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  • Le quai fatal frappe encore: un motard se tue à la Tour-Carrée

    COLOGNY | Le jeune homme de 29ans a péri dans un choc frontal, après avoir heurté un premier véhicule.

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    © PATRICK GILLIÉRON LOPRENO

    Après le choc. La voiture qui a subi la collision frontale est remorquée, tandis que les traces de l’embardée mortelle sont effacées. La police appelle les témoins de l’accident à se manifester.

     

    Par MARC MOULIN dans la Tribune de Genève

    Un motard de 29ans a perdu la vie samedi vers midi et demi sur le quai de Cologny, à la hauteur de la Tour–Carrée. Le malheureux, qui circulait en direction de Vésenaz sur sa Honda Hornet 600 immatriculée en Valais, s’est déporté pour dépasser une voiture. Dans la manœuvre, il a touché à l’arrière gauche cette Renault Clio enregistrée en France, occupée par quatre touristes anglais. Suite à cette collision, il a perdu la maîtrise de son engin et est entré en choc frontal avec une Renault Mégane venant de Vésenaz. Deux personnes étaient à bord de ce dernier véhicule, immatriculé dans l’Ain. Aucun des occupants des automobiles n’a été blessé.

     

    Hélico dépêché en vain

     

    Le jeune motard n’a pas eu cette chance. Les premiers messages reçus par la police le donnaient comme encore en vie. Mais à 12h45, le constat de décès était dressé, alors qu’un hélicoptère avait été dépêché en vain sur les lieux. «On n’a entendu aucun bruit, mais des gens nous ont alertés et on a accouru, raconte, visiblement affecté, David Benguelil, employé du Yacht-Club de Genève, à la Tour- Carrée. Je lui ai pris le pouls, mais on ne sentait plus rien. Un médecin de passage a retiré la sangle de son casque. On a vite compris que c’était trop tard.»

     

    Selon nos informations, l’infortuné motard était issu d’une famille de Collonge-Bellerive, où il se rendait d’ailleurs, à l’occasion de l’anniversaire de son filleul. Sa moto portait des plaques valaisannes car il travaillait dans ce canton, à Sierre.

     

    Les responsabilités doivent encore être éclaircies dans cet accident, même si les voitures circulaient a priori normalement, selon la police, qui lance un appel à témoins. Ceux-ci sont invités à joindre la Brigade de sécurité routière (0223079111).

     

    Nous n’avons pas plus d’indication sur un éventuel excès de vitesse. «Mais malheureusement, il n’y a pas besoin d’aller vite, relève Jean-Philippe Brandt du service de presse de la police genevoise. Une collision frontale entre deux engins roulant à 60kilomètres/heure équivaut à foncer dans un mur à 120km/h. C’est fatal.»

     

    Avec ce drame, Genève enregistre sa huitième victime mortelle de la route de 2009, en autant d’accidents (lire ci-contre). L’an dernier, à la même époque, on ne dénombrait que quatre victimes.

     

    Un axe périlleux

     

    «Les feux du quai ont été munis de radars, la piste cyclable a été protégée. On doit maintenant compter sur la responsabilité des gens.» C’est ainsi que la police genevoise, par la voix de son porte-parole Jean-Philippe Brandt, réagit lorsqu’on l’interroge sur la dangerosité du quai de Cologny. L’artère s’est créé une légende maudite, notamment à la suite de sanglants rodéos routiers.

     

    Fin 2007, l’ancien député socialiste Christian Brunier interpellait le gouvernement au sujet de cette «hécatombe horrible». Dans sa réponse, l’Exécutif recensait onze morts sur ce tronçon, entre 2001 et 2007. Les causes sont diverses: vitesse, alcool, distance insuffisante… Le nombre est dû à la fréquentation de l’axe, sa longueur et ses quatre voies. La limitation permanente à 60km/h et les contrôles radars étaient les principales pistes d’amélioration évoquées. Les transformations possibles de la route devaient être coordonnées avec le projet de traversée de Vésenaz, normalement soumis au vote en novembre.

  • La vie est belle

    La Cour des Lys

    Avons déjeuné à « La Cour des Lys » à Meximieux, un des bons bistrots de la région de la Dombes, à quelques pas du village pittoresque de Pérouges. Le chef de cuisine Frédéric Navez mélange cuisine traditionnelle française, tout en y apportant des graines d’innovation. Nous mangeons un Nougat de Foie gras des Landes et de Homard bleu, Compote de pommes et de rhubarbe, Tuile organe-pistache ; un Carré d’agneau au Serpolet de Lagorce, Gingembre confit au Manicle rouge et Bavarois d’asperges et de chorizo ; et une Découverte des plaisirs sucrés, excellent plateau de dessert. Je vous laisse, mon dessert prend feu !

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    Photo : Christian Brunier

     

    Les Persanes de Montesquieu

    Bu un bon Bordeaux rouge « Les Persanes de Montesquieu », une appellation de Graves. Rouge rubis avec des reflets violacés, ce vin est complexe, mais tout en rondeur. Aromatique, avec des tanins affirmés et soyeux, il dégage des saveurs de fruits rouges, surtout de mûres, et quelques petites senteurs vanillées. Cet assemblage de Merlot et de Cabernet Sauvignon accompagne à merveille les viandes et le fromage.

     

    La Fumisterie

    Resto sis 21, rue des Noirettes à Carouge (Genève). Installé dans une ancienne usine, sa déco est un savant mélange entre la conservation du patrimoine industriel et le design d’aujourd’hui. Ce bistrot branché dégage une ambiance de convivialité. Les cocktails sont sublimes, le service sympa, le choix de vins est tout à fait correct, la musique bien adaptée, mais la bouffe est trop chère par rapport à sa réelle qualité. Un endroit à ne pas louper tout de même !

     

    Spice of India

    Quelle surprise ! Resto indien sis 29, rue de Lausanne, dans le quartier des Pâquis, à Genève. Cosy, au décor moderne, avec des murs de couleurs chaudes, la nourriture y étant servie est de très bonne qualité. Les serveurs sont très sympas. On regrette juste qu’ils parlent très peu le français dans la Cité de Voltaire et de Rousseau. Une bonne bouffe, originale, à un prix tout à fait convenable, avec un vin correct sont des garanties pour passer une belle soirée.

     

    « Cigalon »

    Ce restaurant gastronomique se trouve dans l’ancien zoo de Pierre-à-Bochet (39, route d’Ambilly à Thônex), là où j’ai passé des plombes à admirer le lion et le boa lorsque j’étais enfant. Désormais, les poissons ont remplacé les fauves et les serpents. Cuisine succulente, spécialisée dans les produits de la mer et des rivières. Le cadre n’est pas à la hauteur de la gastronomie offerte, même si la terrasse verdoyante est vachement agréable. La patronne connaît bien les vins, dont plusieurs proviennent du terroir genevois. Assurément une bonne table de Genève, faisant du bien à nos papilles.

     

    Un bel horaire 

    « Je ne marquerai que l’heure des beaux jours », voici comme je conçois un bon horaire 

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    Photo : Christian Brunier

     

     

     

  • Au pays de Bacchus …

    Le Pigeoulet des Brunier

     

    Pigeoulet est le nom du lieu-dit où sont implantés la maison familiale et les caves du Vieux Télégraphe de la famille Brunier, dans le Côte du Rhône. Ce terme a baptisé un vin que l’on dégotte en rouge et en blanc. Le rouge est un assemblage : 80 % de Grenache, 10 % de Syrah, 5 % de Cinsault et 5 % de Carigan. Ce vin, frais et fruité, est conçu sans sophistication, pour une consommation courante. Les vignobles du Pigeoulet des Brunier rouge se répartissent sur deux lieux dans le département du Vaucluse : un au Sud du village de Châteauneuf-du-Pape et l’autre sur les côtes du Ventoux.

     

    Le blanc est un doux mélange de Grenache blanc, de Clairette et de Roussane, tous trois à part égale. Le Pigeoulet blanc des Brunier est produit sur une parcelle minuscule de 0,5 hectare, située au Sud-Est de la commune de Courthézon, lieu-dit Saint Georges. Ce vin blanc est de tous les instants. Racé, il se sert avec la cuisine provençale et se marie bien avec les herbes et les épices.

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    Chambolle-Musigny

     

    Bu un excellent Chambolle-Musigny de 2002 d’Antonin Guyon, viticulteur à Aloxe-Corton en Côte-d’Or, haut lieu de la Bourgogne. Le Domaine d’Antonin Guyon fait partie des grands du vignoble local. Avec ses 50 hectares, il façonne un Chambolle-Musigny délicat, aromatisant nos papilles au parfum de fruits rouges et de violette. Ce vin soyeux et bien équilibré émane d’un pinot noir élevé dans un sol calcaire, exposé est/sud-est. Vieilli en fût de chêne, ce vin a accompagné à merveille le magret de canard au miel et gingembre que nous avons mitonné avec ma chérie.

     

     

    Santé !

     

    Les anthocyanes, pigments naturels responsables de la couleur rouge du vin. Ils sont présents dans plusieurs végétaux comme le raisin noir, la myrtille, la mûre, la prune, l’aubergine, le bleuet, la mauve, etc. Anti-oxydante, cette substance est favorable à la lutte contre le vieillissement cellulaire et favorise le bon fonctionnement cardiaque. Santé !

     

     

     

  • 7 juillet 2009, une drôle de journée …

    Si vous prenez ma place, prenez mon handicap

    Rien ne me révolte plus que de voir un abruti soi-disant normal piquer une place de parking réservée aux personnes souffrant d’un handicap. Et si on équipait tous les panneaux de la façon suivante… Humour et pédagogie sont un beau mariage pour faire évoluer les mentalités.

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    La modestie est un vilain défaut ???

    Dans la Tribune de Genève des 4 et 5 juillet 2009, la Conseillère municipale de la Ville de Genève Salika Wenger parle des prochaines élections cantonales : « Il serait incompréhensible pour la population que Salika Wenger ne soit pas sur la liste de la gauche radicale cet automne. » Quelle modestie cette Salika. C’est vrai qu’après la crise économique, la mort de Michaël Jackson, le peuple ne se remettrait pas de l’absence de Salika sur la liste d’A Gauche Toute ! On t’adore Salika.

     

    Sortie du tunnel

    Le référendum contre la traversée couverte de Vésenaz a abouti. Un bon point contre ce projet très onéreux, contraire au développement durable et aspirateur à bagnoles. Le PS a eu vachement tort de ne pas soutenir ce référendum. A force, le PS risque fort de ne pas voir la fin du tunnel …

     

    Disparitions d’étudiants

    En Iran, plusieurs étudiants contestataires ont odieusement disparus.

    En France, l’équipe à Sarko fait disparaître 16'000 emplois dans l’éducation.

    C’est moins grave, mais tellement complémentaires.

     

    Collabos !

    Frédéric Mitterrand devient le Ministre de la Culture de Sarkozy. La longue tradition de collabos des Mitterrand se poursuit … Heureusement que Danielle sauve l’honneur !

    Noir c’est noir ! Il n’y a plus d’espoir

    Frédéric Mitterrand, nouveau Ministre de la Culture de la France, a loué, suite à son décès, « la fidélité à la race noire » de Michaël Jackson. C’est un peu comme si on louait la fidélité au socialisme d’Eric Besson.

     

    Le Respect, ça change la vie !

    Qui a dit que les opposant-e-s à la fumée passive n’avaient pas d’humour …

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  • Tellement proches

    Un film rafraîchissant alors que l’été s’installe. Sous la baguette d’Eric Toledano et Olivier Nakache, Isabelle Carré, Audrey Dana, Joséphine de Meaux, Vincent Elbat, Omar Sy et François-Xavier Demaison sont désopilants.

     

    Basée sur l’ambiguïté de gérer les affinités de famille tout en vivant les galères des bouffes de familles, l’omniprésence ou les sauts de caractères de certains de ses membres, cette comédie fait revivre à chaque spectateur-trice une situation ubuesque ou dramatique de son propre vécu. Qui n’a pas croisé un membre de sa famille qui élève son gosse comme un animal savant ou n’a pas participé contre son gré à une soirée clichés de vacances ? Certes la caricature est forte. Pourtant, la réalité n’est pas très éloignée.

     

    La belle-sœur, dans le film, BCBG caractérielle et catho rétrograde, inscrit même sa fille dans une école juive afin de rendre son parcours scolaire encore plus exigeant. Les situations hilarantes se multiplient dans cette famille de déglingués. Joséphine de Meaux intertrète avec talent la sœur hystérique. Omar – d’Omar et Fred – joue pleinement le rôle du médecin noir que l’on prend trop souvent pour l’aide-soignant ou le nettoyeur de l’hosto. Vincent Elbaz, la victime de cette aventure, est excellent.

     

    Ce film fait en outre l’apologie de la différence, valorisant avant le générique de fin la réussite du petit gamin – ayant grandi - touchant, hyper vivant et atypique que l’on a jugé durant toute son enfance comme un sale gosse insupportable. Les rires aux éclats résonnent dans la salle de cinéma. Un super moment de franche rigolade …

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