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  • Interdisons l’affiche discriminante de l’UDC pour les votations du 20 mai prochain

    Le 5 juin 2005, le peuple suisse a accepté la loi fédérale sur le partenariat enregistré.

     

     

     

    Depuis, le 1er janvier dernier, cette loi est entrée en vigueur.

     

     

     

    Pour tenir compte de cette nouvelle loi, le Grand Conseil genevois a logiquement modifié la loi sur les droits de succession (D 3 25) et la loi sur les droits d'enregistrement (D 3 30) (exonération des personnes liées par un partenariat enregistré) le 1er décembre 2006 (9591) puisque la loi fédérale ne fait plus de différences entre les couples mariés et les couples "partenariés"du point de vue fiscal.

     

     

    Cette évolution législative devra être approuvée par les Genevoises et les Genevois le 20 mai prochain, puisqu'elle touche au domaine de la fiscalité. 

     

     

     

    Depuis le 1er mai, les affiches des partis relatives à cette votation sont placardées dans le canton.

     

     

     

    Celle de l’UDC genevoise est clairement discriminatoire et calomnieuse.

     

     

     

    Dans ce contexte de haine et d’homophobie, il me semble urgent d’interdire cette affiche.

     

     

     

    Considérant que :

     

    • la loi fédérale sur le partenariat enregistré a été voté par le peuple suisse en 2005 ;

       

    • dans ce contexte, l’adaptation de la législation fiscale cantonale s’impose ;

       

    • toute discrimination est inacceptable et ne doit en aucun cas figurer sur une affiche ;

       

    • l’affichage politique ne doit pas échapper à cette règle élémentaire de respect et d’éthique ;

       

    • l’affiche de l’UDC, concernant le vote du 20 mai 2007 sur l’adaptation des lois fiscales cantonales dans l’esprit de la loi fédérale sur le partenariat enregistré, est clairement discriminatoire ;

       

    • le Conseil d’Etat est garant de l’expression démocratique et du respect entre les citoyen-ne-s ;

       

    je rédige, en urgence, une motion invitant le Conseil d'Etat genevois à interdire immédiatement l’affiche de l’UDC genevoise. J’appelle l’ensemble des député-e-s démocrates à cosigner cette motion.

     

     

     

    L’affiche odieuse et scandaleuse :

     

  • Un p'tit jour de politique : 2 mai 2007

    Manu, chef du monde
    A peine réélu - brillamment - au Conseil administratif de la Ville de Genève, Manuel Tornare lance sur Léman bleu Télévision qu’il pourrait succéder à Laurent Moutinot, au Conseil d’Etat genevois, dans deux ans. Et Manu, tu manques d’ambition ! Et si Micheline Calmy-Rey quittait d’ici là le Conseil fédéral …
    Plus sérieusement, j’adore Manuel Tornare, mais pour succéder à Laurent, c’est maintenant le tour d’une femme. Il est essentiel que les deux sièges occupés au gouvernement genevois soient occupés, de manière paritaire, par une femme et un homme. Si le PS, parti emblématique de l’égalité des sexes, barrait une seconde fois la route à une femme, je claquerais immédiatement la porte, après avoir pourtant présidé cette organisation, et j’irai voir ailleurs si l’herbe est plus verte …
    Accord avec l’UDC
    Le député radical genevois Pierre Kunz propose aux libéraux et aux radicaux de s’allier désormais avec l’UDC. Les fondateurs du radicalisme doivent se retourner dans leur tombe, eux qui étaient progressistes.
    Maudet, orange de colère
    Portant une cravate orange (pas amour des couleurs), je croise le radical Pierre Maudet. Il m’amorce sur ma cravate, me disant qu’il ne supporte plus cette couleur (celle du PDC). Décidemment, l’Entente porte mal son nom !
    Droit de vote à 16 ans
    Glaris envisage de donner le droit de vote aux jeunes dès 16 ans. Je trouve que l’idée est bonne, valorisant les jeunes et impulsant une petite dose d’innovation dans notre démocratie vieillissante et essoufflée. A Genève, j’avais déposé un projet de loi instaurant cette idée. Le parlement avait balayé l’idée sans vouloir véritablement en débattre. Quand on attend les opposant-e-s à ce principe parler des jeunes avec mépris, on comprend mieux !
    Pas de sanction contre Alain Devegney
    Le gendarme corporatiste Alain Devegney avait sous-entendu que la cheffe de la police avait eu des relations intimes, avant sa nomination, avec son supérieur de l’époque. Contre de simples excuses, l’enquête contre lui est stoppée et les sanctions éventuelles partent en fumée. Une fois de plus, l’impunité est au rendez-vous ! Ce n’est pas comme ceci que le Conseil d’Etat et la cheffe de la police Monica Bonfanti vont reprendre le contrôle de la police.
    Jeudi et vendredi sur Léman bleu
    Retrouvez sur Léman bleu Télévision, le Grand Conseil genevois :
    Jeudi 5 mai à 17 h. et 20 h. 30

    Vendredi 6 mai à 15 h., 17h., puis 20 h. 30

    11’634 visites
    J’ai commencé à bloguer le 15 février 2007.
    Entre cette date et fin avril, mes 2 blogs (http://christianbrunier.bleublog.ch, puis http://christianbrunier.blog.tdg.ch) ont reçu 11’634 visites. Je vous remercie de votre intérêt et n’oubliez pas de commenter, de critiquer, de déchiqueter ou de soutenir mes écrits.

     

     Les député-e-s footballeur-euse-s

    Dimanche 6 mai, dès 16 h., à la Fontenette à Carouge, les député-e-s genevois-es joueront au ffot contre des équipes de plusieurs Conseils municipaux des communes genevoises au Tournoi des élu-e-s. Nous serons un beau mélange de député-e-s de droite et de gauche jouant dans la même équipe. L’an passé, nous avions gagné ce tournoi. La pression est sur nos épaules …

    En plein entraînement ...

  • Vive la Fête du Travail

    Y’a pas de Mai !
    Le 1er Mai est, pour moi, toujours un jour de fête. Je relis le discours, très militant, que j’avais prononcé lors du 1er Mai 1996.
    11 ans plus tard, il reste malheureusement d’actualité …
    Discours du 1er Mai 1996
    Chères amies, chers amis,
    Aujourd'hui, la Fête, la belle Fête du travail, a un goût amer. En effet, comment ignorer la propagation du chômage, le développement de la pauvreté ou la montée du désespoir social? La Suisse, 2ème pays le plus riche du monde, a pourtant le pouvoir de contrer ces fléaux. Ne rien entreprendre est un fatalisme inacceptable, une non-assistance aux personnes en danger social.
    De plus en plus, la droite se range aux côtés de l’aile dure du patronat. Le débat concernant la loi sur le travail l’a prouvé une nouvelle fois. Démolissant tout compromis, la majorité bourgeoise a choisi la voie dangereuse de la déréglementation en promouvant le développement du travail de nuit et du dimanche sans véritable compensation.
    En fait, la droite offre à ses amis patrons une arme contre les droits élémentaires des travailleuses et des travailleurs de ce pays. Dans un tel conflit, les blessures sociales risquent d’être très graves. Ainsi, cette loi odieuse permet par exemple au patronat :
              . d’exiger, sans autorisation, jusqu’à 500 heures supplémentaires par an et par employé-e;
              . de faire travailler le personnel la nuit sans aucun droit de compensation;
              . d’obliger le personnel de la vente à travailler six dimanches par an sans compensation.

    De plus, le travail de nuit débutera à 23 heures au lieu de 20 heures.

     

    Au nom de la mondialisation, du profit, de la performance et de la compétition tout est permis pour les détenteurs de l’économie. Le spectre du nouvel ordre mondial ne respecte que l’argent. L’être humain est réduit à une ressource, à un simple moyen de production que l’on jette sans vergogne pour délocaliser ou réorganiser.

     

    Dans trop d’entreprises, les conventions collectives sont cassées, les salaires bloqués ou diminués, les licenciements multipliés et le rythme du travail accéléré. Le stress, l’insécurité et la déprime forment désormais le quotidien de trop de travailleuses et travailleurs. Jusqu’à quand allons-nous accepter l’inacceptable ?

     

    Le monde du travail doit cesser de courber l’échine. Il doit prendre conscience de sa force. Les travailleuses et les travailleurs doivent se regrouper au sein des syndicats pour être plus puissants. Comprenons que sans nous, sans notre accord, le patronat ne peut rien entreprendre. Le personnel est la plus grande richesse qu’une entreprise peut avoir. Il est temps de durcir le ton et d’affirmer nos droits.

     

    La crise économique ne doit pas permettre n’importe quoi. Si le dialogue entre les partenaires sociaux - que nous avons toujours privilégié - n’est plus possible, nous utiliserons d’autres moyens pour faire entendre notre voix. Si l’arrogance patronale refuse de tenir compte de nos préoccupations, c’est bien dans la rue que nous porterons nos revendications.

     

    Evidemment, tous les patrons ne sont pas à mettre dans le même sac. Mes critiques visent ceux qui profitent de la conjoncture pour exploiter leur personnel, ceux qui ont cessé d’entreprendre pour abuser des mécanismes spéculatifs, ceux qui ont élevé la Bourse à l’état de temple. Cette logique financière est destructrice et violente. Elle appauvrit ici la population, affame le Tiers-monde et ruine l’environnement de la planète.

     

    Nous, nous voulons un développement économique maîtrisé au profit des êtres humains et des entreprises véritablement citoyennes. Nous voulons un pouvoir politique capable d’être un contre-pouvoir à cette folie spéculative.

     

    En Suisse, comme dans le monde, le nombre de fortunés augmente aussi vite que le désespoir social. Ceci n’est pas un hasard. La répartition des richesses est totalement inégalitaire. A Genève, 5 % des contribuables détiennent les 84 % de la fortune imposable.

     

    Or, cette société à deux vitesses n’est pas une fatalité. Refusons l’univers impitoyable des actionnaires et des spéculateurs, construisons l’avenir - notre avenir - sur des valeurs d'éthique, de justice et de partage.

     

    Pour lutter contre le chômage, la droite reste les bras ballants attendant désespérément le redémarrage de la croissance. Dans notre canton, depuis le début des années 90, plus de 30000 emplois ont disparu. Or le Conseil d’Etat monocolore ose affirmer dans les points soi-disant «positifs» de son bilan que «des entreprises de premier ordre s’installent à Genève et créent des emplois». Crier victoire dans ce domaine est d’une arrogance totalement indécente par rapport aux milliers de femmes et d’hommes qui cherchent désespérément un emploi. Certes il n’existe pas de remède miracle contre le chômage. Mais, ce n’est en tous cas pas l’inaction qui va nous permettre de sortir de la spirale du manque d’emplois.

     

    Ce n’est pas non plus la diminution des budgets de l’enseignement et de la formation qui va nous aider. Nous devons développer une politique d’innovation et d’imagination en la matière qui passera obligatoirement par un meilleur partage du travail, du temps libre et des richesses. Dans ce contexte, il y en a sept qui risquent bien de perdre leurs jobs à l’Hôtel-de-Ville.

     

    Genève a besoin d’une réelle politique en faveur de l’emploi. Les syndicats et la gauche ont émis plusieurs propositions allant dans ce sens. Cependant, la droite reste bien sourde à ces remèdes. Si seulement, les partis bourgeois et les milieux économiques mettaient autant d’énergie à combattre la crise, qu’ils en ont mis pour défendre les fortunés lors de la campagne sur les initiatives fiscales.

     

    Pour la droite, le chant des sirènes de l’ultracapitalisme retentit plus fortement que le bruit des soucis de la population. En cette période de dénigrement de l’être humain, la résistance contre l’ultralibéralisme n’est pas une réticence aux changements mais bien une résistance contre un retour en arrière. Nous ne voulons pas d’une société construite sur l’égoïsme, d’une jungle à la «De Pury ».


     

    Et ne nous laissons pas piéger par les tentatives de culpabilisation de nos adversaires. Savoir dire Non, défendre les acquis ne sont pas des combats ringards. S’opposer aux supporters de l’odieux «Livre blanc» - aux hooligans de l’argent - est au contraire une preuve de modernisme.

     

    Quand on apprend que le PDG de la société AT&T a empoché 20 millions de francs suisses l’an passé alors qu’il a parallèlement viré 40000 employés, comment ne pas dire : Stop ! Quand on sait que des sociétés distribuent des dividendes records alors qu’elles renvoient leurs employés par charrettes entières, comment ne pas dire : Trop c’est trop !

     

    Oui, nous en avons marre du culte de la rentabilité, de la loi de la compression du personnel. La résistance contre ces  drogués de la productivité est d’autant plus urgente que le risque de transformation de cette dictature économique en dictature politique n’est pas improbable. En effet, pour protéger leurs richesses indécentes, leur opulence face à ceux qui n’ont plus grand chose, les privilégiés sont tentés de recourir à l’Etat policier. Aux Etats-Unis, par exemple, les plus riches construisent désormais leurs propres villages, de petites cités presque idéales, qu’ils entourent de cordons sécuritaires.

     

    Après le mur de Berlin, c’est maintenant le mur de l’argent qui s’élève entre les différentes classes sociales. Combattre le capitalisme sauvage à présent, c’est défendre la liberté de demain! Mais, au-delà de notre force d’opposition, nous devons valoriser notre puissance de proposition afin de construire les bases d’une nouvelle société.

     

    La gauche, les syndicats, les associations, le mouvement social sont des réservoirs fantastiques d’idées novatrices. Imaginer le futur pour qu’il soit meilleur - pour qu’il soit ouvert à tous - est l’un des objectifs des forces de progrès. Changer la vie n’est pas un rêve révolu, une utopie irréaliste. C’est l’essence de notre combat. La sauvagerie du libéralisme économique doit être une parenthèse qui doit se refermer au plus vite. Cadences infernales, dégraissage, restructuration, chômage, exclusion : voici ce que nous offre le libéralisme économique. Ca suffit ! Cette façon de vivre n’est pas celle que nous désirons.

     

    Comme alternative, notre volonté est de mettre en place un projet solidaire qui place enfin l’être humain au centre de toute préoccupation. Nous repoussons la pensée unique du libéralisme économique. Nous ne nous laisserons pas enfermer dans un sectarisme idéologique, dans l’uniformisation des consciences bien rabotées dans le moule du capitalisme sauvage. Nous disons un Non ferme à ce prêt-à-penser institué par les nantis. Le progrès passe par la multiplication des idées, par la richesse de la différence et par les couleurs de la diversité.

     

    Le lancement d’un référendum contre la nouvelle loi sur le travail va parfaitement dans ce sens. Uni, décidé à défendre ses droits et à construire une économie différente, le monde du travail est maintenant en mouvement pour s’élever contre toutes ces injustices.

     

    Non à l’ultralibéralisme, Non au Nouvel Ordre mondial, Oui à la solidarité, Oui à une société plus humaine tels sont les messages que nous devons transmettre en ce jour de 1er Mai !

     

    Photo prise par Jean-Charles Rielle (Congrès 2007 du PSG)