Paix

  • Les demeures des oligarques russes pour les réfugié∙e∙s …

    « L’attaque éhontée contre le peuple ukrainien est une violation du droit international et des principes fondamentaux de la décence humaine », Barack Obama.

    Quelques jours après l’invasion de l’Ukraine par le clan Poutine, des dizaines de milliers d’Ukrainien∙ne∙s fuient leur beau pays.

    L’agression poutinienne est dirigée contre l’Ukraine, mais aussi contre tous les Etats démocratiques et contre les Libertés.

    Pour pouvoir accueillir les milliers de réfugié∙e∙s de cette guerre immonde, l’Union européenne, la Grande-Bretagne et la Suisse doivent réquisitionner les demeures et logements majestueux des oligarques russes afin de loger les réfugié∙e∙s ukrainien∙ne∙s !

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  • Le bienfait du coronavirus

    « Renoncez aux hostilités. Laissez de côté la méfiance et l’animosité. Posez les armes, faites taire les canons, mettez fin aux frappes aériennes », c’est la demande exhaussée d’Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, en période de coronavirus.

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  • Une Terre, deux peuples, et la paix à tout prix

    « La paix n’a pas de frontières ! », Yitzhak Rabin. Le 4 novembre 1995, j’écoutais la radio en rentrant du Bugey lorsque la nouvelle tomba. Je fus littéralement terrassé : un fondamentaliste juif d’extrême droite avait abattu Yitzhak Rabin, Premier ministre d’Israël, partisan de la paix avec ses voisins palestiniens, au terme d’une grande manifestation pacifiste.

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  • Réinventer les banlieues et défendre les droits des Palestiniens sont des remèdes contre la folie extrémiste

    Pour répondre au terrorisme islamique, l’état d’urgence et les bombardements des bases des sanguinaires sont souvent préconisés. Ces actions peuvent s’avérer momentanément et circonstanciellement totalement justifiées. A ce régime d’exception, on évoque, en sus, le remède crucial de l’éducation ou la formation des imams. Ces pistes semblent également indispensables. Par contre, deux remèdes ne sont pas assez cités : la réinvention des banlieues et la résolution du problème palestinien.

     

    Les cités des banlieues de la plupart des grandes métropoles occidentales sont devenues des ghettos de pauvreté, de chômage, de frustration et d’ennuis. On y regroupe les plus défavorisés, dont plusieurs émanent de l’immigration de pays à forte composante musulmane. Le désespoir social et la délinquance forment le quotidien de ces populations sans espoir. Les institutions dans ces lieux sont en déliquescence, l’Etat laissant la place aux mafias et aux gangs. Le non-droit s’y installe. La violence y règne en maître. Les démocraties doivent lancer un plan Marshall pour réinventer ces quartiers où il ne fait pas bon vivre. Nous devrions d’ailleurs obliger les inventeurs de ces Cités à y vivre, pour qu’ils constatent les erreurs d’urbanisation et de gestion sociale qu’ils ont réalisées. Tout est à revoir : aménagement plus humain ; environnement équilibré ; éducation renforcée ; culture et loisirs déployés ; emplois créés ; cohésion sociale promue ; …

     

    Secundo, régler la situation palestinienne. L’humiliation vécue, depuis des générations, par le peuple palestinien est devenue un symbole de ralliement utilisé par les milieux extrémistes islamiques pour recruter nos enfants. Ce peuple a le droit à sa nation. Comme les Kurdes ou les Sahraouis, les Palestiniens doivent accéder à l’autodétermination et à la création de leur Etat. Une terre, deux peuples ! Je suis convaincu que la population israélienne peut et doit coexister aux côtés des citoyennes et citoyens palestiniens, tant leur culture et leur origine sont communes. Les grandes nations de ce monde ont les clés pour résoudre cette difficile équation et inciter, voire contraindre, ces deux magnifiques peuples au dialogue et à la paix.

     

    Lutter contre la violence aveugle passe par de telles prises de conscience, car les bombardements de Daesh et des Talibans ne suffiront pas.

     

    Christian Brunier

     

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  • Service militaire : la liberté de choix

    Lors des guerres d’antan, le nombre de soldats était souvent crucial. Mais, la nature des conflits a bien changé. Les technologies ont remplacé massivement l’humain. La plupart des armées du monde ont été adaptées en conséquence et ont diminué grandement leur effectif. La petite Helvétie compte une armée pléthorique, totalement démesurée. Elle est bien plus grande que celles de pays tels que le Canada (65'000 militaires), l’Afrique du Sud (62'000), la Bolivie (46'000), la Tunisie (35'000) ou l’Autriche (27'000). La Suisse n’a donc plus besoin d’une armée de 100'000 hommes pour se défendre.

     

    Cette évolution favorise l’abrogation du service militaire obligatoire. Cette suppression enlèverait une contrainte gigantesque à plusieurs jeunes n’ayant ni l’envie, ni la conviction de vivre une telle expérience. Une démocratie  doit offrir, à chaque citoyenne et citoyen, la liberté de conscience d’effectuer ou pas son service militaire.

     

    Ce redimensionnement de l’Armée suisse aurait l’avantage, de surcroît, de diminuer ses coûts. L’entretien d’une armée massive en hommes est très onéreux. Le fonctionnement de l’Armée suisse s’élève actuellement à 4,7 milliards par an. L’absentéisme dans les entreprises à cause du service obligatoire coûte, de plus, 4 milliards supplémentaires à l’économie.

     

    Notre armée a été conçue pour résister à une invasion terrestre. Ce scénario n’est heureusement plus d’actualité. Supprimer l’obligation de servir encouragera la redéfinition de la stratégie militaire helvétique, totalement inadaptée aux nouveaux risques pour notre sécurité. Un vote positif de cette initiative ouvrira le service civil - un engagement utile à la collectivité - à toutes et à tous sur une base volontaire. Le 22 septembre 2013, un Oui à cette abrogation du service militaire obligatoire s’impose.

     

    Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois