Gourmandise - Page 2

  • Les bons petits coins de Paris

    Les Diables au Thym

    Eric Lassauce, un nom prédestiné, est un joyeux bavard provenant de Franche-Comté, ayant fréquenté de prestigieuses cuisines avant d’ouvrir son petit resto à Paris. Exigu et chaleureux, ce bistrot se trouve au 35, rue Bergère dans le 9ème arrondissement. Sa carte est courte et imaginative, invitant à quelques escapades gustatives intéressantes. La carte des vins suit le mouvement. On y vient ! On y revient !

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    Lhassa au cœur de Paris

    Les Tibétains vénèrent la nourriture spirituelle. En ce qui concerne la nourriture des papilles, ils se débrouillent bien aussi. Pour déguster de la gastronomie tibétaine à Paris, nous nous enfonçons dans un mini-bistrot du 5ème arrondissement, sis 13, rue Montagne-Sainte-Geneviève : Le Lhassa. Chaleureux comme ses murs orangers, l’accueil est sympathique et discret. Je commence mon voyage culinaire par une soupe aux lentilles et enchaîne avec un curry de Lhassa. Un fromage blanc aux marrons et aux noisettes conclut ce repas original et de bonne qualité. Mélanger plaisir du gosier et militantisme contre l’autocratie chinoise, j’adore !

     

     

     

  • BFM, la Brasserie des Franches-Montagnes

    Ai visité avec plaisir la BFM jurassienne … la Brasserie des Franches-Montagnes.

     

    Depuis ses plus jeunes années, Jérôme Rebetez rêvait de devenir brasseur. Etudiant en œnologie, il participa au concours télévisé « Le rêve de vos 20 ans »  et gagna. Avec le pécule remporté, il ouvrit la Brasserie des Franches-Montagnes en 1997. A 23 ans, il devint l’un des leaders de la bière artisanale en Suisse.

     

    Le « New York Times » élève aujourd’hui l’une de ses bières « L’Abbaye de Saint Bon-Chien » au stade de « l’une des meilleures bières du monde ». Celle-ci est vieillie, durant près d’un an, dans des fûts de chêne ayant contenu préalablement du pinard ou des eaux-de-vies. Cette bière, créée en l’honneur de l’ancienne chatte de la brasserie, prend le goût vineux des tonneaux et des reflets rouges-ambrés.

     

    La visite se poursuit … « La Brouette » est une bière ambrée, bio et fruitée, aux extraits de thé vert. Le tea time jurassien ! « La Salamandre » est la bière blanche du coin, brassée avec du blé du Jura. « La Meule » est une blonde à la sauge, avec des touches de houblons et de gingembre. « La Cuivrée » à fermentation haute est parfumée aux houblons avec une harmonie d’agrumes. « La Torpille » est une brune maltée. « La Cuvée Alex le Rouge » est dédiée au Révolutionnaire Alex le Rouge, membre fondateur de la SMABE, Société Mondiale des Amateurs de Bières Extrêmes, les bibines au-dessus de 10 degrés. « La Mandragore » est une bière noire d’hiver, brassée avec de l’épeautre et mélangée avec des malts. « La Dragonne » est une bière épicée, à boire chaude après une journée neigeuse dans les Franches-Montagnes.

     

    La dégustation est assurément longue, chaleureuse et conviviale. Un beau reflet du Jura !

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    Photo : Christian Brunier, 2010

     

  • L’eau à la bouche à Grignan

     

    Grignan, est généralement notre première étape lorsque nous descendons en Provence, dans le Languedoc ou sur la Côte d’Azur.

     

    Monique, la tenancière, nous accueille à « L’eau à la bouche », une enseigne éloquente. Son troquet se situe à la Rue Saint-Louis, une petite ruelle typique de cette sublime Provence. Dans une petite cour de pierres, gardant un brin de fraîcheur dans ce climat caniculaire, nous dégustons une panoplie de très bonnes choses.

     

    En entrée, Ariane sélectionne un foie gras marié à un pain d’épices artisanal de la région et d’une boule de glace à la figue. Moi, j’attaque sauvagement un velouté de ravioles aux truffes, la région étant réputée pour ce produit divin (au sens laïc du terme). Passons au met de résistance. Nos choix se rejoignent, comme souvent, et se portent sur le magret de canard au miel, glacé au Beaumes de Venise. Encore un petit creux pour le fromage ou le fromage blanc au coulis de fruits rouges. L’assiette de pâtisserie clôt ce festin. Pour arroser ce gueuleton, le rosé bien frais de Grangeneuve, un vin du vignoble de Tricastin, est parfait en période estivale.

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  • Quelques bons coins de la Côte d’Azur :

    Le « Coin à part » à Mougins

     

    A deux pas de Cannes, Mougins est un village ayant eu une grande attirance sur le mouvement surréaliste et les artistes en général. Isadora Duncan, Man Ray, Pablo Picasso, Paul Eluard, Francis Picabia, Robert Desnos, Fernand Léger, Jean Cocteau y ont notamment tous résidé. Ce lieu est un appel à la beauté et à la liberté.

     

    Dans un cadre branché, tendance bouddhiste, zen attitude, découvrez « Le Coin à part », dans une petite ruelle de Mougins. Ses mets sont soignés, ses vins sélectionnés avec curiosité. J’apprécie tout spécialement son filet de bœuf saupoudré de gros sel. Dégustez ses crus classés locaux provenant principalement du Château de l’Aumérade.

     

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    La Place du Village de Mougins. Photo : Christian Brunier

     

    La Chapelle Matisse

     

    Bien que n’étant pas très copain avec les religieux, je vous conseille de visiter la Chapelle Matisse à Vence. L’artiste a élaboré une magnifique chapelle, très lumineuse et porteuse d’espoir tant les rayons du soleil apporte de la jouvence. Matisse avait trouvé la couleur à Belle Île en Mer. Là, il l’a littéralement importée. Louis Aragon la décrivait avec clairvoyance : « C’est si gai qu’on pourrait en faire une salle de bal. ».

     

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    Photo : Christian Brunier

     

    L’Oliviera à Nice

     

    Vous serez accueilli en ami dans ce bistrot du Vieux-Nice. Nadim, le patron, a sa potion magique : l’huile d’olive. Il les connaît toutes, les sélectionne avec amour chez de petits producteurs, les partage en vous alléchant. Tous ses plats sont enrichis par ses huiles nobles provenant des « arbres d’or ». Voici l’une des recettes dont nous avons apprécié le résultat succulent :

    Sans la bouteillan, variété d'olive de Provence, ce plat vous semblera presque morne ! Ingrédients : (pour 6 portions généreuses) : 5 aubergines du pays, 100 g de fromage de chèvre frais et crémeux,  un yaourt nature grec, de l’ail, du citron et de la fleur de sel. Grillez les aubergines sur un barbecue au sarment de vigne, jusqu’à ce qu’elles ramollissent. Epluchez-les  et taillez-les finement.  Ajoutez le fromage de chèvre, le yaourt, l’ail écrasé, le citron et le sel. Mélangez le tout « intimement », comme dit Nadim. Servez avec des poivrons rouges grillés et aillés, et surtout arrosés de la bouteillan. La bouteillan, à l’arôme d’herbe fraîchement tondue, au fruité banané, complémente tellement bien les Aubergines, que leur association est devenue un un des  plats classiques de ce petit resto plein de surprises.

     

    Bar à 380 degrés au White Palm Hôtel

     

    Pour avoir une vue panoramique sur la baie de Cannes et boire un bon apéro, rendez-vous au bar du dernier étage du White Palm Hôtel.

     

     

  • Un poulet au citron, façon marocaine

    Pour 8 personnes, au marché, tu pars à la recherche de deux beaux poulets fermiers, entiers, élevés en plein air et nourris avec des produits naturels. Il te faut un oignon rouge, 8 gousses d’ail, une petite botte de persil, quelques tomates séchées, un cube de bouillon de poulet, un bon petit paquet d’olives vertes, 2 gros citrons et de l’huile d’olive comme il en pleuvait. Au niveau des épices, il ne faut pas oublier du Ras el hanout, deux cuillerées à café de gingembre, deux cuillerées à café de cannelle, deux pincés du safran, du poivre et du sel.

     

    Le jour d’avant … Je mets le citron dans un saladier, coupé en 4 ou/et en tranches, les olives vertes, quelques tomates sèches, 6 cuillérées de sel, pas mal de poivre, un peu d’ail et je  recouvre le tout d’eau de SIG et d’un bon verre d’huile d’olive bio et pressée à froid. Je mélange et laisse mariner au frais.

     

    Toujours 24 heures avant le repas, dans un autre plat, je mélange un verre d’huile d’olives, avec le gingembre, la cannelle, le Ras el hanout, le safran, le poivre et le  sel. Je découpe le poulet en 6 ou en 8 et le plonge les volailles dans la mixture. Je mélange longuement le tout afin que tous les morceaux soient bien imprégnés. Je recouvre le tout et le met au frais.

     

    Une heure avant le repas, je place le poulet mariné dans un plat à gratin avec son jus. J’ajoute de le bouillon, l’oignon rouge, les gousses d’ail, le persil haché,  une pincée de sel,  de poivre et  de Ras el hanout . J’humidifie le tout d’huile d’olives.  Je place le plat dans le four précuit et laisse mijoter à 150 degrés durant trois quart d’heure.

     

    J’additionne ensuite la mélange contenant notamment les citrons et les olives et je laisse encore mijoté au four un bon quart d’heure.

     

    C’est l’heure de servir et de passer à table. Un peu de millet peut accompagner ce plat avec de l’harissa et un bon vin rouge de l’Atlas. Bon appétit !

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    Photo : Christian Brunier