour le député Weiss, le projet augmenterait en fait l’égalité des chances.

    Christian Brunier
    Le député Brunier estime, d’après les résultats donnés par la première année à l’Université de Genève, que ceux qui ont une Matu genevoise réussissent mieux… «La matu genevoise tient bien la route!» s’empresse-t-il de déclarer à l’assemblée. «Lorsque vous nous dites que nous ne sommes pas à une réforme près, je dirai que vous avez dit le contraire pour le primaire». «En effet, le cycle d’orientation doit être revu…Nous sommes d’accord sur ce point et sur ce besoin de réforme…Mais il semble que l’on diffère sur les moyens. Le socialiste convient cependant que le projet de loi n’est pas dénué de toutes bonnes idées et il relève la pertinence «du transfert des enseignants…Le cycle d’orientation et le primaire sont les parents pauvres du DIP. Je suis pour renforcer ces niveaux d’enseignements puisque c’est là que l’échec scolaire se fabrique». Enfin, Christian Brunier rappelle que «toutes réformes qui ne visent que la réduction des coûts n’a jamais réussi» et précise qu’à l’heure actuelle «il faut se battre pour que les entreprises embauchent des jeunes».

    Conclusion des débats

    Pierre Weiss conclue en affirmant que le projet de loi, consistant en la réduction de la durée scolaire de 13 à 12 ans, augmentera les effectifs de jeunes dans la formation générale car la filière sera plus attrayante car moins longue. «Je conclus une chose : sur ce projet de loi, il y a certainement la possibilité de trouver une solution permettant de rapprocher nos points de vues». Christian Brunier estime que le compromis est possible tout en suggérant l’idée de s’inspirer du modèle scandinave, modèle qui a la réputation d’être particulièrement flexible «je suis pour un système flexible qui permet de passer une Matu sur 12 ans mais peut-être aussi sur 14»… «Liberté, qualité, flexibilité!» scanda Pierre Weiss.

     

    http://www.lextension.com/index.php?page=actu&actionActu=det&id_actu=3522&photoG_actu=imgGal3532.jpg#laGphoto


     
  • Nourriture culturelle

    Symphonie en rire majeur
    J’ai oublié de vous dire qu’à Paris nous avions été rire à « Comic Symphonic », au théâtre Comedia, le nouveau spectacle de Marc Jolivet. Epatant !
    De sa rencontre avec Philippe Fournier, chef d’orchestre lyonnais, Marc Jolivet a eu l’idée loufoque d’inclure un orchestre symphonique dans un spectacle humoristique.
    Il chante, joue de la musique, dirige l’orchestre et … délire avec intelligence et sensibilité.
    L’Orchestre Symphonique Lyonnais interprète brillamment des grands airs classiques, des thèmes de films et de la variété, mais assure aussi le spectacle, en participant activement à cette comédie loufoque.
    Mélange de Chaplin, d’art clownesque et d’humour à la française (tendance fine et non beauf), Marc Jolivet accomplit un grand numéro comique.
    Il manquait juste quelques piques plus politiques, comme Jolivet a l’habitude de produire, pour que le spectacle soit parfait.

    A ne louper sous aucun prétexte ou/et à retrouver en DVD.

    Beaubourg … toujours

    A Paris, il ne faut pas oublier, non plus, d’aller à Beaubourg, l’un de plus beaux musées d’art contemporain de monde. Nous y retournons régulièrement, adorant l’art moderne.
    A vos agendas …
    Etant partenaire de la Fête de l’Espoir depuis plusieurs années, je vous invite à participer massivement à ce beau rendez-vous du cœur et de l’amitié : le samedi 26 mai 2007 au Stade du Bout-du-Monde à Genève.

    Au programme, cette année, notamment : MC Solaar, Hubert-Félix Thiefaine. Pow Wow, Frédéric François (type sympa, même si je déteste sa musique), Axel Bauer (un sacré fêtard), Daran, Aldebert, Hakim & Mouss (ex-Zebda), Manu Lanvin (le fils de Gérard), Pablo Villafranca, Demilliac (un Genevois talentueux), … et bien d’autres.

     

    Zizi Jeanmaire et Roland Petit au Musée Rath
    N’oubliez pas d’aller admirer l’expo sur Zizi Jeanmaire et Roland Petit au Musée Rath de Genève. Elle est passionnante !
    En regardant l’affiche, je me dis qu’il n’est pas étonnant que Zizi n’ait pas pris le nom de famille de son mari.